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Il y a un an, Mohamed Merah

Posté : 10 mars 2013 12:53
par sacamalix
Toulouse et Montauban vivront ces prochains jours dans le souvenir de cette semaine de mars 2012 où Mohamed Merah a semé l'horreur, avec dès lundi des hommages rendus à la première victime du «tueur au scooter», le parachutiste Imad Ibn Ziaten.

Le 11 mars 2012, le jeune militaire du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP) tombait à Toulouse sous les balles d'un assassin anonyme qui devait se révéler un tueur déterminé, Mohamed Merah. Lundi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian présidera près de Toulouse, au 1er RTP, la cérémonie de remise de la Légion d'honneur à titre posthume à l'adjudant, «mort pour le service de la Nation».

Un peu plus tôt, une plaque commémorative en hommage au parachutiste sera dévoilée par le maire de Toulouse Pierre Cohen en présence des parents de la victime sur les lieux du drame. Et la semaine se terminera par une marche blanche le dimanche 17 mars à Toulouse. Imad Ibn Ziaten avait pris rendez-vous avec un acheteur potentiel via un site Internet sur lequel le soldat avait mis en vente sa moto, précisant qu'il était militaire.

A la découverte du meurtre, la police judiciaire est chargée de l'enquête, pour un fait divers qui n'a alors qu'une résonance locale. Selon la famille Ibn Ziaten, les enquêteurs s'orientent vers un règlement de comptes lié à un trafic de drogue. Mais la hiérarchie militaire insiste, elle, sur l'exemplarité de la victime.

Ce 11 mars 2012, révèle la vidéo du crime filmé par Mohamed Merah, celui-ci, venu au rendez-vous en scooter, demande à Imad s'il est «à l'armée», s'il est «militaire». Puis il lui lance: «Mets-toi à plat-ventre. Je rigole pas, mets-toi à plat-ventre».

Il sort alors une arme, avant de la pointer sur sa future victime. «Tu ranges ça tout de suite», réagit Imad. «Je ne me mettrai pas à plat ventre. Tu dégages. Je ne me mettrai pas à plat ventre, je reste». Merah réitère son ordre, le militaire lui fait front, une détonation retentit. La victime s'écroule. «Au nom d'Allah est grand», dit plusieurs fois Merah en réarmant son arme. Nouvelle détonation...

Il est 16H04 quand Merah repart à toute allure.

Le 15 mars, deux autres parachutistes, Abel Chennouf et Mohamed Legouade sont tués à Montauban par un homme à scooter avec une arme de calibre 11,43, la même que pour le premier meurtre. Une chasse à l'homme est alors engagée et conduira les enquêteurs à remonter la piste de Merah. Mais ils perdront la terrible course contre la montre: Merah aura eu le temps, le 19, de tuer Jonathan Sandler, ses deux fils et une fillette du collège juif Ozar Hatorah.

L'Islam est pour la paix. On ne mélange pas l'Islam avec la haine

Il tombera finalement le 22 mars sous les balles du Raid. Latifa Ibn Ziaten, la mère d'Imad, s'est toujours refusée à mettre en cause la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui n'aurait pas suffisamment surveillé Mohamed Merah.

«Je ne peux pas dire que les policiers ou les autorités n'ont pas fait leur travail», a-t-elle déclaré à plusieurs reprises. Elle s'est engagée immédiatement dans la lutte pour la défense d'un islam sans violence, allant à la rencontre des jeunes des quartiers, puis créant une association et écrivant un livre, martelant son message: «L'Islam est pour la paix, l'amour, le partage, le respect. On ne mélange pas l'Islam avec la haine».

Lundi, elle reviendra sur les lieux de l'assassinat de son fils, et participera en fin de semaine à la marche blanche, musulmane aux côtés des organisations juives qui défileront en souvenir des sept victimes de Merah.

Cette marche, rappelle la présidente régionale du Conseil représentatif des institutions Juives de France (Crif) à Toulouse, Nicole Yardeni, «n'est pas seulement un hommage aux victimes. Elle représente une nécessité que nous ressentons tous, celle d'aller vers un Printemps de la République».

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 30 avril 2013 19:45
par sacamalix
« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la securité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut designée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e compagnie, forte de trois officiers et soixante deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorite du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2 000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.

À midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi a ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : « Rendez-vous ! »

« Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes.

« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! », répond l’officier.

Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :

« Ils furent ici moins de soixante
opposés à toute une armée,
sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
abandonna ces soldats Français
le 30 avril 1863.
à leur mémoire, la patrie éleva ce monument »

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes. »
C'est en lisant ce texte que la Légion Etrangère commémore la bataille de Camerone, point de départ de la tradition de l'Arme.
C'était il y a 150 ans.

60 ans le 7 !

Posté : 06 mai 2013 17:24
par mordred
Bon anniversaire, Franck !!! :D



Je préfère Fredo. :XD:


Re: 60 ans le 7 !

Posté : 07 mai 2013 06:59
par Crapulax
Franck Michael,c'est comme HFT,il a vendu une masse d'albums en marge du "système commercial".

Re: 60 ans le 7 !

Posté : 07 mai 2013 13:03
par Jarod1
Belle teinture. :XD:

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 08 mai 2013 07:49
par sacamalix
Le 8 mai 1945 est la date de deux événements historiques marquants :

- La victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l'annonce de la capitulation de l'Allemagne. Ce jour est appelé par les Anglophones le « V-E Day » pour « Victory in Europe Day (en) ».
- Les massacres de Sétif et Guelma en Algérie.
Et au passage, c'est aussi les 2 ans de mon fils aujourd'hui :icon_winks: :lol:

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 08 mai 2013 08:37
par tisiphoné
sacamalix a écrit : Et au passage, c'est aussi les 2 ans de mon fils aujourd'hui :icon_winks: :lol:
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je préfère souhaiter l'anni de ton bambin ;) :cool:

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 08 mai 2013 20:08
par Eve
Bon anniversaire petit sacamalix :content12

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 09 mai 2013 07:33
par sacamalix
tisiphoné a écrit : Image
je préfère souhaiter l'anni de ton bambin ;) :cool:
Eve a écrit :Bon anniversaire petit sacamalix :content12
Je transmet (et il a beaucoup aimé l'image de Tisi :D )

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 09 mai 2013 07:37
par Eve
Bonjour Sacamalix ;) bisous au petit sacamalix

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 09 mai 2013 10:53
par durdur1
bon anniversaire à sacamalix junior ;)

Gregory Lemarchal.

Posté : 12 mai 2013 15:44
par mordred
Il était beau, jeune, talentueux sans doute. Il avait une jolie copine (Karine Ferri). Mais il était malade.
Gregory Lemarchal aurait eu 30 ans demain.


Re: Gregory Lemarchal.

Posté : 13 mai 2013 08:11
par Samir
Aurait eu... :roll:

On peut aller loin à partir de là !

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 17 mai 2013 08:42
par avrilou
Toi oui mais pas lui!
:(

Re: l'éphéméride de l'année interaldienne

Posté : 17 mai 2013 14:26
par Jarod1
Mais ça, c'était avant.

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