Un kit de diagnostic du cancer bientôt en vente.
Posté : 27 septembre 2017 14:20
Carcidiag, c’est une jeune start-up creusoise installée au pôle domotique de Guéret : ils ont mis au point un kit de diagnostic du cancer inédit.
Un diagnostic « rapide, sensible, spécifique et innovant pour la mise en évidence des cellules précancéreuses », tel est l’objectif de la start-up Carcidiag Biotech, installée depuis moins d’un an au pôle domotique et santé de Guéret, en incubateur, ce qui lui a permis d’intégrer un laboratoire.
La glycosylation met en évidence les cellules souches cancéreuses:
Il faut dire que la technologie que développe l’entreprise est partie des connaissances issues de la recherche universitaire. Un accord de licence exclusive a été signé avec la SATT (société d’accélération du transfert de technologie) Grand Centre en mai dernier pour « l’exploitation d’une technologie de diagnostic précoce des cellules cancéreuses issue de l’Université de Limoges ».
La recherche sur la santé ne se développe pas forcément en Limousin:
« La recherche sur la santé ne se développe pas forcément en Limousin », constate le président Vincent Carré, docteur en biologie, l’un des trois piliers de l’entreprise. Il a lancé Carcidiag Biotech avec Christian Laurance, auparavant responsable de structures associatives, et Alain Queyroux, docteur en ORL trois profils complémentaires au service de la recherche.
Une aide pour le praticien:
« Notre thématique principale, c’est la glycosylation, une technologie qui met en évidence les cellules souches cancéreuses initiatrices de tumeurs », résume Vincent Carré. Complètement innovante, cette technologie permet trois applications : la détection des cellules et la détection précoce de cancer, notamment pour savoir si un polype va devenir cancéreux ou non. Ensuite, au niveau de la biopsie, le kit de diagnostic permet de détecter l’agressivité du cancer.
La Creuse, pionnière dans la domotique:
Enfin, les tests compagnons permettent une thérapie ciblée : « On sait qu’elles sont les cellules souches, donc on sait comment les soigner », synthétise Vincent Carré.
Ce kit sera donc utile à différents utilisateurs, que ce soit les praticiens pour établir un diagnostic plus fiable ou les industriels en appui au développement de nouvelles molécules. Pour travailler sur le projet, trois personnes ont été embauchées dont Aurélie Lacroix, docteur en biologie, en tant que directrice scientifique adjointe.
« Ce ne sera qu’un marquage supplémentaire, rien ne changera pour le particulier. C’est avant tout une aide au praticien, qui permettra en outre de prendre en charge le patient de façon différente », indique Aurélie Lacroix. Dans les premières phases du cancer, l’outil permettra de détecter si les cellules souches sont cancéreuses ou non, car une corrélation entre leur présence et la mortalité a pu être remarquée.
Cela permettra une meilleure orientation et prise en charge, avec par exemple une chimiothérapie moins agressive, un traitement plus individualisé ou des imageries plus fréquentes pour observer l’évolution. « Les cellules souches cancéreuses sont plus résistantes à la chimio ou à la radiothérapie que les cellules souches compagnons, les laboratoires pharmaceutiques sont donc intéressés car ils vont pouvoir voir si leurs molécules sont vraiment efficaces ».
Commercialisé en 2018:
L’entreprise a reçu récemment le prix du concours I Lab, une véritable reconnaissance pour ses créateurs : « C’est la seule entreprise biotech en Nouvelle-Aquitaine ». La technologie développée est une première au niveau mondial, d’où l’importance pour la jeune start-up d’un accès au marché rapidement. Grâce à l’implantation au pôle domotique, de nombreux liens au national à partir de Guéret sont en train de se mettre en place.
Les produits sont d’ores et déjà disponibles « mais on cherche un concept de commercialisation », explique Vincent Carré. En effet, un contrat est signé avec l’université de Limoges pour les études cliniques du kit de détection du cancer colorectal. La phase test est donc déployée pour une commercialisation probable au premier semestre 2018. La demande de remboursement par la sécurité sociale est en cours de négociation.
Source: Le Populaire du Centre.
Un diagnostic « rapide, sensible, spécifique et innovant pour la mise en évidence des cellules précancéreuses », tel est l’objectif de la start-up Carcidiag Biotech, installée depuis moins d’un an au pôle domotique et santé de Guéret, en incubateur, ce qui lui a permis d’intégrer un laboratoire.
La glycosylation met en évidence les cellules souches cancéreuses:
Il faut dire que la technologie que développe l’entreprise est partie des connaissances issues de la recherche universitaire. Un accord de licence exclusive a été signé avec la SATT (société d’accélération du transfert de technologie) Grand Centre en mai dernier pour « l’exploitation d’une technologie de diagnostic précoce des cellules cancéreuses issue de l’Université de Limoges ».
La recherche sur la santé ne se développe pas forcément en Limousin:
« La recherche sur la santé ne se développe pas forcément en Limousin », constate le président Vincent Carré, docteur en biologie, l’un des trois piliers de l’entreprise. Il a lancé Carcidiag Biotech avec Christian Laurance, auparavant responsable de structures associatives, et Alain Queyroux, docteur en ORL trois profils complémentaires au service de la recherche.
Une aide pour le praticien:
« Notre thématique principale, c’est la glycosylation, une technologie qui met en évidence les cellules souches cancéreuses initiatrices de tumeurs », résume Vincent Carré. Complètement innovante, cette technologie permet trois applications : la détection des cellules et la détection précoce de cancer, notamment pour savoir si un polype va devenir cancéreux ou non. Ensuite, au niveau de la biopsie, le kit de diagnostic permet de détecter l’agressivité du cancer.
La Creuse, pionnière dans la domotique:
Enfin, les tests compagnons permettent une thérapie ciblée : « On sait qu’elles sont les cellules souches, donc on sait comment les soigner », synthétise Vincent Carré.
Ce kit sera donc utile à différents utilisateurs, que ce soit les praticiens pour établir un diagnostic plus fiable ou les industriels en appui au développement de nouvelles molécules. Pour travailler sur le projet, trois personnes ont été embauchées dont Aurélie Lacroix, docteur en biologie, en tant que directrice scientifique adjointe.
« Ce ne sera qu’un marquage supplémentaire, rien ne changera pour le particulier. C’est avant tout une aide au praticien, qui permettra en outre de prendre en charge le patient de façon différente », indique Aurélie Lacroix. Dans les premières phases du cancer, l’outil permettra de détecter si les cellules souches sont cancéreuses ou non, car une corrélation entre leur présence et la mortalité a pu être remarquée.
Cela permettra une meilleure orientation et prise en charge, avec par exemple une chimiothérapie moins agressive, un traitement plus individualisé ou des imageries plus fréquentes pour observer l’évolution. « Les cellules souches cancéreuses sont plus résistantes à la chimio ou à la radiothérapie que les cellules souches compagnons, les laboratoires pharmaceutiques sont donc intéressés car ils vont pouvoir voir si leurs molécules sont vraiment efficaces ».
Commercialisé en 2018:
L’entreprise a reçu récemment le prix du concours I Lab, une véritable reconnaissance pour ses créateurs : « C’est la seule entreprise biotech en Nouvelle-Aquitaine ». La technologie développée est une première au niveau mondial, d’où l’importance pour la jeune start-up d’un accès au marché rapidement. Grâce à l’implantation au pôle domotique, de nombreux liens au national à partir de Guéret sont en train de se mettre en place.
Les produits sont d’ores et déjà disponibles « mais on cherche un concept de commercialisation », explique Vincent Carré. En effet, un contrat est signé avec l’université de Limoges pour les études cliniques du kit de détection du cancer colorectal. La phase test est donc déployée pour une commercialisation probable au premier semestre 2018. La demande de remboursement par la sécurité sociale est en cours de négociation.
Source: Le Populaire du Centre.