L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

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El Lobo
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par El Lobo »

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L'Affaire Boulin : qui a tué l'ancien ministre du Travail de Valéry Giscard d'Estaing ?
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Dans le film documentaire, « L'Affaire Boulin, révélations d'un crime d'État », Benoît Collombat et Bernard Nicolas ont enquêté sur les circonstances étranges de la mort de l'ancien ministre du Travail de Valéry Giscard d'Estaing, Robert Boulin, disparu en 1979. De la thèse officielle du suicide soutenue par la justice aux preuves incontestables d'un meurtre, retour sur le destin tragique d'un homme qui hante encore les couloirs de notre histoire politique.
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Elle se souvient de ces images à jamais. Et pour la première fois témoigne devant les caméras. En découvrant les photos de l'autopsie de son père, Fabienne Boulin prend conscience des circonstances de la mort de son père : « On voit cet homme qui a été tapé, cogné, abîmé. Il est mort sous les coups. Ces photos sont terribles. C'est une prise de conscience pour mon frère et moi. Ma mère a toujours su qu'on l'avait assassiné, mais nous… (on voulait), on voulait encore croire au système et à la République bienveillante. Pour tout ce qu'il avait pu faire pour ce pays, on ne pensait pas quand même que cela se terminerait aussi tragiquement ». Quatre ans plus tard, la famille obtiendra l'autorisation d'exhumer le corps, et procédera à de nouvelles expertises médicales qui prouveront l'incohérence de la thèse du suicide.
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Pendant quinze ans, Benoît Collombat et Bernard Nicolas ont enquêté, accumulant des milliers de documents et des centaines d'heures d'enregistrements. Leur film, riche d'archives et de témoignages dément la thèse officielle du suicide. Comment l'ancien ministre est-il mort ? Qui en est le véritable responsable ? Pourquoi ? Pour la première fois des médecins, et des responsables politiques, qui se sont longtemps réfugiés dans le silence, livrent leurs versions des faits et leurs ultimes secrets concernant cette affaire d'État.
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Robert Boulin, un homme politique aux services des autres à la vie à la mort
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Avant d'être le ministre du Travail sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, Robert Boulin est un homme à la carrière impressionnante. Ancien résistant, avocat, député-maire de Libourne (Gironde), cette grande figure politique a connu tous les ministères. La force de ce gaulliste membre du RPR, réside dans son intégrité et ses nombreux secrets : au fil des années, il a accumulé beaucoup de petits secrets sur les différents gouvernements dans lesquels il a travaillé.
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Le mardi 30 octobre à 8 h 40, le corps de Robert Boulin est découvert dans un étang peu profond des Yvelines par les gendarmes. Les dents rompues, le visage tuméfié, le corps à moitié hors de l'eau, Robert Boulin est mort. Mais que lui est-il arrivé ? À quelques mètres de la berge, sa voiture est retrouvée verrouillée avec pour seul indice apparent un mot d'adieu écrit sur un bristol et déposé sur le pare-brise. Avant même l'autopsie du corps, la thèse du suicide semble ne faire aucun doute, en apparence seulement. Pour le médecin du Samu, arrivé en même temps que les pompiers sur les lieux du drame l'apparence du corps et la thèse du suicide ne coïncide pas : « C'est ici qu'on a retrouvé le corps, à 7 mètres du rivage. Le corps flottait, le visage était aux deux tiers hors de l'eau, pleins d'ecchymoses et d'hématomes très traumatisés. On ne voyait qu'un bras, l'autre on ne le voyait pas […] Son corps était tout recroquevillé et l'un des pompiers a même déclaré je m'en souviens, ''en dirait qu'il sort d'une malle'' ». Pour lui il est évident, la noyade n'est pas à l'origine des marques sur son visage.
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Des incohérences médicales liées à la mort
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L'enquête journalistique menée par Benoit Collombat et Bernard Nicolas démontre de manière incontestable que le ministre du Travail de Valéry Giscard d´Estaing a été tué et ne s´est donc pas suicidé, en témoignent les nombreuses incohérences du dossier. À commencer par la première autopsie qui s’arrête, à la demande du juge, à la description du visage tuméfié de Robert Boullin, sans analyser les fractures du crâne. Pourtant, pour Jean-Pierre Courtel, ancien inspecteur de police SRPJ de Versailles 1978-198 un examen approfondi du crâne aurait permis de connaître rapidement les raisons de la mort  : « Qu'un premier substitut se déplace lui-même pour intervenir au cours d'une autopsie et pour demander à un médecin de ne pas faire tel ou tel acte, je ne l'avais jamais vu. Il a simplement déclaré, ''Non, pas la tête, la famille s'y oppose'' ». De même, les médecins ne pourront examiner les poumons du défunt ministre, seul moyen pourtant de prouver par la présence d'eau qu'il s'agit d'une mort par noyade.
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Autopsie incomplète, disparition de toutes les pièces à conviction (organes, collecte de sang…), pour la famille Boulin, il ne fait plus aucun doute qu'il s'agit d'un sabotage.
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Un crime politique ?
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Pour comprendre comment le destin de Robert Boulin a tragiquement basculé, il faut selon les deux journalistes remonter à quelques années avant sa mort.
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En août 1976, il rejoint le gouvernement de Raymond Barre, mais au sein de la droite française, la guerre fait rage : d'un côté il y a les centristes derrière Valéry Giscard d'Estaing et de l'autre il y a les héritiers du gaullisme sous la bannière de Chirac, récemment démissionnaire de Matignon et qui n'a qu'un seul objectif la présidentielle de 1981. Pour Bernard Pons, ancien secrétaire général du RPR de 1979 à 1984 et témoin clé de cette tension politique interne, « la rupture avec Giscard a provoqué la naissance d'une haine presque ovarienne, c'est-à-dire viscérale et profonde. Nous avions le sentiment que Giscard nous avait dérobé, volé le pouvoir ». Dès lors, tiraillé entre sa loyauté envers Valéry Giscard d'Estaing et son appartenance à la famille gaulliste, Robert Boulin va devenir une cible et en 1979 son destin va basculer. Accusé et menacé de toutes parts, y compris de sa propre famille politique, le ministre se sait en danger et déclare à son entourage que « le grand veut ma peau ». Jean Lalande, beau-frère de Robert Boulin va l'apprendre aussi par un responsable des services d'écoutes téléphoniques de Gironde : « Il m'a dit le contrat est pour mardi. Il m'a dit d'avertir Robert Boulin qu'il y avait un contrat sur lui. Il m'a donc donné le temps et la date ».
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source : https://www.publicsenat.fr/article/poli ... -giscard-d
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Avec macron, c'est : ""J'ordonne... tu exécutes sans discussion et vite"".
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El Lobo
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par El Lobo »

L’AFFAIRE DES AVIONS RENIFLEURS
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Il y a trente ans, en 1983, l’hebdo satirique français Le Canard Enchaîné révélait un des plus beaux scandales de la Vème République, un scandale qui allait prendre le nom d’affaire des « avions renifleurs ». Celui-ci allait éclaboussé un ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, et faire se marrer des millions de Français. Il faut dire que l’affaire est pour le moins cocasse. Petit retour en arrière, en 1975.

La France subit de plein fouet le choc pétrolier de 1973, et elle se cherche une place au soleil de l’indépendance énergétique. Le baril de brut n’a jamais été aussi cher, et l’électricité est pratiquement encore assujettie aux aléas de centrales thermiques fonctionnant au charbon et au fuel. Il devient donc urgent de trouver un moyen de payer moins cher le carburant pour faire avancer nos voitures, avions, et navires. Faut dire que la France de Valéry Giscard d’Estaing croit encore aux trente glorieuses, et à une économie galopante.

Certes on sait depuis longtemps que le sous-sol français n’est pas celui de l’Afrique du Nord ou des pays du Golfe, mais certains soutiennent mordicus qu’on peut y trouver du pétrole et du gaz largement exploitables. L’Aquitaine et le sud ouest en général font figures d’El-Dorado de l’or noir français. Mais pas uniquement, on parle aussi du bassin parisien. Seulement voilà, comment être sûr de trouver aisément le précieux liquide, sans être obligé de faire des forages d’explorations qui défigureraient le décor.

Une solution est apportée par deux doux dingues, Alain De Villegas et Aldo Bonassoli. Si le premier est un aristocrate franco-belge désargenté, le second est un obscur agriculteur italien, touche-à-tout de génie et féru de physique et de géologie. Leur idée est simple : repérer les nappes souterraines de pétrole depuis les airs grâce à un avion équipé d’un puissant radar à effet Doppler. Bonassoli sait alors, grâce à ses lectures scientifiques que ce type de radar est à l’étude pour deux prototypes de chasseurs, le futur Mirage 2000 français et le YF-17 Cobra américain. Il ne reste plus qu’à convaincre la France d’investir dans son projet. Doux dingues, mais un peu escrocs aussi De Villegas et Bonassoli.

Et à la surprise générale, ils vont réussir grâce aux relations de l’aristocrate franco-belge à approcher l’ancien président du conseil Antoine Pinay, membre alors du conseil d’administration d’Elf-Aquitaine, alors sous contrôle de l’état. Pinay va convaincre les dirigeants d’Elf de l’intérêt du projet des deux hommes. Il faut dire que leur duo s’est peu à peu mué en trio au contact d’un avocat trouble, Jean Violet, qui fut un temps membre du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le SDECE, l’ancêtre de l’actuelle DGSE, les services secrets français) et qui est proche de certaines mouvances politiques. Violet lui aussi connait du monde.

Les liens entre le SDECE et Elf étaient à l’époque assez étroites, le second servant souvent à reclasser les personnels méritants du premier. Autant dire que Violet se sentait chez lui, au milieu des patrons d’Elf, et que ceux-ci n’avaient aucune raison de soupçonner leur ancien collègue d’essayer de les rouler. Car en dehors du trio De Villegas-Bonassoli-Violet tout le monde croyait en ce programme dur comme fer. Il faut dire que les deux premiers travaillaient d’arrache-pied dans le château belge (et délabré) transformé en laboratoire digne de celui du comte de Champignac. On y bidouillait des ordinateurs, on y transformait des vieux postes de télé, tout devait ressembler à de la haute technologie. Et puis, il fallait trouver l’avion. On pensa un temps à acquérir un jet d’affaire Mystère XX, mais son prix restait très prohibitif, même pour Elf. Pas de souci, le SDECE fournira. Ensuite, on songea à un Fokker F.27 ou à un Dakota, ces deux avions semblant meilleurs marchés, et surtout bien plus vastes et donc plus aisés d’emploi. Finalement pas de Dakota, juste le Fokker. Le biturbine néerlandais et le biréacteur français voleront sous immatriculation civile belge.

Un accord politique est donné par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing et par son Premier Ministre Raymond Barre, dès la fin 1975. A l’époque, on commence même à envisager une flotte d’avion avec même des Boeing 707 pour les explorations longue durée. Des fonctionnaires français s’empressent même de proposer le concept à leurs homologues américains et européens, dont beaucoup s’avèrent sceptiques.

En 1977, Elf change d’exécutif, c’est l’ancien ministre Albin Chalandon qui reprend les rênes de l’entreprise pétrolifère. Et bizarrement lui sent venir la magouille. Il nomme alors en secret deux chercheurs du CEA, le célèbre Commissariat à l’Energie Atomique. Ils doivent enquêter sur la validité scientifique du programme De Villegas-Bonassoli-Violet. Et rapidement, leur rapport est sans appel. Il n’y a pas de fraude, en théorie ça devrait marcher. Sauf qu’à chaque fois que le trio a proposer des sites où étaient censés se trouver le pétrole il n’y avait rien. Chalandon accepte une dernière aventure, en Afrique du Nord, où Bonassoli promet avoir trouvé la plus grande nappe de pétrole de tous les temps. Mis à part un peu de gaz et beaucoup de sable les équipes d’Elf ne trouveront rien. Cette dernière escapade aura coûté la bagatelle de cent millions de francs à l’entreprise, donc aux contribuables français.

Une seconde commission d’enquête du CEA, officielle celle-ci, se penche sur l’affaire et tranche : rien n’est valable, il s’agit d’une supercherie. Dans l’état des connaissances technologiques de la fin des années 70, il était impossible en France de réaliser de telles opérations d’explorations aériennes. La Cour des Comptes est chargé par Raymond Barre d’évaluer le dommage financier et économique pour le pays. Mais son rapport est classifié.

Il faudra donc attendre 1983 pour que Le Canard Enchaîné révèle l’étendu des dégâts : plus de 800 millions de francs de l’époque. Mais en 1983 Giscard d’Estaing n’est plus président, et son successeur François Mitterrand n’entend pas lancer une chasse aux sorcières contre le pouvoir en place à l’époque. Après tout, qu’aurait-il fait à sa place, se serait il lui aussi fait avoir par les trois escrocs ? Et que sont ils devenus après l’affaire des avions renifleurs ? Violet en tant qu’ancien agent secret français n’a jamais été vraiment inquiété, il n’a jamais non plus été prouvé qu’ils s’était enrichi personnellement. Certains disent même qu’il a été le dindon de la farce et que les vrais escrocs, ce sont De Villegas et Bonassoli. Pour le premier, il semble qu’il ai fini sa vie dans un monastère argentin, loin de toute extradition, tandis que son compère est retourné de l’autre côté des Alpes pour y réparer des télés. Et le journaliste qui a révélé toute l’affaire dans tout ça ? Bah, il s’appelle Pierre Péan, et demeure en 2013 un des meilleurs journalistes français d’investigation, il œuvre toujours pour le Canard.
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par oldeagle »

El Lobo a écrit : 03 décembre 2020 19:20 L’AFFAIRE DES AVIONS RENIFLEURS
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Il y a trente ans, en 1983, l’hebdo satirique français Le Canard Enchaîné révélait un des plus beaux scandales de la Vème République, un scandale qui allait prendre le nom d’affaire des « avions renifleurs ». Celui-ci allait éclaboussé un ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, et faire se marrer des millions de Français. Il faut dire que l’affaire est pour le moins cocasse. Petit retour en arrière, en 1975.

La France subit de plein fouet le choc pétrolier de 1973, et elle se cherche une place au soleil de l’indépendance énergétique. Le baril de brut n’a jamais été aussi cher, et l’électricité est pratiquement encore assujettie aux aléas de centrales thermiques fonctionnant au charbon et au fuel. Il devient donc urgent de trouver un moyen de payer moins cher le carburant pour faire avancer nos voitures, avions, et navires. Faut dire que la France de Valéry Giscard d’Estaing croit encore aux trente glorieuses, et à une économie galopante.

Certes on sait depuis longtemps que le sous-sol français n’est pas celui de l’Afrique du Nord ou des pays du Golfe, mais certains soutiennent mordicus qu’on peut y trouver du pétrole et du gaz largement exploitables. L’Aquitaine et le sud ouest en général font figures d’El-Dorado de l’or noir français. Mais pas uniquement, on parle aussi du bassin parisien. Seulement voilà, comment être sûr de trouver aisément le précieux liquide, sans être obligé de faire des forages d’explorations qui défigureraient le décor.

Une solution est apportée par deux doux dingues, Alain De Villegas et Aldo Bonassoli. Si le premier est un aristocrate franco-belge désargenté, le second est un obscur agriculteur italien, touche-à-tout de génie et féru de physique et de géologie. Leur idée est simple : repérer les nappes souterraines de pétrole depuis les airs grâce à un avion équipé d’un puissant radar à effet Doppler. Bonassoli sait alors, grâce à ses lectures scientifiques que ce type de radar est à l’étude pour deux prototypes de chasseurs, le futur Mirage 2000 français et le YF-17 Cobra américain. Il ne reste plus qu’à convaincre la France d’investir dans son projet. Doux dingues, mais un peu escrocs aussi De Villegas et Bonassoli.

Et à la surprise générale, ils vont réussir grâce aux relations de l’aristocrate franco-belge à approcher l’ancien président du conseil Antoine Pinay, membre alors du conseil d’administration d’Elf-Aquitaine, alors sous contrôle de l’état. Pinay va convaincre les dirigeants d’Elf de l’intérêt du projet des deux hommes. Il faut dire que leur duo s’est peu à peu mué en trio au contact d’un avocat trouble, Jean Violet, qui fut un temps membre du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le SDECE, l’ancêtre de l’actuelle DGSE, les services secrets français) et qui est proche de certaines mouvances politiques. Violet lui aussi connait du monde.

Les liens entre le SDECE et Elf étaient à l’époque assez étroites, le second servant souvent à reclasser les personnels méritants du premier. Autant dire que Violet se sentait chez lui, au milieu des patrons d’Elf, et que ceux-ci n’avaient aucune raison de soupçonner leur ancien collègue d’essayer de les rouler. Car en dehors du trio De Villegas-Bonassoli-Violet tout le monde croyait en ce programme dur comme fer. Il faut dire que les deux premiers travaillaient d’arrache-pied dans le château belge (et délabré) transformé en laboratoire digne de celui du comte de Champignac. On y bidouillait des ordinateurs, on y transformait des vieux postes de télé, tout devait ressembler à de la haute technologie. Et puis, il fallait trouver l’avion. On pensa un temps à acquérir un jet d’affaire Mystère XX, mais son prix restait très prohibitif, même pour Elf. Pas de souci, le SDECE fournira. Ensuite, on songea à un Fokker F.27 ou à un Dakota, ces deux avions semblant meilleurs marchés, et surtout bien plus vastes et donc plus aisés d’emploi. Finalement pas de Dakota, juste le Fokker. Le biturbine néerlandais et le biréacteur français voleront sous immatriculation civile belge.

Un accord politique est donné par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing et par son Premier Ministre Raymond Barre, dès la fin 1975. A l’époque, on commence même à envisager une flotte d’avion avec même des Boeing 707 pour les explorations longue durée. Des fonctionnaires français s’empressent même de proposer le concept à leurs homologues américains et européens, dont beaucoup s’avèrent sceptiques.

En 1977, Elf change d’exécutif, c’est l’ancien ministre Albin Chalandon qui reprend les rênes de l’entreprise pétrolifère. Et bizarrement lui sent venir la magouille. Il nomme alors en secret deux chercheurs du CEA, le célèbre Commissariat à l’Energie Atomique. Ils doivent enquêter sur la validité scientifique du programme De Villegas-Bonassoli-Violet. Et rapidement, leur rapport est sans appel. Il n’y a pas de fraude, en théorie ça devrait marcher. Sauf qu’à chaque fois que le trio a proposer des sites où étaient censés se trouver le pétrole il n’y avait rien. Chalandon accepte une dernière aventure, en Afrique du Nord, où Bonassoli promet avoir trouvé la plus grande nappe de pétrole de tous les temps. Mis à part un peu de gaz et beaucoup de sable les équipes d’Elf ne trouveront rien. Cette dernière escapade aura coûté la bagatelle de cent millions de francs à l’entreprise, donc aux contribuables français.

Une seconde commission d’enquête du CEA, officielle celle-ci, se penche sur l’affaire et tranche : rien n’est valable, il s’agit d’une supercherie. Dans l’état des connaissances technologiques de la fin des années 70, il était impossible en France de réaliser de telles opérations d’explorations aériennes. La Cour des Comptes est chargé par Raymond Barre d’évaluer le dommage financier et économique pour le pays. Mais son rapport est classifié.

Il faudra donc attendre 1983 pour que Le Canard Enchaîné révèle l’étendu des dégâts : plus de 800 millions de francs de l’époque. Mais en 1983 Giscard d’Estaing n’est plus président, et son successeur François Mitterrand n’entend pas lancer une chasse aux sorcières contre le pouvoir en place à l’époque. Après tout, qu’aurait-il fait à sa place, se serait il lui aussi fait avoir par les trois escrocs ? Et que sont ils devenus après l’affaire des avions renifleurs ? Violet en tant qu’ancien agent secret français n’a jamais été vraiment inquiété, il n’a jamais non plus été prouvé qu’ils s’était enrichi personnellement. Certains disent même qu’il a été le dindon de la farce et que les vrais escrocs, ce sont De Villegas et Bonassoli. Pour le premier, il semble qu’il ai fini sa vie dans un monastère argentin, loin de toute extradition, tandis que son compère est retourné de l’autre côté des Alpes pour y réparer des télés. Et le journaliste qui a révélé toute l’affaire dans tout ça ? Bah, il s’appelle Pierre Péan, et demeure en 2013 un des meilleurs journalistes français d’investigation, il œuvre toujours pour le Canard.
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par lepicard »

oldeagle a écrit : 03 décembre 2020 19:45
El Lobo a écrit : 03 décembre 2020 19:20 L’AFFAIRE DES AVIONS RENIFLEURS
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Il y a trente ans, en 1983, l’hebdo satirique français Le Canard Enchaîné révélait un des plus beaux scandales de la Vème République, un scandale qui allait prendre le nom d’affaire des « avions renifleurs ». Celui-ci allait éclaboussé un ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, et faire se marrer des millions de Français. Il faut dire que l’affaire est pour le moins cocasse. Petit retour en arrière, en 1975.

La France subit de plein fouet le choc pétrolier de 1973, et elle se cherche une place au soleil de l’indépendance énergétique. Le baril de brut n’a jamais été aussi cher, et l’électricité est pratiquement encore assujettie aux aléas de centrales thermiques fonctionnant au charbon et au fuel. Il devient donc urgent de trouver un moyen de payer moins cher le carburant pour faire avancer nos voitures, avions, et navires. Faut dire que la France de Valéry Giscard d’Estaing croit encore aux trente glorieuses, et à une économie galopante.

Certes on sait depuis longtemps que le sous-sol français n’est pas celui de l’Afrique du Nord ou des pays du Golfe, mais certains soutiennent mordicus qu’on peut y trouver du pétrole et du gaz largement exploitables. L’Aquitaine et le sud ouest en général font figures d’El-Dorado de l’or noir français. Mais pas uniquement, on parle aussi du bassin parisien. Seulement voilà, comment être sûr de trouver aisément le précieux liquide, sans être obligé de faire des forages d’explorations qui défigureraient le décor.

Une solution est apportée par deux doux dingues, Alain De Villegas et Aldo Bonassoli. Si le premier est un aristocrate franco-belge désargenté, le second est un obscur agriculteur italien, touche-à-tout de génie et féru de physique et de géologie. Leur idée est simple : repérer les nappes souterraines de pétrole depuis les airs grâce à un avion équipé d’un puissant radar à effet Doppler. Bonassoli sait alors, grâce à ses lectures scientifiques que ce type de radar est à l’étude pour deux prototypes de chasseurs, le futur Mirage 2000 français et le YF-17 Cobra américain. Il ne reste plus qu’à convaincre la France d’investir dans son projet. Doux dingues, mais un peu escrocs aussi De Villegas et Bonassoli.

Et à la surprise générale, ils vont réussir grâce aux relations de l’aristocrate franco-belge à approcher l’ancien président du conseil Antoine Pinay, membre alors du conseil d’administration d’Elf-Aquitaine, alors sous contrôle de l’état. Pinay va convaincre les dirigeants d’Elf de l’intérêt du projet des deux hommes. Il faut dire que leur duo s’est peu à peu mué en trio au contact d’un avocat trouble, Jean Violet, qui fut un temps membre du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le SDECE, l’ancêtre de l’actuelle DGSE, les services secrets français) et qui est proche de certaines mouvances politiques. Violet lui aussi connait du monde.

Les liens entre le SDECE et Elf étaient à l’époque assez étroites, le second servant souvent à reclasser les personnels méritants du premier. Autant dire que Violet se sentait chez lui, au milieu des patrons d’Elf, et que ceux-ci n’avaient aucune raison de soupçonner leur ancien collègue d’essayer de les rouler. Car en dehors du trio De Villegas-Bonassoli-Violet tout le monde croyait en ce programme dur comme fer. Il faut dire que les deux premiers travaillaient d’arrache-pied dans le château belge (et délabré) transformé en laboratoire digne de celui du comte de Champignac. On y bidouillait des ordinateurs, on y transformait des vieux postes de télé, tout devait ressembler à de la haute technologie. Et puis, il fallait trouver l’avion. On pensa un temps à acquérir un jet d’affaire Mystère XX, mais son prix restait très prohibitif, même pour Elf. Pas de souci, le SDECE fournira. Ensuite, on songea à un Fokker F.27 ou à un Dakota, ces deux avions semblant meilleurs marchés, et surtout bien plus vastes et donc plus aisés d’emploi. Finalement pas de Dakota, juste le Fokker. Le biturbine néerlandais et le biréacteur français voleront sous immatriculation civile belge.

Un accord politique est donné par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing et par son Premier Ministre Raymond Barre, dès la fin 1975. A l’époque, on commence même à envisager une flotte d’avion avec même des Boeing 707 pour les explorations longue durée. Des fonctionnaires français s’empressent même de proposer le concept à leurs homologues américains et européens, dont beaucoup s’avèrent sceptiques.

En 1977, Elf change d’exécutif, c’est l’ancien ministre Albin Chalandon qui reprend les rênes de l’entreprise pétrolifère. Et bizarrement lui sent venir la magouille. Il nomme alors en secret deux chercheurs du CEA, le célèbre Commissariat à l’Energie Atomique. Ils doivent enquêter sur la validité scientifique du programme De Villegas-Bonassoli-Violet. Et rapidement, leur rapport est sans appel. Il n’y a pas de fraude, en théorie ça devrait marcher. Sauf qu’à chaque fois que le trio a proposer des sites où étaient censés se trouver le pétrole il n’y avait rien. Chalandon accepte une dernière aventure, en Afrique du Nord, où Bonassoli promet avoir trouvé la plus grande nappe de pétrole de tous les temps. Mis à part un peu de gaz et beaucoup de sable les équipes d’Elf ne trouveront rien. Cette dernière escapade aura coûté la bagatelle de cent millions de francs à l’entreprise, donc aux contribuables français.

Une seconde commission d’enquête du CEA, officielle celle-ci, se penche sur l’affaire et tranche : rien n’est valable, il s’agit d’une supercherie. Dans l’état des connaissances technologiques de la fin des années 70, il était impossible en France de réaliser de telles opérations d’explorations aériennes. La Cour des Comptes est chargé par Raymond Barre d’évaluer le dommage financier et économique pour le pays. Mais son rapport est classifié.

Il faudra donc attendre 1983 pour que Le Canard Enchaîné révèle l’étendu des dégâts : plus de 800 millions de francs de l’époque. Mais en 1983 Giscard d’Estaing n’est plus président, et son successeur François Mitterrand n’entend pas lancer une chasse aux sorcières contre le pouvoir en place à l’époque. Après tout, qu’aurait-il fait à sa place, se serait il lui aussi fait avoir par les trois escrocs ? Et que sont ils devenus après l’affaire des avions renifleurs ? Violet en tant qu’ancien agent secret français n’a jamais été vraiment inquiété, il n’a jamais non plus été prouvé qu’ils s’était enrichi personnellement. Certains disent même qu’il a été le dindon de la farce et que les vrais escrocs, ce sont De Villegas et Bonassoli. Pour le premier, il semble qu’il ai fini sa vie dans un monastère argentin, loin de toute extradition, tandis que son compère est retourné de l’autre côté des Alpes pour y réparer des télés. Et le journaliste qui a révélé toute l’affaire dans tout ça ? Bah, il s’appelle Pierre Péan, et demeure en 2013 un des meilleurs journalistes français d’investigation, il œuvre toujours pour le Canard.
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par GEORGES »

Le président le plus cher de l'histoire de France il nous a coûté 100 millions d'euros.
Puis mort du covid la blague c'est fou ce que cette épidémie est efficace pour éradiquer les autres pathologies.
Fini les cancers, avc, suicides, accidents de la route, insuffisances respiratoires, embolies pulmonaires, fini aussi les gastros, les rhumes, les trachéites, angines, etc...... QUE DU COVID, putain cela va simplifier le métier de médecin plus qu'une maladie à diagnostiquer et soigner, facile.
"Les batailles de la vie ne sont jamais gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n'abandonnent jamais."
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sofasurfer
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par sofasurfer »

Fonck1 a écrit : 03 décembre 2020 11:31
sofasurfer a écrit : 03 décembre 2020 11:07

Il a modernisé certes, mais sur quels choix? Inciter les travailleurs étrangers a rester en France alors qu'ils auraient pu apporter tant a leur pays d'origine? Un budget déficitaire et une dette nationale a son départ? Le développement d'un nucléaire civil dangereux et polluant alors que d'autres technologies nucléaires moins performantes mais beaucoup moins dangereuses auraient pu permettre une énergie plus verte?

le probleme de GIscard, c'est qu'il a fait des choix au plus rapide et sans aucune vision a long terme. C'est ce qui lui a couté sa place devant un Mitterand qui présentait une image bien plus visionnaire...
tu ne veux toujours pas intégrer que pour la France, cette immigration a été salutaire et a permis de construire beaucoup le pays.
les français ne veulent pas faire ces jobs....même a l'époque, il y avait bcp de chômage, et surtout, un manque de main d’œuvre dans le bâtiment.
TU confonds tout. L'immigration a été salutaire pour la France. Mais le regroupement familial a été catastrophique pour les pays d'émigration, qui ont vu leurs forces vives partir sans retour et surtout sans rapporter l'expertise acquise en France.

Le regroupement familial a été demande par le CNPF pour inciter les immigrés formés à ne pas retourner dans leur pays d'origine, permettant ainsi de conserver une main d'oeuvre qualifiée et peu chère.

CNPF puis MEDEF, pour bien comprendre les décisions qui ont été prises concernant l'immigration, il faut d'abord comprendre a qui ces décisions profitent...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par berger141 »

Très interessante analyse sur Giscard faite par Zemmour sur CNews ce soir.
oldeagle
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par oldeagle »

GEORGES a écrit : 03 décembre 2020 21:40 Le président le plus cher de l'histoire de France il nous a coûté 100 millions d'euros.
Puis mort du covid la blague c'est fou ce que cette épidémie est efficace pour éradiquer les autres pathologies.
Fini les cancers, avc, suicides, accidents de la route, insuffisances respiratoires, embolies pulmonaires, fini aussi les gastros, les rhumes, les trachéites, angines, etc...... QUE DU COVID, putain cela va simplifier le métier de médecin plus qu'une maladie à diagnostiquer et soigner, facile.
:mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: 100 millions ? C'est ridicule comparer à la dette de plusieurs milliards.
Et par rapporte à ce que rapporte la TVA, 150 milliards, c'est comique de dire que Giscard nous a coûté cher !
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par GEORGES »

oldeagle a écrit : 03 décembre 2020 21:55
GEORGES a écrit : 03 décembre 2020 21:40 Le président le plus cher de l'histoire de France il nous a coûté 100 millions d'euros.
Puis mort du covid la blague c'est fou ce que cette épidémie est efficace pour éradiquer les autres pathologies.
Fini les cancers, avc, suicides, accidents de la route, insuffisances respiratoires, embolies pulmonaires, fini aussi les gastros, les rhumes, les trachéites, angines, etc...... QUE DU COVID, putain cela va simplifier le métier de médecin plus qu'une maladie à diagnostiquer et soigner, facile.
:mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: 100 millions ? C'est ridicule comparer à la dette de plusieurs milliards.
Et par rapporte à ce que rapporte la TVA, 150 milliards, c'est comique de dire que Giscard nous a coûté cher !
Ton commentaire stupide ne mérite même pas la réponse que je te fais. Où as-tu lu que je comparais quoi que ce soit ? Il va falloir faire des efforts le niveau baisse.
"Les batailles de la vie ne sont jamais gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n'abandonnent jamais."
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par oldeagle »

GEORGES a écrit : 03 décembre 2020 22:37
oldeagle a écrit : 03 décembre 2020 21:55

:mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: 100 millions ? C'est ridicule comparer à la dette de plusieurs milliards.
Et par rapporte à ce que rapporte la TVA, 150 milliards, c'est comique de dire que Giscard nous a coûté cher !
Ton commentaire stupide ne mérite même pas la réponse que je te fais. Où as-tu lu que je comparais quoi que ce soit ? Il va falloir faire des efforts le niveau baisse.
Il faudrait que tu fasses des efforts aussi. Je n'ai pas dis que tu comparais. C'est moi qui compare. Par rapport au budget de l'état de plusieurs centaines de milliards d'euros, 100 millions pour Giscard, c'est rien du tout !!!

C'est toi qui ne comprends.

Comme tous les gauchistes tu te prends pour supérieur aux autres surtout par rapport aux gens de droite parce qu'ils ne pensent pas comme toi.

Moi, j'ai des amis de gauche. Je suis amis avec l'attaché parlementaire du ministre socialiste des PTT louis Mexandeau.

Est ce que toi des amis de droite ?
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par GEORGES »

oldeagle a écrit : 03 décembre 2020 22:41
GEORGES a écrit : 03 décembre 2020 22:37

Ton commentaire stupide ne mérite même pas la réponse que je te fais. Où as-tu lu que je comparais quoi que ce soit ? Il va falloir faire des efforts le niveau baisse.
Il faudrait que tu fasses des efforts aussi. Je n'ai pas dis que tu comparais. C'est moi qui compare. Par rapport au budget de l'état de plusieurs centaines de milliards d'euros, 100 millions pour Giscard, c'est rien du tout !!!

C'est toi qui ne comprends.

Comme tous les gauchistes tu te prends pour supérieur aux autres surtout par rapport aux gens de droite parce qu'ils ne pensent pas comme toi.

Moi, j'ai des amis de gauche. Je suis amis avec l'attaché parlementaire du ministre socialiste des PTT louis Mexandeau.

Est ce que toi des amis de droite ?
Je ne compare rien du tout j'avance une somme 100 millions d'euros qui est ce qu'il nous a coûté durant les presque 40 ans de président au placard. Point barre. J'ai écris que ton commentaire était stupide je maintiens. Je ne mêle pas mes amis à mes affaires de forum et si tu crois que cela m'impressionne tu te trompes il en faudra bien plus.
Je n'ai pas parlé de budget de plusieurs milliards, je ne compare rien du tout. ça n'a rien à voir avec ce que tu penses ou ton opinion politique c'est juste un fait vérifiable.
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par berger141 »

Giscard a la grande classe mais il nous a légué le funeste regroupement familial et l'Etat de droit qui permet à des juges de s'opposer à un gouvernement élu donc à la démocratie.
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par latresne »

oldeagle a écrit : 03 décembre 2020 19:45
El Lobo a écrit : 03 décembre 2020 19:20 L’AFFAIRE DES AVIONS RENIFLEURS
.
Il y a trente ans, en 1983, l’hebdo satirique français Le Canard Enchaîné révélait un des plus beaux scandales de la Vème République, un scandale qui allait prendre le nom d’affaire des « avions renifleurs ». Celui-ci allait éclaboussé un ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, et faire se marrer des millions de Français. Il faut dire que l’affaire est pour le moins cocasse. Petit retour en arrière, en 1975.

La France subit de plein fouet le choc pétrolier de 1973, et elle se cherche une place au soleil de l’indépendance énergétique. Le baril de brut n’a jamais été aussi cher, et l’électricité est pratiquement encore assujettie aux aléas de centrales thermiques fonctionnant au charbon et au fuel. Il devient donc urgent de trouver un moyen de payer moins cher le carburant pour faire avancer nos voitures, avions, et navires. Faut dire que la France de Valéry Giscard d’Estaing croit encore aux trente glorieuses, et à une économie galopante.

Certes on sait depuis longtemps que le sous-sol français n’est pas celui de l’Afrique du Nord ou des pays du Golfe, mais certains soutiennent mordicus qu’on peut y trouver du pétrole et du gaz largement exploitables. L’Aquitaine et le sud ouest en général font figures d’El-Dorado de l’or noir français. Mais pas uniquement, on parle aussi du bassin parisien. Seulement voilà, comment être sûr de trouver aisément le précieux liquide, sans être obligé de faire des forages d’explorations qui défigureraient le décor.

Une solution est apportée par deux doux dingues, Alain De Villegas et Aldo Bonassoli. Si le premier est un aristocrate franco-belge désargenté, le second est un obscur agriculteur italien, touche-à-tout de génie et féru de physique et de géologie. Leur idée est simple : repérer les nappes souterraines de pétrole depuis les airs grâce à un avion équipé d’un puissant radar à effet Doppler. Bonassoli sait alors, grâce à ses lectures scientifiques que ce type de radar est à l’étude pour deux prototypes de chasseurs, le futur Mirage 2000 français et le YF-17 Cobra américain. Il ne reste plus qu’à convaincre la France d’investir dans son projet. Doux dingues, mais un peu escrocs aussi De Villegas et Bonassoli.

Et à la surprise générale, ils vont réussir grâce aux relations de l’aristocrate franco-belge à approcher l’ancien président du conseil Antoine Pinay, membre alors du conseil d’administration d’Elf-Aquitaine, alors sous contrôle de l’état. Pinay va convaincre les dirigeants d’Elf de l’intérêt du projet des deux hommes. Il faut dire que leur duo s’est peu à peu mué en trio au contact d’un avocat trouble, Jean Violet, qui fut un temps membre du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le SDECE, l’ancêtre de l’actuelle DGSE, les services secrets français) et qui est proche de certaines mouvances politiques. Violet lui aussi connait du monde.

Les liens entre le SDECE et Elf étaient à l’époque assez étroites, le second servant souvent à reclasser les personnels méritants du premier. Autant dire que Violet se sentait chez lui, au milieu des patrons d’Elf, et que ceux-ci n’avaient aucune raison de soupçonner leur ancien collègue d’essayer de les rouler. Car en dehors du trio De Villegas-Bonassoli-Violet tout le monde croyait en ce programme dur comme fer. Il faut dire que les deux premiers travaillaient d’arrache-pied dans le château belge (et délabré) transformé en laboratoire digne de celui du comte de Champignac. On y bidouillait des ordinateurs, on y transformait des vieux postes de télé, tout devait ressembler à de la haute technologie. Et puis, il fallait trouver l’avion. On pensa un temps à acquérir un jet d’affaire Mystère XX, mais son prix restait très prohibitif, même pour Elf. Pas de souci, le SDECE fournira. Ensuite, on songea à un Fokker F.27 ou à un Dakota, ces deux avions semblant meilleurs marchés, et surtout bien plus vastes et donc plus aisés d’emploi. Finalement pas de Dakota, juste le Fokker. Le biturbine néerlandais et le biréacteur français voleront sous immatriculation civile belge.

Un accord politique est donné par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing et par son Premier Ministre Raymond Barre, dès la fin 1975. A l’époque, on commence même à envisager une flotte d’avion avec même des Boeing 707 pour les explorations longue durée. Des fonctionnaires français s’empressent même de proposer le concept à leurs homologues américains et européens, dont beaucoup s’avèrent sceptiques.

En 1977, Elf change d’exécutif, c’est l’ancien ministre Albin Chalandon qui reprend les rênes de l’entreprise pétrolifère. Et bizarrement lui sent venir la magouille. Il nomme alors en secret deux chercheurs du CEA, le célèbre Commissariat à l’Energie Atomique. Ils doivent enquêter sur la validité scientifique du programme De Villegas-Bonassoli-Violet. Et rapidement, leur rapport est sans appel. Il n’y a pas de fraude, en théorie ça devrait marcher. Sauf qu’à chaque fois que le trio a proposer des sites où étaient censés se trouver le pétrole il n’y avait rien. Chalandon accepte une dernière aventure, en Afrique du Nord, où Bonassoli promet avoir trouvé la plus grande nappe de pétrole de tous les temps. Mis à part un peu de gaz et beaucoup de sable les équipes d’Elf ne trouveront rien. Cette dernière escapade aura coûté la bagatelle de cent millions de francs à l’entreprise, donc aux contribuables français.

Une seconde commission d’enquête du CEA, officielle celle-ci, se penche sur l’affaire et tranche : rien n’est valable, il s’agit d’une supercherie. Dans l’état des connaissances technologiques de la fin des années 70, il était impossible en France de réaliser de telles opérations d’explorations aériennes. La Cour des Comptes est chargé par Raymond Barre d’évaluer le dommage financier et économique pour le pays. Mais son rapport est classifié.

Il faudra donc attendre 1983 pour que Le Canard Enchaîné révèle l’étendu des dégâts : plus de 800 millions de francs de l’époque. Mais en 1983 Giscard d’Estaing n’est plus président, et son successeur François Mitterrand n’entend pas lancer une chasse aux sorcières contre le pouvoir en place à l’époque. Après tout, qu’aurait-il fait à sa place, se serait il lui aussi fait avoir par les trois escrocs ? Et que sont ils devenus après l’affaire des avions renifleurs ? Violet en tant qu’ancien agent secret français n’a jamais été vraiment inquiété, il n’a jamais non plus été prouvé qu’ils s’était enrichi personnellement. Certains disent même qu’il a été le dindon de la farce et que les vrais escrocs, ce sont De Villegas et Bonassoli. Pour le premier, il semble qu’il ai fini sa vie dans un monastère argentin, loin de toute extradition, tandis que son compère est retourné de l’autre côté des Alpes pour y réparer des télés. Et le journaliste qui a révélé toute l’affaire dans tout ça ? Bah, il s’appelle Pierre Péan, et demeure en 2013 un des meilleurs journalistes français d’investigation, il œuvre toujours pour le Canard.
.
https://www.avionslegendaires.net/dossi ... enifleurs/
Au lieu de regarder le passer, regarde vers l'avenir.
On s'en fou de ça ! C'est de l'histoire ancienne.

Tu sais faire autre chose que des copier/coller ?

Non .El loco ne sait rien faire d'autre .La D est son défouloir .La D et les riches ,ceux qui ont de l'argent ,qui réussissent leur vie qui s'achètent de belles bagnoles ,pour que ceux qui les fabriquent ne soient pas au chomage. Bref un de ces nbreux jaloux ,aigris qui s'en prennent aux morts et les condamnent pour des faits comme l'affaire des diamants qui est un faux de Médiapart et du Canard .
Quand tu as ces jx comme source ,tu as vite compris .
Et en + s'attaquer à un mort .
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par latresne »

El Lobo a écrit : 03 décembre 2020 19:20 L’AFFAIRE DES AVIONS RENIFLEURS
.
Il y a trente ans, en 1983, l’hebdo satirique français Le Canard Enchaîné révélait un des plus beaux scandales de la Vème République, un scandale qui allait prendre le nom d’affaire des « avions renifleurs ». Celui-ci allait éclaboussé un ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, et faire se marrer des millions de Français. Il faut dire que l’affaire est pour le moins cocasse. Petit retour en arrière, en 1975.

La France subit de plein fouet le choc pétrolier de 1973, et elle se cherche une place au soleil de l’indépendance énergétique. Le baril de brut n’a jamais été aussi cher, et l’électricité est pratiquement encore assujettie aux aléas de centrales thermiques fonctionnant au charbon et au fuel. Il devient donc urgent de trouver un moyen de payer moins cher le carburant pour faire avancer nos voitures, avions, et navires. Faut dire que la France de Valéry Giscard d’Estaing croit encore aux trente glorieuses, et à une économie galopante.

Certes on sait depuis longtemps que le sous-sol français n’est pas celui de l’Afrique du Nord ou des pays du Golfe, mais certains soutiennent mordicus qu’on peut y trouver du pétrole et du gaz largement exploitables. L’Aquitaine et le sud ouest en général font figures d’El-Dorado de l’or noir français. Mais pas uniquement, on parle aussi du bassin parisien. Seulement voilà, comment être sûr de trouver aisément le précieux liquide, sans être obligé de faire des forages d’explorations qui défigureraient le décor.

Une solution est apportée par deux doux dingues, Alain De Villegas et Aldo Bonassoli. Si le premier est un aristocrate franco-belge désargenté, le second est un obscur agriculteur italien, touche-à-tout de génie et féru de physique et de géologie. Leur idée est simple : repérer les nappes souterraines de pétrole depuis les airs grâce à un avion équipé d’un puissant radar à effet Doppler. Bonassoli sait alors, grâce à ses lectures scientifiques que ce type de radar est à l’étude pour deux prototypes de chasseurs, le futur Mirage 2000 français et le YF-17 Cobra américain. Il ne reste plus qu’à convaincre la France d’investir dans son projet. Doux dingues, mais un peu escrocs aussi De Villegas et Bonassoli.

Et à la surprise générale, ils vont réussir grâce aux relations de l’aristocrate franco-belge à approcher l’ancien président du conseil Antoine Pinay, membre alors du conseil d’administration d’Elf-Aquitaine, alors sous contrôle de l’état. Pinay va convaincre les dirigeants d’Elf de l’intérêt du projet des deux hommes. Il faut dire que leur duo s’est peu à peu mué en trio au contact d’un avocat trouble, Jean Violet, qui fut un temps membre du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le SDECE, l’ancêtre de l’actuelle DGSE, les services secrets français) et qui est proche de certaines mouvances politiques. Violet lui aussi connait du monde.

Les liens entre le SDECE et Elf étaient à l’époque assez étroites, le second servant souvent à reclasser les personnels méritants du premier. Autant dire que Violet se sentait chez lui, au milieu des patrons d’Elf, et que ceux-ci n’avaient aucune raison de soupçonner leur ancien collègue d’essayer de les rouler. Car en dehors du trio De Villegas-Bonassoli-Violet tout le monde croyait en ce programme dur comme fer. Il faut dire que les deux premiers travaillaient d’arrache-pied dans le château belge (et délabré) transformé en laboratoire digne de celui du comte de Champignac. On y bidouillait des ordinateurs, on y transformait des vieux postes de télé, tout devait ressembler à de la haute technologie. Et puis, il fallait trouver l’avion. On pensa un temps à acquérir un jet d’affaire Mystère XX, mais son prix restait très prohibitif, même pour Elf. Pas de souci, le SDECE fournira. Ensuite, on songea à un Fokker F.27 ou à un Dakota, ces deux avions semblant meilleurs marchés, et surtout bien plus vastes et donc plus aisés d’emploi. Finalement pas de Dakota, juste le Fokker. Le biturbine néerlandais et le biréacteur français voleront sous immatriculation civile belge.

Un accord politique est donné par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing et par son Premier Ministre Raymond Barre, dès la fin 1975. A l’époque, on commence même à envisager une flotte d’avion avec même des Boeing 707 pour les explorations longue durée. Des fonctionnaires français s’empressent même de proposer le concept à leurs homologues américains et européens, dont beaucoup s’avèrent sceptiques.

En 1977, Elf change d’exécutif, c’est l’ancien ministre Albin Chalandon qui reprend les rênes de l’entreprise pétrolifère. Et bizarrement lui sent venir la magouille. Il nomme alors en secret deux chercheurs du CEA, le célèbre Commissariat à l’Energie Atomique. Ils doivent enquêter sur la validité scientifique du programme De Villegas-Bonassoli-Violet. Et rapidement, leur rapport est sans appel. Il n’y a pas de fraude, en théorie ça devrait marcher. Sauf qu’à chaque fois que le trio a proposer des sites où étaient censés se trouver le pétrole il n’y avait rien. Chalandon accepte une dernière aventure, en Afrique du Nord, où Bonassoli promet avoir trouvé la plus grande nappe de pétrole de tous les temps. Mis à part un peu de gaz et beaucoup de sable les équipes d’Elf ne trouveront rien. Cette dernière escapade aura coûté la bagatelle de cent millions de francs à l’entreprise, donc aux contribuables français.

Une seconde commission d’enquête du CEA, officielle celle-ci, se penche sur l’affaire et tranche : rien n’est valable, il s’agit d’une supercherie. Dans l’état des connaissances technologiques de la fin des années 70, il était impossible en France de réaliser de telles opérations d’explorations aériennes. La Cour des Comptes est chargé par Raymond Barre d’évaluer le dommage financier et économique pour le pays. Mais son rapport est classifié.

Il faudra donc attendre 1983 pour que Le Canard Enchaîné révèle l’étendu des dégâts : plus de 800 millions de francs de l’époque. Mais en 1983 Giscard d’Estaing n’est plus président, et son successeur François Mitterrand n’entend pas lancer une chasse aux sorcières contre le pouvoir en place à l’époque. Après tout, qu’aurait-il fait à sa place, se serait il lui aussi fait avoir par les trois escrocs ? Et que sont ils devenus après l’affaire des avions renifleurs ? Violet en tant qu’ancien agent secret français n’a jamais été vraiment inquiété, il n’a jamais non plus été prouvé qu’ils s’était enrichi personnellement. Certains disent même qu’il a été le dindon de la farce et que les vrais escrocs, ce sont De Villegas et Bonassoli. Pour le premier, il semble qu’il ai fini sa vie dans un monastère argentin, loin de toute extradition, tandis que son compère est retourné de l’autre côté des Alpes pour y réparer des télés. Et le journaliste qui a révélé toute l’affaire dans tout ça ? Bah, il s’appelle Pierre Péan, et demeure en 2013 un des meilleurs journalistes français d’investigation, il œuvre toujours pour le Canard.
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il paraît qu'il faut que tt le monde vive .Franchement je n'en vois pas l'utilité pour certains .
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Re: L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort du Covid-19 à 94 ans

Message par vivarais »

il est nacrant que l'on apprenne les choses positives que les personnes ont faites qu'après leur mort
peut être à cause des racleurs de fond de poubelles qui s'évertuent à énumérer que des choses qui à leur opinion sont négatives
pour les avions renifleurs, est ce réellement giscard qui les a demandé
je rappelle que du temps de giscard , il y avait une séparation entre le rôle du président de la république et le role du gouvernement (premier ministre)
Giscard n'est jamais venu imposer une décision en politique intérieure ; ni annulée une décision prise en conseil des ministres
il restait dans son rôle "la politique extérieure
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