Les banques dans le viseur de la justice
Posté : 11 janvier 2013 17:13
Ce n’est pas trop tôt ! La justice commence enfin à s’intéresser plus sérieusement aux dérives des banques. L’affaire de la manipulation du LIBOR n’en finit plus de rebondir avec l’amende de 1,5 milliards de dollars à UBS. Et en France, BNP Paribas est poursuivie pour ses pratiques commerciales.
Le grand scandale du LIBOR
Laurent Pinsole en avait parlé début juillet, avec la condamnation de Barclays à payer une amende de 450 millions de dollars au titre de la manipulation du LIBOR. Et encore, comme pour UBS, la banque britannique bénéficie du fait qu’elle collabore avec la justice, ce qui en dit long sur les bénéfices tirés par les banques avec cette manipulation. Le LIBOR est un taux de référence sur lequel sont basés pas moins de 800 000 milliards de dollars de contrats, 10 fois le PIB de la planète !
Ce taux est fixé tous les jours en compilant le coût de financement déclaré par 16 banques en prenant les 8 taux médians. Tout ceci pose beaucoup de problèmes puisque les 16 banques sont à la fois juges et parties, que les chiffres donnés sont purement déclaratifs, sachant qu’en outre, déclarer un chiffre élevé revient à dire que l’on a du mal à se financer. Dans son numéro du 5 janvier, The Economist révèle que 2000 documents révèlent la manipulation des taux au sein d’UBS !
L’hebdomadaire britannique soutient que RBS devrait écoper d’une amende de 500 millions de dollars et que plus de vingt banques sont aujourd’hui sur le banc des accusés. Tout ceci est un nouvel exemple extrêmement grave, et dont on ne parle vraiment pas assez, des dysfonctionnements de ce système financier où les banques sont juges et parties, où elles créent de la monnaie assez librement et où l’Etat finit par assumer leurs erreursquand la crise devient trop grave.
Le grand scandale du LIBOR
Laurent Pinsole en avait parlé début juillet, avec la condamnation de Barclays à payer une amende de 450 millions de dollars au titre de la manipulation du LIBOR. Et encore, comme pour UBS, la banque britannique bénéficie du fait qu’elle collabore avec la justice, ce qui en dit long sur les bénéfices tirés par les banques avec cette manipulation. Le LIBOR est un taux de référence sur lequel sont basés pas moins de 800 000 milliards de dollars de contrats, 10 fois le PIB de la planète !
Ce taux est fixé tous les jours en compilant le coût de financement déclaré par 16 banques en prenant les 8 taux médians. Tout ceci pose beaucoup de problèmes puisque les 16 banques sont à la fois juges et parties, que les chiffres donnés sont purement déclaratifs, sachant qu’en outre, déclarer un chiffre élevé revient à dire que l’on a du mal à se financer. Dans son numéro du 5 janvier, The Economist révèle que 2000 documents révèlent la manipulation des taux au sein d’UBS !
L’hebdomadaire britannique soutient que RBS devrait écoper d’une amende de 500 millions de dollars et que plus de vingt banques sont aujourd’hui sur le banc des accusés. Tout ceci est un nouvel exemple extrêmement grave, et dont on ne parle vraiment pas assez, des dysfonctionnements de ce système financier où les banques sont juges et parties, où elles créent de la monnaie assez librement et où l’Etat finit par assumer leurs erreursquand la crise devient trop grave.