Yaroslav a écrit : 25 octobre 2025 16:57
Once a écrit : 25 octobre 2025 16:44
Comme la grande majorité des intervenants qui découvrent le conflit à partir du 7 octobre, vous êtes bloqué à cette seule date et vous êtes dans l'histoire immédiate. Ce n'est pas mon approche dans la longue histoire de ce conflit.
Non pas vraiment, même si le 7 octobre représente incontestablement un tournant majeur.
Je ne vous ai jamais lu ne serait-ce que faire le lien entre la colonisation israélienne et la responsabilité des pays arabes au travers des multiples guerres israélo-arabes (à l'initiative systématique des pays arabes) malgré le plan de partage voté à l'ONU. Mais ça, non plus... Vous préférez mettre cette responsabilité sur l'existence même de l'état d'Israël qui est selon vous la faute originelle (énième point de désaccord).
La guerre des six jours en 1967 était bien à l’initiative d'Israël... Soit.
J'ai l'impression que vous projetez des opinions sur ceux qui vous contredisent ou qui essaient d'apporter des nuances. Je pense qu'aussi bien pour vous, pour moi, que pour Once, on a dépassé le stade de questionner l'existence d'Israël. Je pense, j'espère, que nous tous ici acceptons le droit d'existence d'un état d'Israël. Le cœur du conflit aujourd'hui, à mon avis, réside plutôt dans la question des conditions : d'une part, les conditions de l'existence de l'état d'Israël, d'autre part les conditions de l'existence d'un état palestinien. Israël n'a jamais voulu accepter l'existence d'un état palestinien. Le Hamas a toujours voulu éradiquer un état Israélien. Voilà, le cœur du conflit : deux positions irréconciliables.
Oui, il faut écarter le Hamas du pouvoir à Gaza et de tout avenir éventuel dans la gestion de Gaza et/ou de Cisjordanie. Mais, au même titre, on pourrait réclamer l'éviction de tout gouvernement israélien qui ne souhaite pas une solution, mais qui revendique ouvertement l'annexion des territoires palestiniens. On en est là !
L'origine du conflit se trouve dans le fait que les Palestiniens de la Palestine mandataire lors du mandat britannique, n'ont pas été impliqué dans le partage du territoire proposé par la résolution 181 de l'ONU. Résolution qui est le résultat d'un esprit colonialiste qui régnait encore à cet époque. Forcément, les Arabes, habitants de ces territoires, n'étaient pas d'accord à devoir laisser leurs terres à des nouveaux venus. Nous ne le serions pas non plus si on nous imposerait de céder une partie de la France à n'importe quel autre pays.
Surtout, la violence qui a accompagné cette décision imposée - ce que les Palestiniens appellent le Nakba - a générée des contre-mouvements : de la résistance, mais aussi du terrorisme. Le Hamas est issu de cette volonté de résister au moment de la première intifada : des pierres contre des chars, un pouvoir palestinien peu puissant, peu efficace et sans doute aussi gangrené par la corruption ; le lit du Hamas était fait.
Entre-temps, après la guerre des six jours, l'ONU a essayé de "colmater" autant que possible, avec la résolution 242, confirmant les frontières de 1948 (violées par cette guerre) et interdisant les colonisations. Depuis, Israël a tout fait pour ne pas respecter cette résolution, ni les suivantes. Israël, à maintes reprises, s'est mis à faux du droit international. Là, on parle d'un pays démocratique, pas d'une organisation terroriste comme le Hamas, créé en 1987.
Sous Sharon, et notamment sous Netanyahou, les colonisations en Cisjordanie ont pris un envol sans précédent, les expulsion de Palestiniens de leurs maison en Jérusalem Est pareil. Tout le contraire des résolutions des Nations unis.
Quand il y un pays qui suffoque et opprime les populations de territoires qu'il occupe, il faut pas s'étonner que ces populations réagissent. Que ce soit par des pierres contre des chars ou des attaques terroristes, c'est le choix des gens opprimés. La résistance, ça se comprend, ça se justifie. Le terrorisme, on peut l'expliquer, mais on ne peut jamais le justifier. C'est en quoi le Hamas ne devrait pas jouer un rôle dans quelconque avenir d'un éventuel état palestinien. Mais n'oublions pas que le gouvernement d'Israël actuel a créé beaucoup de haine envers lui avec les massacres qu'il a fait subir au populations palestiniens et en autorisant la colonisation effrénée de la Cisjordanie.
Alors, le Hamas, n'est qu'un acteur dans tout ce bordel : il faut l'écarter, l'éliminer, mais au même titre faut-il écarter les
phalanges fascistes qui dominent le gouvernement actuel d'Israël et qui ne cherchent aucun accord, quel qu'il soit, en vue d'un état palestinien ou d'une quelconque résolution du conflit autre que par le nettoyage ethnique.