AAAgora a écrit : Ainsi parla notre Président.
Si quelqu'un peut me traduire sa pensée il aura toute ma reconnaissance.
On va te la traduire, mais au lieu de" penser" à Macron pense aux migrants qui souffrent, suffit de lire jusqu'au bout cet article de La Croix.
Les hotspots d’Emmanuel Macron ne seront ni des hostspots, ni en Libye
Nathalie Birchem, le 28/07/2017 à 15h28
Mis à jour le 28/07/2017 à 16h31
Jeudi 27 juillet Emmanuel Macron a déclaré qu’il comptait créer des hotspots en Libye dès cet été.
L’Élysée a précisé qu’il ne s’agirait pas de hotspots mais plutôt de missions de l’Ofpra pour installer des « centres avancés » d’examen des demandes d’asile dans des zones autour de la Libye.
« Je souhaite que l’Union européenne, et à tout le moins, la France le fera-t-elle, puisse aller traiter les demandeurs d’asile au plus près du terrain, dans l’État tiers le plus sûr, proche justement des États d’origine », ai déclaré précisément Emmanuel Macron dans son discours.
Qu’a dit Emmanuel Macron concernant les hotspots ?
Jeudi 27 juillet, Emmanuel Macron a annoncé à des journalistes, en marge d’une visite à des réfugiés à la mairie d’Orléans (Loiret), son intention de « créer des hotspots en Libye », c’est-à-dire des centres d’enregistrement des candidats à l’asile, comme il en existe en Grèce et en Italie. « L’idée est de créer en Libye des hotspots afin d’éviter aux gens de prendre des risques fous, alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile. Les gens, on va aller les chercher. Je compte le faire dès cet été », avec ou sans l’Europe, a-t-il ainsi déclaré, selon l’AFP.
Cette annonce a créé une émotion considérable. Car le modèle des hotspots, créé en 2015 pour faire le tri, aux portes de l’Europe, entre les réfugiés économiques et les personnes susceptibles de demander l’asile, est contesté. « Si on ne conteste pas le fait de vouloir éviter que les gens prennent des chemins dangereux, il nous paraît problématique de barrer la route à tous les exilés qui ne relèvent pas du droit d’asile en les bloquant dans un pays tiers, d’autant plus si, dans ce pays, les conditions de sécurité élémentaires ne sont pas réunies », explique ainsi Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade.
Or, en Libye, la situation des migrants, qu’ils soient emprisonnés dans des centres de rétention officiels ou dans des zones de non droit aux mains de trafiquants est « épouvantable », a ainsi estimé Filippo Grandi, chef du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), fin 21 mai, après une visite surprise dans le pays. Alors que plusieurs autorités rivales se disputent toujours le pouvoir en Libye, il paraît donc compliqué d’assurer la sécurité dans d’éventuels hotspots libyens.
Que veut faire le gouvernement ?
En fait, il n’y aura pas de hotspot en Libye, du moins dans un premier temps. Pour que des hotspots soient créés en Libye, il faudrait en effet, précise l’Élysée, « que les conditions de sécurité soient réunies, aujourd’hui elles ne le sont pas ». De fait, le terme hotspot n’est d’ailleurs pas mentionné dans le discours d’Emmanuel Macron.
« Je souhaite que l’Union européenne, et à tout le moins, la France le fera-t-elle, puisse aller traiter les demandeurs d’asile au plus près du terrain, dans l’État tiers le plus sûr, proche justement des États d’origine », ai déclaré précisément Emmanuel Macron dans son discours. « C’est pourquoi, a-t-il ajouté, nous développerons des missions de l’Ofpra [NDLR : (Office français de protection des réfugiés et apatrides] qui iront, les unes, sur les hotspots italiens, pour améliorer notre coopération avec l’Italie, en termes justement de demandeurs d’asile, les autres, sur le sol africain, dans les pays sûrs, où nous pourrons organiser ces missions, pour traiter des demandeurs d’asile, et leur éviter de prendre des risques inconsidérés. »
Comment cela va-t-il se passer ?
Comme dans les hotspots de Grèce et d’Italie, il s’agira « d’assurer un prétraitement des demandes plutôt que de laisser les gens traverser la Méditerranée au risque de leur vie », explique l’Élysée. Mais, à la différence des hotspots, ces missions se dérouleront hors de l’Union européenne.
Dans le détail, l’Élysée compte s’inspirer de ce que fait déjà l’Ofpra depuis quelques années en allant auditionner des réfugiés identifiés par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) dans des pays comme le Liban ou la Jordanie, en Turquie ou en Égypte, de façon à repérer les candidats à l’asile voire à commencer à instruire en amont leur demande.
Mais, pour la première fois, ces missions auront lieu sur le sol africain. Le point délicat sera de repérer où elles pourront se faire dans des conditions décentes de sécurité et d’accueil des migrants. « Nous avons identifié une zone, qui est le sud libyen, le nord-est du Niger et le nord du Tchad » pour installer « des centres avancés » de l’Ofpra, estime l’Élysée. L’exécutif enverra une mission de l’Ofpra fin août pour en étudier dans un premier temps la faisabilité en Libye, au Niger et au Tchad, a précisé l’Élysée jeudi soir.
Et sur la vie des migrants si chère à AAAgora, tu peux lire leur calvaire!
Dans les centres de détention libyens, des conditions de vie « épouvantables »
Lilas-Apollonia Fournier, le 22/05/2017 à 17h08
Le chef du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) se dit « choqué » par les conditions de vie des migrants en Libye et veut changer les choses.
Les migrants africains qui ont été secourus de la Méditerranée ou empêchés de traverser en Europe par des gardes côtiers libyens font la queue dans un centre de détention à Zawiyah, à 45 kilomètres à l'ouest de la capitale libyenne, à Tripoli, le 18 avril 2017.
ZOOM
Les migrants africains qui ont été secourus de la Méditerranée ou empêchés de traverser en Europe par des gardes côtiers libyens font la queue dans un centre de détention à Zawiyah, à 45 kilomètres à l'ouest de la capitale libyenne, à Tripoli, le 18 avril 2017. / Mahmud Turkia/AFP
« Les conditions de vie des migrants dans les centres de rétention en Libye sont épouvantables », a clamé Filippo Grandi, chef du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), dimanche 21 mai, après une visite surprise dans le pays. « Les enfants, les femmes et les hommes qui ont déjà beaucoup souffert ne devraient pas avoir à supporter de telles difficultés », a-t-il ajouté.
Choqué après son passage dans un centre de rétention de Tripoli, le responsable onusien s’est tourné vers des journalistes pour décrire la situation très difficile des migrants. Ceux-ci vivent dans « des conditions de vie exécrables d’un point de vue sanitaire, avec des personnes qui dorment les unes sur les autres », a-t-il expliqué.
Lors de sa visite, il s’est entretenu avec plusieurs détenus et raconte que leurs témoignages sont « très très difficiles ». Certains lui ont parlé d’esclave moderne de la part de « gangs et d’éléments criminels ».
Sauver des vies
Par la suite, il a appelé à la libération des demandeurs d’asile et des réfugiés détenus dans le pays. « Il faut agir vite en Libye », a-t-il martelé. Au cours des dix-huit derniers mois, le HCR a réussi à obtenir la libération de plus de 800 réfugiés et demandeurs d’asile, selon un communiqué publié à Genève.
Le déplacement de Filippo Grandi a été une véritable prise de conscience. Il a demandé que les agences onusiennes renforcent leur présence et leurs activités en Libye. À terme, le HCR veut réinstaller, à plein-temps et d’ici quelques semaines, du personnel étranger dans le pays « si les conditions de sécurité le permettent ».
La priorité pour le responsable onusien ? « Sauver des vies ». Filippo Grandi a vivement remercié les ONG qui portent secours aux migrants et réfugiés en Méditerranée, même si le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a accusé, fin avril, les organisations d’être complices de la criminalité organisée.
La Libye en proie au chaos
Depuis la chute du dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye connaît une situation instable. Elle doit faire face à l’arrivée massive de migrants, souvent venus de Syrie et de Somalie, qui veulent traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. En un an, plus de 1 244 personnes sont décédées au large de la Libye, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Ces migrants fuient très souvent des zones de conflits et sont prêts à tout pour rejoindre le vieux continent. Sur des bateaux de fortune, ils s’entassent par dizaines et le voyage reste difficile. Très souvent, ils risquent la mort ou des brûlures graves au corps dues à l’essence et à l’eau salé qui stagnent dans les embarcations.
Une arrivée massive des migrants
Pour la Libye, les détentions en centres sont-elles le seul moyen de gérer les migrants dans le pays ? Pour Filippo Grandi, en proie à une grande inquiétude, il existe « d’autres solutions » pour ces personnes fragiles. Il reconnaît cependant que les autorités libyennes sont en difficulté pour gérer la sécurité du territoire. « Même dans une situation politique et militaire difficile, nous devons aider la Libye autant que possible », a insisté le chef du HCR.
Les autorités libyennes tentent, malgré tout, d’intercepter et de sauver des milliers de personnes qui se risquent à partir en mer. Ils les placent ensuite dans l’un des quarante centres de détention disponibles. De l’autre côté de la mer, l’Italie est aussi touchée par l’arrivée des migrants sur ses côtes et cherche à trouver des solutions viables. En un an, le territoire a enregistré 46 000 nouveaux arrivants, soit une hausse de plus de 30 %.
Voilà le sort pas enviable des victimes de la crise en Afrique. Alors ta macrophobie, on s' en bat le coquillard