pugilat sur le toit du monde
Posté : 29 avril 2013 17:00
Rixe entre alpinistes réputés et sherpas sur le chemin de l'Everest
Pour le 60e anniversaire de la première ascension de l'Everest, le 29 mai 1953, la montagne la plus haute du monde aurait préféré meilleure publicité.
Accompagnés du photographe britannique Jonathan Griffith, deux alpinistes réputés, l'un suisse Ueli Steck, l'autre italien Simone Moro, approchaient du camp samedi à 7 470 mètres d'altitude, quand la querelle a éclaté.
Selon un témoin américain, sous couvert d'anonymat, tout a commencé lorsque des guides népalais ont demandé à Steck et Moro d'attendre qu'ils aient préparé des cordes pour commencer l'ascension.
La cause de la bagarre ? Des consignes non respectées
Prenant une voie gardée secrète, ces passionnés souhaitaient atteindre leur objectif culminant à 8 848 mètres. N'entendant que leur ambition verticale, les trois alpinistes ont alors ignoré les consignes de sécurité des sherpas.
"Les sherpas leur ont demandé de ne pas les précéder avant qu'ils aient réglé les cordes mais ils n'en ont fait qu'à leur tête. Ensuite, de la glace est tombée et a touché les sherpas, ce qui les a énervés", raconte le témoin.
Au cours de la journée, une foule furieuse de Népalais a fondu sur les tentes des alpinistes qu'ils ont arrosées de pierres jusqu'à ce que leurs occupants en sortent. Dès lors, une bagarre a éclaté. Coups de pied et de poings ont été échangés, les obligeant à prendre la fuite.
"C'était effrayant à voir, ils ont presque été tués", décrit le témoin.
Selon Raj Kumar, un policier de Lukla, Ueli Steck a passé la nuit à l'hôpital de près de l'aéroport de la ville. Son état de santé n'inspirait aucune inquiétude.
Lundi matin, le Suisse était reparti en hélicoptère au camp de base de l'Everest où l'attendait Simone Moro.
Malgré ces péripéties, les deux hommes envisageraient de se lancer dans une nouvelle tentative. Toujours sans oxygène et dans l'optique de franchir cette nouvelle route.
La police himalayenne prend l'affaire très au sérieux. Une enquête visant à déterminer les causes de la rixe a été ouverte aujourd'hui.