Pour une fois, je comprends mieux tes propos.Hdelapampa a écrit : Je ne suis pas, loin de là , un soutien de Mélenchon.
Mais sur ce point, il a raison de tenir bon.
En effet, on ne gagne pas une bataille, et a fortiori une guerre (il y aura d'autres batailles) en visant l'objectif de l'ennemi.
C'est en effet complètement idiot, car on se perd et on perd.
Quel est l'objectif?
Le socialisme ou la bonne santé du capitalisme et la préférence nationale?
De toute façon, les électeurs préfèrent l'original à la copie.
Pour le moment (et nous en savons quelque chose, à l'extrême-gauche), il est complètement à contre-courant d'être pour l'unification du prolétariat sans distinguer la nationalité et même l'origine ethnique.
Reprendre le discours chauvin, nationaliste, xénophobe (Mélenchon le fait en partie) et raciste (Là , Mélenchon tient bon) est une erreur grave à long terme.
Le capitalisme divise les travailleurs en les opposant: il préfère exploiter ceux qui coûtent le moins cher et ses medias incitent à la concurrence, à la division.
La réponse immédiate (mais...transitoire, provisoire) de classe ne peut être que l'égalité des droits Français/Immigtés, par le HAUT, le partage du temps de travail et celui des richesses, pour affaiblir le capitalisme, en resserrant les rangs du prolétariat.
Pendant que le racisme s'exprime de plus en plus fort, et qu'on donne ainsi un os à ronger au Peuple, le Capital amasse des fortunes à Panama, aux îles Caïman, au Delaware, en Suisse, au Luxembourg.
Sans pour autant que je les approuve, bien entendu.
Car en te lisant j'ai senti une émotion, une sincérité dans tes propos.
Mais la politique, c'est aussi le monde de l'efficacité, du résultat.
On doit pouvoir, à mon sens, être capable d'arrondir les angles, d'avaler quelques couleuvres, si on veut obtenir quelques résultats en politique.
Alors évidemment, il faut garder ses convictions, une colonne vertébrale idéologique, mais ne pas tenir compte de son électorat, de ses peurs, du contexte dans lequel il évolue, c'est se condamner électoralement.
Mélenchon aurait dû, avec son expérience, ses conseillers, éviter son discours de Marseille pro-immigrés.
Il aurait dû éviter ce piège, sûrement tendu par le FN qui l'a amené sur ce terrain de l'immigration.
Sachant qu'une grande partie de son électorat voit dans l'immigré un concurrent capable d'accepter son emploi pour un salaire moindre, il aurait dû en fin politicien contourner ce piège.
Mais non, il a foncé dedans, tête baissée, ... et il a fini quatrième derrière MLP ...

