Bayrou drague les profs...
Posté : 04 février 2012 14:26
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Un ministre fait en grande partie ce qu'on lui dit de faire.... D'ailleurs, il n'a pas démissionné pour cette raison ???véra a écrit : Bayrou n'est pas un jeune perdreau, il a été ministre de l'EN et à cette époque, il a voulu favorisé plus le privé au public, et il a eu droit à une manif énooorme !!Alors...blabla et blabla !!!!
Il l'a martelé dès la fin de l'été. Le programme de François Bayrou suit trois axes, résumés en une assonance : "instruire", "produire", "construire".
Depuis son entrée en campagne, le candidat centriste s'est concentré sur le "produire en France". Place, en ce samedi 4 février, à la deuxième phase. A la Maison de la chimie, à Paris, le président du MoDem a dévoilé les grandes lignes de son programme consacrées à l'éducation.
Pour M. Bayrou, l'affaire est importante. Il avait su, en 2007, se faire une belle place dans l'électorat enseignant. Il lui faut, cinq ans plus tard, la reconquérir. Ce qui n'est pas évident. "L'électorat enseignant est traditionnellement à gauche, mais pas acquis au PS. En 2007, Ségolène Royal avait braqué beaucoup de monde, et François Bayrou en avait profité. Il n'est pas sûr que ce soit aussi simple avec François Hollande", observe Jérôme Fourquet, l'un des responsables du pôle opinion de l'IFOP. Même constat chez Jean-Luc Bennahmias, vice-président du MoDem. "J'ai l'intuition qu'il y a là un électorat à reconquérir", estime-t-il.
Samedi, M. Bayrou, qui fut, après des débuts difficiles (échec de la réforme de la loi Falloux), un ministre de l'éducation nationale (1993-1997) plutôt apprécié, même s'il fut raillé pour son immobilisme par ses contempteurs, a joué la carte de l'empathie. "Je suis pour une société qui est solidaire avec les enseignants, qui n'instruit pas leur procès", a-t-il martelé. "Ceux qui les mettent en accusation, disant qu'ils ne travaillent pas assez, ne tiendraient pas deux heures en face d'une classe de collège !", a-t-il poursuivi.
"JE GARANTIRAI LE MAINTIEN DES MOYENS EXISTANTS"
Dans son programme, M. Bayrou, face aux 60 000 postes que M. Hollande a promis de créer dans l'éducation nationale, n'offre qu'un maintien des moyens existants. "Je prends un engagement : pour les années qui viennent, je garantirai le maintien des moyens existants et ce sera un grand effort pour la nation", a assuré le candidat centriste, qui a fait de la réduction des déficits et de la dette publics son marqueur politique.
Dans les 30 propositions qu'il a dévoilé à la fin de son discours, plusieurs devraient faire mouche auprès des enseignants. M. Bayrou promet ainsi de ne pas toucher au décret de 1950 qui définit la mission des professeurs de collège et lycée par 15 heures de cours hebdomadaires pour les agrégés et 18 heures pour les autres. Il promet également "la reconstruction d'une année de formation, en alternance avec l'exercice dans la classe". Il dénonce, en sus, la possibilité que les enseignants ne soient notés que par les chefs d'établissements. Autant de réponses à l'UMP et à Nicolas Sarkozy.
Une mesure, elle, est censée marquer l'ensemble de l'opinion : la promesse de consacrer 50% du temps de la classe, au primaire, à la lecture et à l'écriture.
Dans les sondages, M. Bayrou est depuis plusieurs semaines, sur un palier, les différentes enquêtes le situant autour de 12 % des intentions de vote. Il n'y a pas le feu, dans son équipe de campagne, mais la conviction qu'il faut trouver un moyen de sortir du pot-au-noir.
SORTIR DU DUEL ENTRE LES DEUX FAVORIS
L'accélération de M. Hollande, à la suite du discours du Bourget du 22 janvier, et la riposte télévisée de Nicolas Sarkozy, une semaine plus tard, ont interrompu sa dynamique. Pour relancer la machine, et sortir du duel que veulent installer les deux favoris, M. Bayrou a chargé son agenda. Mercredi, il a précisé les contours de son programme économique, au cours d'une conférence de presse montée dans l'urgence. Jeudi et vendredi, il s'est rendu à la Fondation Abbé-Pierre et au Salon des entrepreneurs. Après le Forum consacré à l'éducation ce samedi, il ne doit pas baisser de rythme.
Lundi, il se rendra dans le Tarn, pour une nouvelle journée de campagne. Un rendez-vous conçu comme une charnière entre la séquence consacrée à l'industrie et celle dédiée à l'éducation. Avec la visite d'une SCOP du textile le matin et une rencontre en fin d'après midi dans un amphithéâtre de l'université d'Albi. Mardi ou mercredi, un nouveau déplacement en région parisienne est à l'étude, sur le thème de l'éducation.
M. Bayrou doit parvenir à desserrer l'étau de la traditionnelle bipolarisation de la vie politique française. "Il va y avoir une fin de cycle pour François Hollande. Il faut regarder ça comme un phénomène de marées. J'espère qu'on va maintenant trouver deux ou trois idées de transgressions raisonnables" estime Robert Rochefort, vice-président du MoDem. A la manière du "label produit en France", qui avait lancé la campagne. Autre piste, selon M. Rochefort, "amener les lieutenants à se démultiplier sur le terrain", pour ne pas laisser M. Bayrou s'user seul au front de la campagne.
Pierre Jaxel-Truer
+1sacamalix a écrit : Un ministre fait en grande partie ce qu'on lui dit de faire.... D'ailleurs, il n'a pas démissionné pour cette raison ???
Sur ce point, je lui laisse le bénéfice du doute...
ça sent quand même l'immobilisme voire le retour en arrière. Ce que les profs apprécient en général. Sur la lecture et l'écriture, c'est très bien comme intention, il y a clairement un chantier énorme.tisiphoné a écrit : Bayrou promet ainsi de ne pas toucher au décret de 1950 qui définit la mission des professeurs de collège et lycée par 15 heures de cours hebdomadaires pour les agrégés et 18 heures pour les autres. Il promet également "la reconstruction d'une année de formation, en alternance avec l'exercice dans la classe". Il dénonce, en sus, la possibilité que les enseignants ne soient notés que par les chefs d'établissements. Autant de réponses à l'UMP et à Nicolas Sarkozy.
une mesure, elle, est censée marquer l'ensemble de l'opinion : la promesse de consacrer 50% du temps de la classe, au primaire, à la lecture et à l'écriture.
il parle aussi de la formation supprimée par sarkozy.Jarod1 a écrit : ça sent quand même l'immobilisme voire le retour en arrière. Ce que les profs apprécient en général. Sur la lecture et l'écriture, c'est très bien comme intention, il y a clairement un chantier énorme.
Certes, je le conçois, mais enfin, dans beaucoup d'entreprises, que dis-je, dans la plupart d'entre elles, un employeur arrive à savoir si ses employés se la coulent douce ou pas, c'est même une attribution hiérarchique.Fonck1 a écrit : ils peuvent toujours rien foutre sur leur lieux de travail,pour certains,ca changera pas grand chose.
je ne dis pas qu'ils ont pas de travail,ils en ont,en tant que prof principal,c'est juste que la préparation et correction et saisie de notes est pas la même qu'un prof d'anglais ou de math,qui a beaucoup plus de travail personnel.Jarod1 a écrit : Comme tu le dis, le côté matériel est pratique est ennuyeux dans l'immédiat, mais pas insurmontable.
J'avoue ne pas très bien comprendre ta réflexion sur le prof de sport, ça n'est pas parce qu'un prof de sport n'a pas à fournir de travail en dehors des cours que, sans un simple souci d'égalité, il devrait en être de même pour les profs dans d'autres matières.
personnellement et de ce que je me rappelle de mon enseignement,aucun prof n'était contre l'aide après les cours,nous avions même des cours de soutien obligatoire pour les plus faibles.
Je pense beaucoup à l'aide aux devoirs, je pense qu'il faut imaginer des systèmes où les profs consacreraient une partie de leur temps de travail pour réexpliquer à ceux qui n'ont pas compris et qui n'ont pas la chance d'avoir à portée de main quelqu'un qui puisse leur expliquer.