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Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 11:43
par saint thomas
« Trumpisation » de la société, « lepénisation des esprits », « jeanpierrepernaultisation de l'information », les éditorialistes ne savent plus qui accabler pour expliquer la montée des populismes. Il existe pourtant une autre lecture du phénomène. Christophe
Guilluy est le géographe maudit de la gauche française. Ses torts ? Une analyse qui prend les réformistes à rebrousse-poil et des livres qui décortiquent les rouages inconscients de notre ordre social. Si Manuel Valls considère qu'expliquer, c'est déjà vouloir excuser, Christophe Guilluy préfère comprendre plutôt que condamner.
Le Point.fr : L'élection d'un populiste comme Donald Trump ne semble pas vous étonner. Un tel scénario pourrait-il advenir en France ?
Christophe Guilluy : Étant donné l'état de fragilisation sociale de la classe moyenne majoritaire française, tout est possible. Sur les plans géographique, culturel et social, il existe bien des points communs entre les situations françaises et américaines, à commencer par le déclassement de la classe moyenne. C'est « l'Amérique périphérique » qui a voté Trump, celle des territoires désindustrialisés et ruraux qui est aussi celle des ouvriers, employés, travailleurs indépendants ou paysans. Ceux qui étaient hier au cœur de la machine économique en sont aujourd'hui bannis. Le parallèle avec la situation américaine existe aussi sur le plan culturel, nous avons adopté un modèle économique mondialisé. Fort logiquement, nous devons affronter les conséquences de ce modèle économique mondialisé : l'ouvrier – hier à gauche –, le paysan – hier à droite –, l'employé – à gauche et à droite – ont aujourd'hui une perception commune des effets de la mondialisation et rompent avec ceux qui n'ont pas su les protéger. La France est en train de devenir une société américaine, il n'y a aucune raison pour que l'on échappe aux effets indésirables du modèle.
http://www.lepoint.fr/societe/faire-pas ... 327_23.php
Je suis OK avec lui
Pour Fonk Guilluy ne peut être que facho
Pour résumé : y'a un ras le bol général issu des mêmes causes
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 11:51
par crepenutella
Il est certain que les partis dits "populistes" (ce qui ne veix rien dire)' on compris qu'il fallait prêcher la rupture. Les citoyens veulent de la rupture, ils n'en peuvent plus de ces politiques qui gèrent les crises et temporisent. Ce que veulent les gens, c'est retrouver le pouvoir de changer leur vie par le vote, et ils n'acceptent plus que leur vote soit sans effet face aux réalités economiques. Pour cette raison je pense que les partis doivent réapprendre à utiliser l'économie comme un simple outil politique et non pas en faire l'alpha et l'oméga de leur action. L'attachement au système actuel s'effrite à vu d'œil, dans une cinquantaine d'année le peuple sera prés à accepter des sacrifices pour changer les choses car ils n'auront plus rien à perdre. Pour l'instant c'est encore le statut Quo et les rabotages qui prévaut.
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 11:54
par saint thomas
la perception que des catégories dominantes – journalistes en tête – ont des classes populaires se réduit à leur champ de vision immédiat. Je m'explique : ce qui reste aujourd'hui de classes populaires dans les grandes métropoles sont les classes populaires immigrées qui vivent dans les banlieues c'est-à-dire les minorités : en France elles sont issues de l'immigration maghrébine et africaine, aux États-Unis plutôt blacks et latinos. Les classes supérieures, qui sont les seules à pouvoir vivre au cœur des grandes métropoles, là où se concentrent aussi les minorités, n'ont comme perception du pauvre que ces quartiers ethnicisés, les ghettos et banlieues... Tout le reste a disparu des représentations. Aujourd'hui, 59 % des ménages pauvres, 60 % des chômeurs et 66 % des classes populaires vivent dans la « France périphérique », celle des petites villes, des villes moyennes et des espaces ruraux.
Encore OK
Faire passer les classes moyennes et populaires pour « réactionnaires », « fascisées », « pétinisées » est très pratique. Cela permet d'éviter de se poser des questions cruciales. Lorsque l'on diagnostique quelqu'un comme fasciste, la priorité devient de le rééduquer, pas de s'interroger sur l'organisation économique du territoire où il vit. L'antifascisme est une arme de classe. Pasolini expliquait déjà dans ses Écrits corsaires que depuis que la gauche a adopté l'économie de marché, il ne lui reste qu'une chose à faire pour garder sa posture de gauche : lutter contre un fascisme qui n'existe pas. C'est exactement ce qui est en train de se passer.
Encore OK
Il y a un mépris de classe presque inconscient véhiculé par les médias, le cinéma, les politiques, c'est énorme. On l'a vu pour l'élection de Trump comme pour le Brexit, seule une opinion est présentée comme bonne ou souhaitable. On disait que gagner une élection sans relais politique ou médiatique était impossible, Trump nous a prouvé qu'au contraire, c'était faux. Ce qui compte, c'est la réalité des gens depuis leur point de vue à eux. Nous sommes à un moment très particulier de désaffiliation politique et culturel des classes populaires, c'est vrai dans la France périphérique, mais aussi dans les banlieues où les milieux populaires cherchent à préserver ce qui leur reste : un capital social et culturel protecteur qui permet l'entraide et le lien social. Cette volonté explique les logiques séparatistes au sein même des milieux modestes. Une dynamique, qui n'interdit pas la cohabitation, et qui répond à la volonté de ne pas devenir minoritaire.
Encore OK ( le fait d'avoir peur de devenir minoritaire est compréhensible aux US vu que dans les états démocrates les blancs le sont déjà ou trés prés de le devenir )
Trés bonne analyse et en complète adéquation avec le brexit et l'élection de Trump , 2 choses qui font hurler les politiques sans susciter d'analyse chez eux
Ils se contentent d'hurler et de promettre des catastrophes à l'emporte pièce selon leurs idées du moment
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:01
par Kelenner
Très creux et sans intérêt, discours entendu mille fois mais qui ne propose pas de solution.
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:01
par saint thomas
crepenutella a écrit : dans une cinquantaine d'année le peuple sera prés à accepter des sacrifices pour changer les choses car ils n'auront plus rien à perdre. Pour l'instant c'est encore le statut Quo et les rabotages qui prévaut.
On se dirige plus vers une colère car la croissance ne descend jamais dans le peuple et reste au niveau des millionnaires et des politiques
Les sacrifices sont pour les mêmes sans rien en échange sinon d''autres sacrifices , c'est le régime qu'on veut nous vendre et c'est pour cela que Brexit et Trump sont nés
La réponse de la classe politique c'est de hurler à l'assassin et de changer le mot "libéralisme" par "progressisme" , nos politiques sont incapables de changer de régime politique phagocytée par l'UE et les lobbies même s'ils le voulaient
C'est cela qui crée la fracture peuple/ etablishment , et c'est cela qui crée la colère
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:18
par Stounk
Que dire de la sainthomatisation de certains sujets!

Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:27
par Fonck1
Kelenner a écrit : Très creux et sans intérêt, discours entendu mille fois mais qui ne propose pas de solution.
c'est claiir,et surtout, ils essayent de se dédouaner de leurs idées nauséeuses....

Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:29
par looping
C'est pas la peine d'en faire des tonnes , il y a trois catégories :
Les gagnants de la mondialisation , pour eux tout baigne , c'est la fête , la crise connait pas .
Les perdants de la mondialisation , pour eux c'est la galère , période de chômage , petit boulot , tant que le système social français arrive plus ou moins à compenser , ça peut encore le faire .
Et ceux qui s'en foutent , environ la grande majorité des Français .
Quand les deuxième et troisième catégorie commenceront à bouger , ça risque de faire vilain , pour la première catégorie !
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:44
par saint thomas
Kelenner a écrit : Très creux et sans intérêt, discours entendu mille fois mais qui ne propose pas de solution.
Sans intérêt c'est évident , si t'as entendu ça mille fois tu me diras où
C'est toujours pas à la TV
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:49
par saint thomas
looping a écrit : C'est pas la peine d'en faire des tonnes , il y a trois catégories :
Les gagnants de la mondialisation , pour eux tout baigne , c'est la fête , la crise connait pas .
Les perdants de la mondialisation , pour eux c'est la galère , période de chômage , petit boulot , tant que le système social français arrive plus ou moins à compenser , ça peut encore le faire .
Et ceux qui s'en foutent , environ la grande majorité des Français .
Quand les deuxième et troisième catégorie commenceront à bouger , ça risque de faire vilain , pour la première catégorie !
Disons que la dernière trouvaille des multinationales c'est d'aller chercher du fric dans les caisses des états bourrés du fric des impôts des contribuables
Le CETA c'est Byzance
Payer des salaires le plus bas possible oblige à vendre le moins cher possible vu que les gens ont moins de pouvoir d'achat , ça fait pas assez de marge
Les caisses des états en revanche c'est une manne qui ne se tarit pas , y'a plein de fric à se faire
Les multinationales ont plein d'idées , les politiques nous les vendent et les français applaudissent

Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:53
par Fonck1
la société n'appartient à personne.
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 12:56
par saint thomas
Fonck1 a écrit : la société n'appartient à personne.
Le pouvoir si
Re: Expliquer notre société
Posté : 18 février 2017 14:12
par gare au gorille
La finance et les grands groupes sont en train de prendre tout les pouvoir. Les hommes politiques, les médias sont déjà dépendants. Il n'y a plus d'esprit critique, ceux qui résistent sont systématiquement dévalorisés, montrés du doigts comme des personnages dangereux. L'état est devenu une pompe à fric au service de cette mafia.