Re: La police de la République...
Posté : 28 novembre 2009 18:46
Consécutive à l’action de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, dès 2002, la culture du résultat est devenue une pièce maîtresse de la politique sécuritaire en France. On demande désormais aux policiers de rendre des comptes, chiffrés, sur leurs interventions. Le taux d’élucidation est donc devenu un indicateur clé de l’évaluation des fonctionnaires de police. Ratio entre affaires constatées et affaires élucidées, il contraint les policiers à adapter leurs interventions aux statistiques.
S’est alors constitué un véritable pôle de délits rentables. En tête : infractions à la législation sur les stupéfiants (+ 41,8 % entre 2003 et 2008), infractions à la législation sur les étrangers (+ 68,2 % sur la même période) et racolage passif, délit créé par Nicolas Sarkozy au mois de juin 2003. Le problème tient moins à l’injonction de résultats qu’à la mauvaise définition des objectifs, déconnectée des problèmes réels d’insécurité : le nombre d’atteintes volontaires à l’intégrité physique a ayant augmenté de 14 % en cinq ans.
Exemple type : un fumeur de cannabis, “un shiteux”, arrêté sur la voie publique et ramené au commissariat. Une affaire constatée devient une affaire élucidée. Des jeunes ayant tagué un immeuble, arrêtés à leur domicile et interrogés, cela donne un délit constaté, un délit élucidé et trois interpellations. Taux d’élucidation : 100 % pour ces délits n’impliquant ni enquête préalable, ni plaignant, ni victime. Et de quoi surtout doper les chiffres de la lutte contre la délinquance.
S’est alors constitué un véritable pôle de délits rentables. En tête : infractions à la législation sur les stupéfiants (+ 41,8 % entre 2003 et 2008), infractions à la législation sur les étrangers (+ 68,2 % sur la même période) et racolage passif, délit créé par Nicolas Sarkozy au mois de juin 2003. Le problème tient moins à l’injonction de résultats qu’à la mauvaise définition des objectifs, déconnectée des problèmes réels d’insécurité : le nombre d’atteintes volontaires à l’intégrité physique a ayant augmenté de 14 % en cinq ans.
Exemple type : un fumeur de cannabis, “un shiteux”, arrêté sur la voie publique et ramené au commissariat. Une affaire constatée devient une affaire élucidée. Des jeunes ayant tagué un immeuble, arrêtés à leur domicile et interrogés, cela donne un délit constaté, un délit élucidé et trois interpellations. Taux d’élucidation : 100 % pour ces délits n’impliquant ni enquête préalable, ni plaignant, ni victime. Et de quoi surtout doper les chiffres de la lutte contre la délinquance.