Crapulax a écrit : 28 décembre 2019 05:26
Certes, mais il faut quand même reconnaître qu'aujourd'hui le concept même de "gauche" ne signifie plus grand chose à la majorité des français.
A qui la "faute" Victor?
Pas mal de gens ont voté Macron pensant que ce dernier était lui-même de gauche....Pour se rendre compte plus tard qu'il était plutôt de droite.C'est une volonté de la part de certains politiques pour racler un maximum de voix....Tout et rien en même temps...Comment ne pas s'y perdre?
La "gauche" est une orientation politique qui prend l'eau dans toutes les démocraties.
Lors des dernières élections anglaises, Jeremy Corbyn qui représentait l'aile gauche des travaillistes anglais a obtenu le plus faible résultat électoral des travaillistes.
Faut-il rappeler le score de Hamon ou de Mélenchon aux dernières élections européennes en France ?
Jeremy Corbyn arrête la politique et Hamon prend de grandes vacances. Et cette dégringolade de la gauche est aussi visible en Allemagne où le SPD prend l'eau.
A qui la faute ?
Pas à Hollande en tout cas ! car Hollande, à lui seul ne peut pas expliquer les dégringolades de la gauche dans toute l'Europe et même aux USA.
C'est un phénomène politique global et non franco-français. Il faut l'analyser, à mon avis, comme une désynchronisation profonde entre les politiciens de gauche et leur électorat.
Les politiciens de gauche font partie des élites. Ce sont souvent des universitaires, des avocats. Ils ne distinguent pas vraiment de leurs homologues de droite. Alors que leur base électorale (si on exclut les enseignants) est constituée historiquement des classes sociales populaires.
Tant que les progrès sociaux étaient réguliers et possibles, ce gap sociologique entre les politiciens de gauche et leur électorat ne posaient pas trop de problèmes mais la mondialisation a tout changé. Progressivement les usines ont fermé, se sont délocalisées ... les classes sociales ouvrières ou petits employés ont pris cher, voire même très cher. Alors que les classes sociales supérieures, bien formées, urbaines, anglophones n'ont pas été impactées ou même ont, dans certains cas, profité de la mondialisation (la finance par exemple).
Les progrès sociaux réguliers ne sont plus finançables quand bon nombre d'investissements, de capitaux, de moyens de production quittent la France ... et les politiciens de gauche (qui je le rappelle, font autant partie des élites que les politiciens de droite) se retrouvent jugés comme faisant partie des élites responsables de cette mondialisation qui a impacté et continuent de frapper leur électorat populaire !!!
Autant l'électorat de droite n'en tient pas trop rigueur à ses politiciens, autant l'électorat de gauche se sent (à raison, il faut l'avouer) trahit, cocufié par ceux qui devaient les défendre.
Il suffit de regarder comment et par qui Trump a été élu (par les classes sociales populaires !) pour tout comprendre.
Aujourd'hui les classes sociales supérieures, éduquées votent démocrate (la gauche américaine)
Alors que les classes sociales populaires vote Trump ! C'est à dire pour la droite et pour un milliardaire !
Tout est dit. C'est comme si les pôles Nord et Sud s'étaient inversés.