Corée du Nord: Un coup de bluff de Kim Jong-un?
Posté : 06 janvier 2016 13:16
Avec son nouvel essai nucléaire, la Corée du Nord enclenche une grave crise régionale
Les sismographes ont été les premiers à signaler un séisme suspect. A 10h30, ils ont enregistré une secousse “artificielle” d’une magnitude de 5,1 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre est situé à 80 km de la ville nord-coréenne de Chongjin, soit non loin du site militaire stratégique de Punggye-ri, où l’armée de Pyongyang avait effectué en 2013 son dernier essai nucléaire. Réunissant immédiatement des conseils d’urgence, les capitales de la région ont, quelques minutes plus tard, eu la confirmation par la télévision d’Etat nord-coréenne (KCTV) que le régime stalinien venait effectivement de tester, en sous-terrain, l’explosion d’un nouvel engin thermonucléaire, malgré les mises en garde répétées de la totalité des grands acteurs de la communauté internationale. “Le test de la première arme thermonucléaire à l’hydrogène de la République populaire démocratique de Corée a été conduite avec succès ce matin”, a affirmé dans un bulletin exceptionnel la présentatrice de la KCTV.
Pour justifier ce premier essai d’une bombe H , l’exécutif nord-coréen a évoqué son droit de se défendre contre “les forces hostiles réunies par les Etats-Unis” et les “accusations calomnieuses” sur les droits de l’homme en Corée du Nord. “Il est juste de disposer de la bombe H contre les nombreuses et gigantesques armes nucléaires dont disposent les Etats-Unis”, a martelé la présentatrice vedette de la chaîne qui scandait un communiqué officiel.
A Tokyo, le Premier ministre Shinzo Abe qui présente régulièrement le régime nord-coréen comme l’une des menaces les plus sérieuses pour la sécurité de l’Archipel s’est emporté contre “un acte dangereux” et “intolérable”, avant de demander à son tour une “réponse ferme” de la communauté internationale. Des condamnations similaires étaient attendues en provenance des Etats-Unis et des capitales européennes.
Les Etats-Unis ont promis de répondre à toutes les "provocations" de la Corée du Nord, tout en se disant incapables de confirmer si ce pays avait bien effectué un essai de bombe à hydrogène, comme il le prétend. « Nous ne pouvons pas confirmer ces affirmations pour le moment » mais "nous condamnons toute violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et appelons à nouveau la Corée du Nord à respecter ses obligations et ses engagements internationaux », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Ned Price, dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi. De son côté, l’Elysée a condamné une "violation inacceptable" par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité et appelle uune réaction forte de la communauté internationale.

Les sismographes ont été les premiers à signaler un séisme suspect. A 10h30, ils ont enregistré une secousse “artificielle” d’une magnitude de 5,1 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre est situé à 80 km de la ville nord-coréenne de Chongjin, soit non loin du site militaire stratégique de Punggye-ri, où l’armée de Pyongyang avait effectué en 2013 son dernier essai nucléaire. Réunissant immédiatement des conseils d’urgence, les capitales de la région ont, quelques minutes plus tard, eu la confirmation par la télévision d’Etat nord-coréenne (KCTV) que le régime stalinien venait effectivement de tester, en sous-terrain, l’explosion d’un nouvel engin thermonucléaire, malgré les mises en garde répétées de la totalité des grands acteurs de la communauté internationale. “Le test de la première arme thermonucléaire à l’hydrogène de la République populaire démocratique de Corée a été conduite avec succès ce matin”, a affirmé dans un bulletin exceptionnel la présentatrice de la KCTV.
Pour justifier ce premier essai d’une bombe H , l’exécutif nord-coréen a évoqué son droit de se défendre contre “les forces hostiles réunies par les Etats-Unis” et les “accusations calomnieuses” sur les droits de l’homme en Corée du Nord. “Il est juste de disposer de la bombe H contre les nombreuses et gigantesques armes nucléaires dont disposent les Etats-Unis”, a martelé la présentatrice vedette de la chaîne qui scandait un communiqué officiel.
Réunion du Conseil de sécurité
Cette explosion ouvre une nouvelle crise diplomatique grave dans la région et va accentuer encore l’isolement de la dictature nord-coréenne qui ne peut actuellement compter que sur un soutien économique limité de la Chine pour maintenir à flot son autorité. Réagissant immédiatement à l’annonce nord-coréenne, Séoul a condamné “avec force” l’explosion nord-coréenne et demandé à ses militaires de se montrer vigilants. Le gouvernement a promis de saisir le conseil de sécurité des Nations Unies pour activer rapidement de nouvelles sanctions contre Pyongyang. Ce dernier va se réunir dans la journée, selon des sources diplomatiques.A Tokyo, le Premier ministre Shinzo Abe qui présente régulièrement le régime nord-coréen comme l’une des menaces les plus sérieuses pour la sécurité de l’Archipel s’est emporté contre “un acte dangereux” et “intolérable”, avant de demander à son tour une “réponse ferme” de la communauté internationale. Des condamnations similaires étaient attendues en provenance des Etats-Unis et des capitales européennes.
Les Etats-Unis ont promis de répondre à toutes les "provocations" de la Corée du Nord, tout en se disant incapables de confirmer si ce pays avait bien effectué un essai de bombe à hydrogène, comme il le prétend. « Nous ne pouvons pas confirmer ces affirmations pour le moment » mais "nous condamnons toute violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et appelons à nouveau la Corée du Nord à respecter ses obligations et ses engagements internationaux », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Ned Price, dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi. De son côté, l’Elysée a condamné une "violation inacceptable" par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité et appelle uune réaction forte de la communauté internationale.
Doutes des spécialistes:
Etudiant les premières données sismologiques, les spécialistes du nucléaire ont toutefois assez vite exprimé leurs doutes sur les prétentions nord-coréennes et mis en doute “le succès” proclamé de l’expérience. “Je ne pense pas que la Corée du Nord a fait exploser une vraie bombe H”, a expliqué sur son compte Twitter l’analyste Joe Cirincione, suggérant plutôt le test d’un engin d’une capacité bien inférieur