Le Mur de Donald Trump.
Posté : 26 janvier 2017 05:20
Au cinquième jour de sa présidence, Donald Trump s'est attaqué à la promesse centrale de sa campagne: construire un mur sur la frontière avec le Mexique et protéger les États-Unis en durcissant significativement leur politique d'immigration.
Après la CIA samedi, le président s'est rendu mercredi au département de la Sécurité intérieure où il a signé deux décrets qui permettront selon lui de «sauver des milliers de vies, des millions d'emplois et des milliards de dollars». S'adressant aux employés de la plus grosse administration fédérale après l'armée (240.000 personnes), en présence de parents d'Américains tués par des immigrants illégaux - ces «Angel Moms» qui avaient fait des apparitions fréquentes dans ses rassemblements électoraux -, il a annoncé «le lancement immédiat» de la construction du mur promis durant sa campagne et plébiscité par ses supporteurs.
Il a également édicté des sanctions financières contre les «villes sanctuaires» qui refusent d'assister le gouvernement fédéral dans la chasse aux illégaux. Il a proclamé la fin de la procédure de «catch and release» qui conduit à relâcher les sans-papiers n'ayant pas commis de délit. Il a annoncé le recrutement de 5000 agents de l'Immigration et des Douanes (ICE), afin de renforcer les capacités d'expulsion des clandestins et de ceux dont le visa a expiré. Et il a ordonné au département d'État de suspendre l'octroi de visas aux pays qui refuseraient de reprendre leurs ressortissants.
Son plan n'évoque pas le sort des illégaux mineurs:
Son plan n'évoque pas le sort des illégaux mineurs, protégés par une décision de Barack Obama interdisant leur expulsion depuis 2012. Lors de son investiture vendredi, Trump avait assuré au sénateur démocrate Richard Durbin: «Nous ne voulons pas faire de mal à ces gosses.» Ses partisans font cependant pression pour supprimer cette exception, qui concerne 740.000 familles.
Obama avait accepté d'accueillir 110.000 réfugiés en 2017 ; Trump abaisserait ce plafond à 50.000.
D'autres décisions devraient suivre ce jeudi, où le président doit se rendre au Pentagone. Il devrait interrompre le programme d'accueil des réfugiés en provenance de Syrie et suspendre la délivrance de visas aux ressortissants irakiens, syriens, iraniens, libyens, somaliens, soudanais et yéménites, le temps pour les États-Unis de mettre en place de nouvelles procédures de contrôle. Une exception serait maintenue pour les membres de minorités religieuses persécutées. Obama avait accepté d'accueillir 110.000 réfugiés en 2017 ; Trump abaisserait ce plafond à 50.000. Il pourrait confirmer son engagement d'instaurer des «zones de sécurité» en Syrie - une décision impliquant une surveillance aérienne et, possiblement, l'envoi de troupes au sol.
Source:Le Figaro.
Après la CIA samedi, le président s'est rendu mercredi au département de la Sécurité intérieure où il a signé deux décrets qui permettront selon lui de «sauver des milliers de vies, des millions d'emplois et des milliards de dollars». S'adressant aux employés de la plus grosse administration fédérale après l'armée (240.000 personnes), en présence de parents d'Américains tués par des immigrants illégaux - ces «Angel Moms» qui avaient fait des apparitions fréquentes dans ses rassemblements électoraux -, il a annoncé «le lancement immédiat» de la construction du mur promis durant sa campagne et plébiscité par ses supporteurs.
Il a également édicté des sanctions financières contre les «villes sanctuaires» qui refusent d'assister le gouvernement fédéral dans la chasse aux illégaux. Il a proclamé la fin de la procédure de «catch and release» qui conduit à relâcher les sans-papiers n'ayant pas commis de délit. Il a annoncé le recrutement de 5000 agents de l'Immigration et des Douanes (ICE), afin de renforcer les capacités d'expulsion des clandestins et de ceux dont le visa a expiré. Et il a ordonné au département d'État de suspendre l'octroi de visas aux pays qui refuseraient de reprendre leurs ressortissants.
Son plan n'évoque pas le sort des illégaux mineurs:
Son plan n'évoque pas le sort des illégaux mineurs, protégés par une décision de Barack Obama interdisant leur expulsion depuis 2012. Lors de son investiture vendredi, Trump avait assuré au sénateur démocrate Richard Durbin: «Nous ne voulons pas faire de mal à ces gosses.» Ses partisans font cependant pression pour supprimer cette exception, qui concerne 740.000 familles.
Obama avait accepté d'accueillir 110.000 réfugiés en 2017 ; Trump abaisserait ce plafond à 50.000.
D'autres décisions devraient suivre ce jeudi, où le président doit se rendre au Pentagone. Il devrait interrompre le programme d'accueil des réfugiés en provenance de Syrie et suspendre la délivrance de visas aux ressortissants irakiens, syriens, iraniens, libyens, somaliens, soudanais et yéménites, le temps pour les États-Unis de mettre en place de nouvelles procédures de contrôle. Une exception serait maintenue pour les membres de minorités religieuses persécutées. Obama avait accepté d'accueillir 110.000 réfugiés en 2017 ; Trump abaisserait ce plafond à 50.000. Il pourrait confirmer son engagement d'instaurer des «zones de sécurité» en Syrie - une décision impliquant une surveillance aérienne et, possiblement, l'envoi de troupes au sol.
Source:Le Figaro.