Victor a écrit :
Peux-tu prétendre que tu ne l'aurais pas condamné si tu avais été juré à son procès ?
A partir du moment où l'accusé a:
1 - un mobile
2 - pas d'alibi
3 - que la victime a écrit son nom avec son sang
4 - que les experts graphologues indiquent que l'inscription a été écrite de la main de la victime ...
Comment ne pas le condamner ?
A moins d'être le mytho de service comme toi pour prétendre le contraire.
1) Un mobile?
L'argent. Qui n'a pas besoin d'argent? De l'argent a-t-il été volé? Retrouvé entre les mains de Raddad?
Non.
2) Pas d'alibi?
Faux.
Au moment du meurtre, il en avait un: il ne pouvait pas être sur les lieux du crime le 24 juin.
Le corps a été découvert le 24 juin 1991: l'état du corps, lors de l'autopsie et notamment des yeux (opacité du cristallin) confirme que le décès a eu bien lieu le 24 et non le 23 comme le prétendent le juge et les enquêteurs, invoquant
une faute de frappe sur un rapport.
3 et 4) Rien ne prouve de façon certaine que c'est bien la victime qui a écrit. Les graphologues ne sont pas d'accord.
Et de toute façon, le jour du meurtre, Raddad a un alibi.
La découverte de l'ADN de quelqu'un de totalement étranger (jusqu'ici) à l'affaire et à l'enquête,et ne pouvant avoir manipulé les pièces à "conviction" puisqu'il s'agit d'un délinquant, remet de toute façon le procès en question.
Pas pour Victor.
Edit
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Omar_Raddad
Le défenseur d'Omar Raddad, maître Jacques Vergès, met en avant notamment les éléments suivants :
Le véritable meurtrier aurait utilisé la main de Ghislaine Marchal pour faire accuser le jardinier.
Dans le complément d'autopsie, la date du 24 juin 1991 est avancée pour le décès, or il a été établi qu'Omar Raddad était à Toulon, ce jour-là . Les experts ont ensuite publié une correction positionnant le décès au 23 juin, ce qui, selon la défense, signifierait que le juge avait fait pression sur eux. En réalité, la première datation de la mort figure dans le procès-verbal aux fins d'inhumer15, émis le 28 juin 1991, et la positionne au 23 juin. Ce n'est que plus tard, dans leur rapport du 2 novembre 199116, que les experts mentionneront la date du 24 juin. Suite à cette erreur, le juge demandera un complément d'information aux médecins pour préciser les éléments objectifs leur ayant permis de conclure à la date du 23 juin, levant toute ambiguïté.
Lors du rapport d'autopsie, aucune trace de sang n'a été découverte sous les ongles de la victime, juste de la terre, détail qui avait échappé aux avocats à l'époque.
La femme de ménage – celle qui a déclaré aux enquêteurs que Ghislaine Marchal l'a plusieurs fois soupçonnée de vols d'argent – avait un amant, un personnage connu sous le sobriquet de « Pierrot le Fou » et notamment condamné pour violences, cambriolages et pour meurtre (par la cour d'assises de Paris en 1983), qui n'a pas d'alibi pour le jour du meurtre.
Les enquêteurs n'ont fait aucune investigation dans le milieu proche de la victime (héritiers potentiels, famille proche, milieu des affaires).
Le corps de la victime a été incinéré le 3 juillet, soit 5 jours après l'autopsie (la crémation aurait été un souhait de Ghislaine Marchal11 selon sa sœur Claude épouse de l'avocat Bernard de Bigault du Granrut, ainsi qu'un écrit retrouvé chez elle par les enquêteurs). La défense jugera cette crémation précipitée (bien qu'elle semble être intervenue dans un délai habituel), qui ce indiquerait selon elle une volonté de la famille de faire disparaître le corps (et des preuves).
Aucune empreinte digitale n'a été relevée sur les lieux du crime. Selon les gendarmes, aucune trace exploitable n'aurait été révélée17, y compris celles de la victime elle-même sur son propre sac à main.
Plusieurs personnes, dont messieurs Jean-Claude Goldstein et Christian Vellard, se trouvaient sur l'étroit chemin Saint-Barthélemy à Mougins, à un endroit situé entre la propriété de Francine Pascal (où Omar Raddad travaillait le dimanche 23 juin 1991) et la propriété de Ghislaine Marchal (où le crime a été commis). Pour se rendre à la Chamade (la maison où résidait la victime), située au fond d'une impasse, ou pour en partir, Omar Raddad aurait obligatoirement dû passer devant eux ; or les deux hommes ne l'ont pas vu passer, et il en est de même pour les autres personnes présentes ce jour-là (dont Nicole Jacquot, ses deux filles, son fils et son gendre ainsi que Jacques Montagne).
Un homme, Salah El Ouaer, se trouvait dans la propriété contiguë. Il a affirmé avoir constaté la présence de plusieurs personnes à la Chamade, dont celle de la femme de ménage, dans la matinée du lundi 24 juin 1991, donc juste quelques heures avant la découverte du crime. Ce témoin essentiel a été retrouvé en Tunisie et auditionné par le détective Roger-Marc Moreau devant les caméras de France 3, en 1998. Précédemment, en 1991, il avait été entendu par les gendarmes, qui n'auraient pas retranscrit la totalité de sa déposition (le procès-verbal incomplet établi par eux et figurant au dossier, mentionnait, en outre, un état-civil inexact, ses nom, prénom, date et lieu de naissance ayant été modifiés)18.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"