Un maire refuse des cours d'arabe a l'école
Posté : 01 avril 2016 12:51
Pour Jean-Pierre Grand (LR), les enseignements de langue et de culture d'origine stigmatiseraient au lieu d'intégrer, et manqueraient de contrôle...
Dans sa commune, 49 enfants de primaire se sont inscrits pour étudier leur langue et culture d'origine, comme le permet un dispositif national. Sauf que le sénateur-maire de Castelanau-le-Lez (Hérault),
Jean-Pierre Grand (Les Républicains), ne le voit manifestement pas d'un bon œil et refuse d'allouer moyens et locaux pour cet enseignement, «et tout particulièrement celui de langue arabe» indique Midi Libre.
Le quotidien régional relève que le maire a interpellé sur le sujet le recteur de l'académie, dans un courrier en date du 14 mars dernier.
Pour Jean-Pierre Grand, ce dispositif baptisé ELCO, ouvert aux enfants des travailleurs migrants en provenance de différents pays (Algérie, Croatie, Espagne, Italie, Maroc, Portugal, Serbie, Tunisie et Turquie), « n'est plus dans l'esprit qui a nécessité sa création ». « Il s'adressait à l'origine à des enfants d'immigrés de première génération, censés retourner dans leur pays d'origine, poursuit-il. Actuellement, ce programme les stigmatise au lieu de les intégrer. »
«Des parents d'élèves se sont plaints»
Jean-Pierre Grand s'interroge sur le « sérieux et contrôle de cet enseignement». «Des parents d'élèves se sont plaints de ce regroupement communautaire, qui creuse un fossé entre les enfants », écrit-il au rectorat.
Et Midi Libre de s'interroger à son tour : « Mais en aurait-il été ainsi de ses inquiétudes, s'il s'était agi d'espagnol, de portugais ou de serbe ? ». « Non, bien sûr», a rétorqué l'élu au quotidien.
Dans sa commune, 49 enfants de primaire se sont inscrits pour étudier leur langue et culture d'origine, comme le permet un dispositif national. Sauf que le sénateur-maire de Castelanau-le-Lez (Hérault),
Jean-Pierre Grand (Les Républicains), ne le voit manifestement pas d'un bon œil et refuse d'allouer moyens et locaux pour cet enseignement, «et tout particulièrement celui de langue arabe» indique Midi Libre.
Le quotidien régional relève que le maire a interpellé sur le sujet le recteur de l'académie, dans un courrier en date du 14 mars dernier.
Pour Jean-Pierre Grand, ce dispositif baptisé ELCO, ouvert aux enfants des travailleurs migrants en provenance de différents pays (Algérie, Croatie, Espagne, Italie, Maroc, Portugal, Serbie, Tunisie et Turquie), « n'est plus dans l'esprit qui a nécessité sa création ». « Il s'adressait à l'origine à des enfants d'immigrés de première génération, censés retourner dans leur pays d'origine, poursuit-il. Actuellement, ce programme les stigmatise au lieu de les intégrer. »
«Des parents d'élèves se sont plaints»
Jean-Pierre Grand s'interroge sur le « sérieux et contrôle de cet enseignement». «Des parents d'élèves se sont plaints de ce regroupement communautaire, qui creuse un fossé entre les enfants », écrit-il au rectorat.
Et Midi Libre de s'interroger à son tour : « Mais en aurait-il été ainsi de ses inquiétudes, s'il s'était agi d'espagnol, de portugais ou de serbe ? ». « Non, bien sûr», a rétorqué l'élu au quotidien.
