jeandu53 a écrit : 05 juin 2026 09:43
Aucun parti n'est impartial. Je dirais même que tous les partis sont partiaux. Parti, partial : notez bien qu'il s'agit de la même étymologie...
LFI n'est pas impartial non plus, ils défendent leur clientèle électorale, vous l'avez vous-même dit quand je leur reprochais de vouloir opposer les Français selon leur origine ethnique.
Donc je maintiens ce que je dis : pour moi, le sujet, ce n'est pas le RN, pas la gauche, pas la droite, mais comment on traite les plaintes pour violences sexuelles en général (et pédophilie en particulier). Je note que vous n'avez pas grand-chose à dire sur cette question, et mais beaucoup plus de choses à dire sur le RN (et là encore, en dissertant sur le RN, vous faites, vous aussi, preuve de l'indignation sélective que vous reprochez aux autres).
Je n'ai pas l'indignation sélective, c'est faux sinon, je l'aurai à chaque post sur n'importe quel sujet, ce qui n'est pas le cas.
Je parle du RN parce que sa posture m'a sauté aux yeux, c'est tout. Et j'en ai fait un post, c'est tout.
J'ai été étonné d'entendre le RN réagir immédiatement face aux meurtres de Victorine et de Lola, et resté silencieux face à celui de Lyhannah. Pourtant, ces drames sont les mêmes : le meurtre d'une jeune fille, mineure ou non.
Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à pointer cette différence de traitement.
Quand au drame en lui-même, voici la suite :
"Y a-t-il eu des failles dans le suivi judiciaire de Jérôme Barella ? Cet homme de 41 ans est le principal suspect dans l'affaire de la disparition de Lyhanna, cette collégienne qui n'a plus donné signe de vie depuis le 29 mai à Fleurance, dans le Gers. Père de famille, le quadragénaire a été mis en examen pour l'enlèvement et la séquestration de la préadolescente.
Avant cette affaire, il avait été visé par au moins cinq procédures concernant des violences sexuelles sur des mineures, a confirmé, mercredi 3 juin, la procureure d'Auch. Deux d'entre elles avaient été classées sans suite, a précisé la magistrate, qui a retracé les procédures par ordre chronologique lors d'un point presse.
Ainsi, quand Lyhanna disparaît, une enquête visant Jérôme Barella est déjà en cours. Elle a été ouverte à la suite d'une plainte pour viols sur mineure, déposée le 22 août 2025 à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), où la famille venait d'emménager. Cinq jours plus tard, une enfant de 10 ans est entendue par les enquêteurs, dans une "salle Mélanie", spécifiquement conçue pour aider les enfants victimes de violences sexuelles à témoigner. Elle y dénonce des faits de viol commis entre septembre 2024 et mai 2025, au domicile de Jérôme Beralla, à Montestruc-sur-Gers.
Une insuffisance de moyens dénoncée
Lorsque des faits de nature criminelle sur un mineur, comme un viol, sont signalés, les enquêteurs doivent en principe en référer, par téléphone, au magistrat de permanence au parquet de la juridiction, ou au référent de la section des mineurs du parquet compétent. Cela a-t-il été fait dans le cadre de la plainte déposée à l'été 2025 ? C'est l'enquête administrative, annoncée mercredi par le ministre de l'Intérieur, confiée à l'Inspection générale de la justice et à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale, qui le déterminera.
"C'est le cas dans un monde idéal", réagit auprès de franceinfo Lucia Argibay, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (SM), qui ne souhaite pas s’exprimer sur un dossier en cours, mais de manière générale. "Mais au vu du faible nombre de magistrats et d'enquêteurs, il est fréquent qu'au moment du dépôt de plainte, le parquet ne soit pas avisé." "Nous sommes coincés par le nombre d'heures que nous avons par jour et par le nombre de personnels disponibles pour réaliser ces enquêtes", abonde Manon Lefebvre, autre secrétaire nationale du SM.
"Il y a quatre fois moins de procureurs en France qu'en Europe", dénonce de son côté Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des magistrats sur franceinfo. "Nous avons massivement augmenté les moyens de la justice depuis neuf ans, mais de toute évidence, il faudra aller au-delà", a reconnu, jeudi matin, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Signe de l'importance politique prise par la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la tenue d'une réunion vendredi avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice "pour un point de situation dans l'affaire Lyhanna", a fait savoir Matignon jeudi."
https://www.franceinfo.fr/faits-divers/ ... 45030.html
Il y eu possiblement eu un dysfonctionnement au niveau des procédures, mais pour quelles raisons ?
- parole de l'enfant pas assez entendu ?
- peu de moyen financiers envers la magistrature, entraînant des délais de traitement trop long ?
Malheureusement, il faut toujours qu'il y ait des drames pour qu'il y ait réaction, et pour n'importe quelle affaire : des routes accidentogènes, des récidivistes relâchés, etc.
Faudrait-il revoir tout le système judiciaire ? Je ne suis pas calée en la matière et je n'ai pas d'élément de réponse. Dans tous les cas, une enquête doit être faite afin de voir s'il y a eu dysfonctionnement de l'Etat ou non.