Re: #2 Elections européennes 2024 : les débats politiques
Posté : 27 mai 2024 23:12
Marion maréchal toujours à l’ouest….qui colporte des choses fausses….
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Macron a fait la même qu'avec Loiseau, elle n'a pas le profil pour être tête de liste.coincetabulle a écrit : 27 mai 2024 23:28 celle qui a la palme c'est valérie hayer. on dirai un lapin pris dans les phares d'une bagnole. mais que vient elle faire dans cette galère![]()
trop de surlignage et de fluo, tue l'effet recherché, c'est fatiguant à lire.Corvo a écrit : 28 mai 2024 07:11 Elections européennes 2024 : 27 questions pas si bêtes sur l'UE et le scrutin du 9 juin
Influence, fonctionnement, rémunération, lobbys… Franceinfo répond aux questions que vous vous posez peut-être, et à d’autres, sur ce scrutin
Au hasard :
16 -L'extrême droite peut-elle être majoritaire au Parlement européen après les élections de juin ?
Une élection n'est jamais jouée d'avance, mais cela ne devrait pas être le cas, si l'on en croit les estimations réalisées au niveau européen, notamment par la plateforme Europe Elects. L'élection étant organisée à la proportionnelle dans 27 pays différents, il est très difficile pour une famille politique d'obtenir la majorité des sièges. Cela n'est d'ailleurs jamais arrivé dans l'histoire du Parlement européen. Les partis d'extrême droite devraient cependant connaître une forte progression, notamment en France, où le RN est crédité de 30% des intentions de vote dans les sondages. Une situation qui a poussé la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à laisser la porte ouverte à une collaboration avec l'un des deux groupes d'extrême droite du Parlement, selon le site d'information Euractiv.
18- Les résultats des élections européennes peuvent-ils avoir des conséquences politiques en France ?
Les partis politiques français ont tendance à nationaliser les enjeux du scrutin et à en faire un vote pour ou contre le gouvernement. Le chef de file du RN, Jordan Bardella, a ainsi déjà réclamé la dissolution de l'Assemblée nationale en cas de mauvais score du camp présidentiel le 9 juin. Une opinion partagée par près de la moitié des Français (46%), selon un sondage Elabe pour BFMTV publié fin avril.
Si cette option est évidemment repoussée par l'exécutif, un mauvais score de la liste Renaissance risquerait d'affaiblir Emmanuel Macron. Côté RN, une forte poussée conforterait le parti dans la perspective de la présidentielle de 2027. Les différents partis de gauche pourraient, eux aussi, être tentés de tirer des conclusions sur la force dominante en prévision des prochaines échéances électorales.
19- Pourquoi le RN fait-il de très bons scores aux européennes ?
La première explication tient à la nature du scrutin. Les eurodéputés étant élus à la proportionnelle, le Rassemblement national est représenté en fonction de son poids réel lors du vote (18 sièges sur les 79 alloués à la France actuellement). Le RN bénéficie également de la nationalisation des enjeux du scrutin et de la volonté d'une partie des électeurs de sanctionner la politique d'Emmanuel Macron. Une stratégie assumée par le parti d’extrême droite.
https://www.francetvinfo.fr/elections/e ... 57594.html
dejà vos chiffres sont faux ce n'est pas 79 mais 81 députés françaisCorvo a écrit : 28 mai 2024 07:11 Elections européennes 2024 : 27 questions pas si bêtes sur l'UE et le scrutin du 9 juin
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Au hasard :
16 -L'extrême droite peut-elle être majoritaire au Parlement européen après les élections de juin ?
Une élection n'est jamais jouée d'avance, mais cela ne devrait pas être le cas, si l'on en croit les estimations réalisées au niveau européen, notamment par la plateforme Europe Elects. L'élection étant organisée à la proportionnelle dans 27 pays différents, il est très difficile pour une famille politique d'obtenir la majorité des sièges. Cela n'est d'ailleurs jamais arrivé dans l'histoire du Parlement européen. Les partis d'extrême droite devraient cependant connaître une forte progression, notamment en France, où le RN est crédité de 30% des intentions de vote dans les sondages. Une situation qui a poussé la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à laisser la porte ouverte à une collaboration avec l'un des deux groupes d'extrême droite du Parlement, selon le site d'information Euractiv.
18- Les résultats des élections européennes peuvent-ils avoir des conséquences politiques en France ?
Les partis politiques français ont tendance à nationaliser les enjeux du scrutin et à en faire un vote pour ou contre le gouvernement. Le chef de file du RN, Jordan Bardella, a ainsi déjà réclamé la dissolution de l'Assemblée nationale en cas de mauvais score du camp présidentiel le 9 juin. Une opinion partagée par près de la moitié des Français (46%), selon un sondage Elabe pour BFMTV publié fin avril.
Si cette option est évidemment repoussée par l'exécutif, un mauvais score de la liste Renaissance risquerait d'affaiblir Emmanuel Macron. Côté RN, une forte poussée conforterait le parti dans la perspective de la présidentielle de 2027. Les différents partis de gauche pourraient, eux aussi, être tentés de tirer des conclusions sur la force dominante en prévision des prochaines échéances électorales.
19- Pourquoi le RN fait-il de très bons scores aux européennes ?
La première explication tient à la nature du scrutin. Les eurodéputés étant élus à la proportionnelle, le Rassemblement national est représenté en fonction de son poids réel lors du vote (18 sièges sur les 79 alloués à la France actuellement). Le RN bénéficie également de la nationalisation des enjeux du scrutin et de la volonté d'une partie des électeurs de sanctionner la politique d'Emmanuel Macron. Une stratégie assumée par le parti d’extrême droite.
https://www.francetvinfo.fr/elections/e ... 57594.html
Mes chiffres ?...vivarais a écrit : 28 mai 2024 07:47dejà vos chiffres sont faux ce n'est pas 79 mais 81 députés françaisCorvo a écrit : 28 mai 2024 07:11 Elections européennes 2024 : 27 questions pas si bêtes sur l'UE et le scrutin du 9 juin
Influence, fonctionnement, rémunération, lobbys… Franceinfo répond aux questions que vous vous posez peut-être, et à d’autres, sur ce scrutin
Au hasard :
16 -L'extrême droite peut-elle être majoritaire au Parlement européen après les élections de juin ?
Une élection n'est jamais jouée d'avance, mais cela ne devrait pas être le cas, si l'on en croit les estimations réalisées au niveau européen, notamment par la plateforme Europe Elects. L'élection étant organisée à la proportionnelle dans 27 pays différents, il est très difficile pour une famille politique d'obtenir la majorité des sièges. Cela n'est d'ailleurs jamais arrivé dans l'histoire du Parlement européen. Les partis d'extrême droite devraient cependant connaître une forte progression, notamment en France, où le RN est crédité de 30% des intentions de vote dans les sondages. Une situation qui a poussé la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à laisser la porte ouverte à une collaboration avec l'un des deux groupes d'extrême droite du Parlement, selon le site d'information Euractiv.
18- Les résultats des élections européennes peuvent-ils avoir des conséquences politiques en France ?
Les partis politiques français ont tendance à nationaliser les enjeux du scrutin et à en faire un vote pour ou contre le gouvernement. Le chef de file du RN, Jordan Bardella, a ainsi déjà réclamé la dissolution de l'Assemblée nationale en cas de mauvais score du camp présidentiel le 9 juin. Une opinion partagée par près de la moitié des Français (46%), selon un sondage Elabe pour BFMTV publié fin avril.
Si cette option est évidemment repoussée par l'exécutif, un mauvais score de la liste Renaissance risquerait d'affaiblir Emmanuel Macron. Côté RN, une forte poussée conforterait le parti dans la perspective de la présidentielle de 2027. Les différents partis de gauche pourraient, eux aussi, être tentés de tirer des conclusions sur la force dominante en prévision des prochaines échéances électorales.
19- Pourquoi le RN fait-il de très bons scores aux européennes ?
La première explication tient à la nature du scrutin. Les eurodéputés étant élus à la proportionnelle, le Rassemblement national est représenté en fonction de son poids réel lors du vote (18 sièges sur les 79 alloués à la France actuellement). Le RN bénéficie également de la nationalisation des enjeux du scrutin et de la volonté d'une partie des électeurs de sanctionner la politique d'Emmanuel Macron. Une stratégie assumée par le parti d’extrême droite.
https://www.francetvinfo.fr/elections/e ... 57594.html
ensuite avec 34 % ce n'est pas 19 députés qu'il obtiendra mais entre 30 et 37
Comme je l'ai expliqué comment se faisait la répartition ce n'est pas 34 % des 81 députés car tous les partis qui feront moins de 5 % n'auront pas de députés et ce delta des 5% sera réparti au prorata pour ceux qui auront fait plus de 5 %
Demandez à votre copain uburoi de vous expliquer si toutefois il sait car c'es la même chose pour les élections européennes où le droit à la représentativité a été fixé à un minima de 10 % des votes
A part médire sur le RN vous n'y connaissez rien au déroulement d'une élection à la proportionnelle qui n'est pas comme une à 2 tours à la majorité absolue où pour etre élus il faut avoir plus de 50 % pour 2 candidat , ou les score le plus élevé en cas de 3 candidats
Alors continuez à médire sur le RN comme macron "ce qui ne changera rien aux votes
Et laissez ce qui savent parler du déroulement du vote et du résultat du scrutin
Parmi les 38 listes les à maxima la somme de % de ceux qui feront moins de 5 % ce sera le nombre de députés que les listes au dessus de 5 % devront se répartir au prorata
La somme de -5 % etant X le chiffre sera selon la formule comme suit
81/100 x X
00:00 À retenir
Ce qu’il faut retenir du débat
A moins de deux semaines des élections européennes, les huit principales têtes de liste ont de nouveau débattu ensemble lundi soir sur BFM-TV/RMC, pendant plus de trois heures.
D’abord interrogés sur la question du pouvoir d’achat, chacun a plaidé en faveur de mesures visant à faire baisser les factures des Français, le débat tournant vite sur la question de l’énergie. François Xavier-Bellamy (LR) a notamment plaidé en faveur d’un « programme nucléaire nouveau à l’échelle européenne », tandis que Manon Aubry( LFI) comme Léon Deffontaines (PCF) pour sortir du marché européen de l’électricité. Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) a, lui, souhaité un « impôt sur les plus hauts patrimoines » en Europe tandis que Marie Toussaint a défendu un « ISF climatique » européen.
Sur la question environementale, qu’ils ont abordé après s’être écharpé sur la situation des agriculteurs en Europe, Marie Toussaint (EELV) a notamment accusé la droite de « vouloir mettre à la poubelle le Pacte vert », tandis que Valérie Hayer (Renaissance) a défendu l’interdiction progressive des véhicules thermiques neufs à parti de 2035, rappelant qu’« il y aura toujours un marché de l’occasion ». Sur ce sujet, Léon Deffontaines a demandé une « clause de revoyure » tandis que les candidats de la droite et l’extrême droite s’y sont opposés.
Sur les dossiers internationaux, Marion Maréchal (Reconquête !) a déclaré ne pas vouloir « faire la guerre à la place » de l’Ukraine, tandis que Raphaël Glucksmann a appelé à « faire bien plus » pour aider Kiev face à Moscou. En refusant de répondre clairement à la question de l’utilisation des missiles sur le sol russe ou à celle de l’envoi de troupes en Ukraine, Mme Hayer balaie : « Je ne suis pas experte. » Concernant la reconnaissance de la Palestine, Manon Aubry, Marie Toussaint et Raphaël Glucksmann s’y sont dits favorables, tandis que Valérie Hayer a estimé que « les conditions ne sont pas réunies » (contrairement au numéro 2 sur sa liste).
Enfin, sur l’immigration, François-Xavier Bellamy s’est dit favorable à la construction d’« infrastructures physiques » aux frontières de l’Europe, Jordan Bardella et Marion Maréchal ont plaidé pour une politique d’extrême fermeté, tandis que les candidats de gauche ont défendue une politique d’accueil et pour certains de régularisation des travailleurs clandestins.
vous citez le chiffre de 19 alors que le nombre élus en 2019 était le plus élevé 23Corvo a écrit : 28 mai 2024 08:10Mes chiffres ?...vivarais a écrit : 28 mai 2024 07:47
dejà vos chiffres sont faux ce n'est pas 79 mais 81 députés français
ensuite avec 34 % ce n'est pas 19 députés qu'il obtiendra mais entre 30 et 37
Comme je l'ai expliqué comment se faisait la répartition ce n'est pas 34 % des 81 députés car tous les partis qui feront moins de 5 % n'auront pas de députés et ce delta des 5% sera réparti au prorata pour ceux qui auront fait plus de 5 %
Demandez à votre copain uburoi de vous expliquer si toutefois il sait car c'es la même chose pour les élections européennes où le droit à la représentativité a été fixé à un minima de 10 % des votes
A part médire sur le RN vous n'y connaissez rien au déroulement d'une élection à la proportionnelle qui n'est pas comme une à 2 tours à la majorité absolue où pour etre élus il faut avoir plus de 50 % pour 2 candidat , ou les score le plus élevé en cas de 3 candidats
Alors continuez à médire sur le RN comme macron "ce qui ne changera rien aux votes
Et laissez ce qui savent parler du déroulement du vote et du résultat du scrutin
Parmi les 38 listes les à maxima la somme de % de ceux qui feront moins de 5 % ce sera le nombre de députés que les listes au dessus de 5 % devront se répartir au prorata
La somme de -5 % etant X le chiffre sera selon la formule comme suit
81/100 x X
c'est sure avec l'intervention de macron cela aussi va changer le résultat du scrutinCorvo a écrit : 28 mai 2024 08:26 Caméléon un jour...extrême droite toujours.
ÉLECTIONS EUROPÉENNES : LA CAMÉLÉON MELONI
Il y avait un adage, plutôt qu’une véritable analyse, qui disait que l’Italie devançait toujours la France en termes de tendances ou évènements politiques. Voilà maintenant des années que l’extrême-droite dirige ou co-dirige la péninsule alors qu’en France, elle semble se heurter systématiquement à un plafond de verre électoral. Jusqu’à quand ?
Comme en France le RN, « Fratelli d’Italia » est donné largement en tête des sondages européennes de l’autre côté des Alpes. Comme Jordan Bardella, Giorgia Meloni semble nourrir moins de griefs qu’auparavant envers le système bruxellois. Démagogisme électoral quand tu nous tiens… Pour l’heure la comparaison s’arrête là. Alors, oublions la France et allons jeter un œil dans la campagne de Giorgia Meloni, au regard du programme gouvernemental qu’elle applique en Italie.
Main tendue et modération
La Première Ministre italienne a su se faire accepter dans les hautes sphères européennes, tout en ne donnant pas l’impression à son électorat intérieur de le trahir. Et comme Ursula Von Der Leyen a besoin de tous les appuis possibles et inimaginables à droite pour garder son siège, elle est prête à toutes les alliances et à toutes les amnésies… Et pour lui faciliter cette politique de la main tendue, la leader des « frères d’Italie » a même su s’aligner sur des majorités plus modérées pour donner le change.
Mais pendant ce temps-là, dans son pays, la politique adoptée envers les migrants n’a jamais été aussi dure. La défense de la famille traditionnelle passe par des procès pour retirer le statut de mère aux femmes lesbiennes. L’équivalent du RSA dans la péninsule a été tout simplement supprimé. La télévision publique, la RAI, est muselée par la censure ou les pressions quotidiennes.
Une union des droites européennes
Pour revenir à la position européenne de la chef d’État italienne, qu’en est-il de ses amis embrassants, comme Victor Orban par exemple ? La présidente du conseil italien n’hésite pas à jouer la médiatrice entre lui et les autres membres de l’UE. Quant aux sommets réunissant les chefs d’état du continent, Meloni y est désormais considérée comme tout un chacun et n’hésite plus à s’afficher comme la tête de file d’une union des droites européennes.
Autrement dit, elle voudrait appliquer à l’UE sa recette nationale à travers une grande alliance de l’extrême droite au centre droit. Le RN de Marine Le Pen y serait évidemment le bienvenu. Mais cette coalition de droite est loin d’être faite tant le Rassemblement National comme La Ligue, l’autre parti d’extrême droite italien de Matteo Salvini sont opposés frontalement au Parti Populaire Européen dont se rapproche inexorablement Meloni.
Un scrutin en trompe-l’œil
Mais une fois encore, ne nous trompons pas. Les caméléons que sont devenus Georgia Meloni et Marine Le Pen n’ont pas véritablement d’objectifs européens. Pour elles, cette campagne est avant tout nationale. Meloni veut asseoir sa suprématie de l’autre côté des Alpes et valider une réforme constitutionnelle qui lui donnerait plus de pouvoir. Le Pen veut s’en faire une rampe de lancement pour la Présidentielle. Caméléons jusqu’au bout y compris dans les scrutins.
https://www.radici-press.net/elections- ... on-meloni/
J'imagine Poutine et Xi Jiping en train de regarder ce débat...
détrompez vous ,, les propos sur la défense Européenne ont bien fait bouger des lignes ,, ainsi que le jugement porté sur la conduite à tenir envers les russesvivarais a écrit : 28 mai 2024 09:29c'est sure avec l'intervention de macron cela aussi va changer le résultat du scrutinCorvo a écrit : 28 mai 2024 08:26 Caméléon un jour...extrême droite toujours.
ÉLECTIONS EUROPÉENNES : LA CAMÉLÉON MELONI
Il y avait un adage, plutôt qu’une véritable analyse, qui disait que l’Italie devançait toujours la France en termes de tendances ou évènements politiques. Voilà maintenant des années que l’extrême-droite dirige ou co-dirige la péninsule alors qu’en France, elle semble se heurter systématiquement à un plafond de verre électoral. Jusqu’à quand ?
Comme en France le RN, « Fratelli d’Italia » est donné largement en tête des sondages européennes de l’autre côté des Alpes. Comme Jordan Bardella, Giorgia Meloni semble nourrir moins de griefs qu’auparavant envers le système bruxellois. Démagogisme électoral quand tu nous tiens… Pour l’heure la comparaison s’arrête là. Alors, oublions la France et allons jeter un œil dans la campagne de Giorgia Meloni, au regard du programme gouvernemental qu’elle applique en Italie.
Main tendue et modération
La Première Ministre italienne a su se faire accepter dans les hautes sphères européennes, tout en ne donnant pas l’impression à son électorat intérieur de le trahir. Et comme Ursula Von Der Leyen a besoin de tous les appuis possibles et inimaginables à droite pour garder son siège, elle est prête à toutes les alliances et à toutes les amnésies… Et pour lui faciliter cette politique de la main tendue, la leader des « frères d’Italie » a même su s’aligner sur des majorités plus modérées pour donner le change.
Mais pendant ce temps-là, dans son pays, la politique adoptée envers les migrants n’a jamais été aussi dure. La défense de la famille traditionnelle passe par des procès pour retirer le statut de mère aux femmes lesbiennes. L’équivalent du RSA dans la péninsule a été tout simplement supprimé. La télévision publique, la RAI, est muselée par la censure ou les pressions quotidiennes.
Une union des droites européennes
Pour revenir à la position européenne de la chef d’État italienne, qu’en est-il de ses amis embrassants, comme Victor Orban par exemple ? La présidente du conseil italien n’hésite pas à jouer la médiatrice entre lui et les autres membres de l’UE. Quant aux sommets réunissant les chefs d’état du continent, Meloni y est désormais considérée comme tout un chacun et n’hésite plus à s’afficher comme la tête de file d’une union des droites européennes.
Autrement dit, elle voudrait appliquer à l’UE sa recette nationale à travers une grande alliance de l’extrême droite au centre droit. Le RN de Marine Le Pen y serait évidemment le bienvenu. Mais cette coalition de droite est loin d’être faite tant le Rassemblement National comme La Ligue, l’autre parti d’extrême droite italien de Matteo Salvini sont opposés frontalement au Parti Populaire Européen dont se rapproche inexorablement Meloni.
Un scrutin en trompe-l’œil
Mais une fois encore, ne nous trompons pas. Les caméléons que sont devenus Georgia Meloni et Marine Le Pen n’ont pas véritablement d’objectifs européens. Pour elles, cette campagne est avant tout nationale. Meloni veut asseoir sa suprématie de l’autre côté des Alpes et valider une réforme constitutionnelle qui lui donnerait plus de pouvoir. Le Pen veut s’en faire une rampe de lancement pour la Présidentielle. Caméléons jusqu’au bout y compris dans les scrutins.
https://www.radici-press.net/elections- ... on-meloni/![]()
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