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Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 17:40
par UBUROI
L’écrivaine Anne Bert a été euthanasiée en Belgique

Atteinte d’une maladie évolutive et incurable, elle avait fait de son suicide programmé une bataille politique. Elle est morte lundi, à l’âge de 59 ans, dans un service de soins palliatifs.

LE MONDE | 02.10.2017 à 11h05 • Mis à jour le 02.10.2017 à 11h56 | Par François Béguin

Anne Bert était atteinte de la maladie de Charcot.
Elle avait fait de son suicide un combat politique. L’écrivaine Anne Bert est morte, lundi 2 octobre, à l’âge de 59 ans, après avoir reçu une injection létale dans un service de soins palliatifs en Belgique, comme elle en avait publiquement manifesté le souhait à de nombreuses reprises ces derniers mois.

Atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative évolutive et incurable qui, petit à petit, l’emmurait vivante, cette auteure de textes érotiques et intimes avait choisi de médiatiser sa décision dans l’espoir de faire évoluer la loi française interdisant l’euthanasie et le suicide assisté.

Elégante, lumineuse, la parole fluide, Anne Bert était longtemps parvenue à donner le change aux visiteurs qu’elle recevait dans sa maison de Fontcouverte, à côté de Saintes, en Charente-Maritime. Dans sa dernière phase, la maladie, qu’elle qualifiait de « cannibale », avait pourtant rendu ses bras inutilisables, comme « morts », raidi ses jambes et limité ses déplacements. « Je ne peux plus me nourrir ou me coucher seule, je n’arrive parfois plus à avaler, je vis comme un animal », racontait-elle début septembre, expliquant avoir perdu 15 kg en un an.

Lire aussi : Le dernier combat d’Anne Bert

Dans une démarche sans précédent, Anne Bert avait non seulement annoncé son intention de partir mourir en Belgique, mais également eu la force de répondre à tous les médias qui la sollicitaient. Inlassablement, elle expliquait pourquoi la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, votée en décembre 2015, était, selon elle, une « gigantesque tromperie » et de la « poudre aux yeux » pour les malades en fin de vie.

En « colère » contre la législation française

A l’origine de sa « colère » : son refus d’être soumise au bon vouloir des médecins pour pouvoir bénéficier d’une « sédation profonde et continue », permise par la loi pour éviter de souffrir avant de mourir. Une technique dont elle jugeait par ailleurs qu’elle n’était pas appropriée à sa situation.

Revendiquant son agnosticisme, celle qui fut également chargée de tutelle au tribunal de Saintes disait être « en colère que ce soient des motifs religieux qui empêchent de voter une loi autorisant l’euthanasie ». « J’ai honte que la France se déleste de ça sur les autres pays, déclarait-elle au Monde début septembre. C’est comme quand elle fermait les yeux sur les avortements en Angleterre ou sur les faiseuses d’anges. »

Adhérente de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, Anne Bert avait interpellé les principaux candidats à l’élection présidentielle sur la question du droit à décider de sa propre mort. Cet été, elle s’était longuement entretenue au téléphone avec la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Elle se disait convaincue qu’un nouveau texte de loi serait voté d’ici « deux à trois ans » en France.
« Bravo à elle pour son courage et son combat »

Le maire adjoint de la Ville de Paris, chargé des transports et de l’espace public, Christophe Najdovski, a salué sur son compte Twitter la décision d’Anne Bert qui a été euthanasiée à sa demande lundi. « Bravo à elle pour son courage et pour son combat pour le droit à mourir dans la dignité », écrit-il.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/201 ... 7uqbHTK.99
On assassine des innocents dans des gares, des écoles, dans des salles de spectacle... et la France avec un p'tit "f" comme frileuse, factice, faiblarde, faillible, falote, fanatique, et fautive ne permet à ses malades en fin de vie qui le souhaitent de mourir dignement où ils veulent, quand ils veulent!
Une attitude scandaleuse d'un lobby composé d'une forme d'intégristes qui décident pour nous.
Et la liberté!
Vive les Belges et les Suisses qui nous en remontrent à nous les "donneurs de leçons urbi et orbi".

Roger QUILLOT en 1998 avait décidé de mourir en se suicidant courageusement et librement. Son épouse le rejoint en 2005, après une seconde tentative. Vive la liberté!

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 17:49
par LOFOTEN
Pour une fois UBUROI je suis d'accord avec toi :content36

Nous devons être maitre de notre vie et non les religieux ou la "société" .

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 17:54
par UBUROI
L'essentiel c'est d'être d'accord sur l'essentiel, le reste c'est du cinoche. La liberté et la mort sont les deux seul sujets importants.

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 17:57
par voileux
UBUROI a écrit :
L’écrivaine Anne Bert a été euthanasiée en Belgique

Atteinte d’une maladie évolutive et incurable, elle avait fait de son suicide programmé une bataille politique. Elle est morte lundi, à l’âge de 59 ans, dans un service de soins palliatifs.

LE MONDE | 02.10.2017 à 11h05 • Mis à jour le 02.10.2017 à 11h56 | Par François Béguin

Anne Bert était atteinte de la maladie de Charcot.
Elle avait fait de son suicide un combat politique. L’écrivaine Anne Bert est morte, lundi 2 octobre, à l’âge de 59 ans, après avoir reçu une injection létale dans un service de soins palliatifs en Belgique, comme elle en avait publiquement manifesté le souhait à de nombreuses reprises ces derniers mois.

Atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative évolutive et incurable qui, petit à petit, l’emmurait vivante, cette auteure de textes érotiques et intimes avait choisi de médiatiser sa décision dans l’espoir de faire évoluer la loi française interdisant l’euthanasie et le suicide assisté.

Elégante, lumineuse, la parole fluide, Anne Bert était longtemps parvenue à donner le change aux visiteurs qu’elle recevait dans sa maison de Fontcouverte, à côté de Saintes, en Charente-Maritime. Dans sa dernière phase, la maladie, qu’elle qualifiait de « cannibale », avait pourtant rendu ses bras inutilisables, comme « morts », raidi ses jambes et limité ses déplacements. « Je ne peux plus me nourrir ou me coucher seule, je n’arrive parfois plus à avaler, je vis comme un animal », racontait-elle début septembre, expliquant avoir perdu 15 kg en un an.

Lire aussi : Le dernier combat d’Anne Bert

Dans une démarche sans précédent, Anne Bert avait non seulement annoncé son intention de partir mourir en Belgique, mais également eu la force de répondre à tous les médias qui la sollicitaient. Inlassablement, elle expliquait pourquoi la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, votée en décembre 2015, était, selon elle, une « gigantesque tromperie » et de la « poudre aux yeux » pour les malades en fin de vie.

En « colère » contre la législation française

A l’origine de sa « colère » : son refus d’être soumise au bon vouloir des médecins pour pouvoir bénéficier d’une « sédation profonde et continue », permise par la loi pour éviter de souffrir avant de mourir. Une technique dont elle jugeait par ailleurs qu’elle n’était pas appropriée à sa situation.

Revendiquant son agnosticisme, celle qui fut également chargée de tutelle au tribunal de Saintes disait être « en colère que ce soient des motifs religieux qui empêchent de voter une loi autorisant l’euthanasie ». « J’ai honte que la France se déleste de ça sur les autres pays, déclarait-elle au Monde début septembre. C’est comme quand elle fermait les yeux sur les avortements en Angleterre ou sur les faiseuses d’anges. »

Adhérente de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, Anne Bert avait interpellé les principaux candidats à l’élection présidentielle sur la question du droit à décider de sa propre mort. Cet été, elle s’était longuement entretenue au téléphone avec la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Elle se disait convaincue qu’un nouveau texte de loi serait voté d’ici « deux à trois ans » en France.
« Bravo à elle pour son courage et son combat »

Le maire adjoint de la Ville de Paris, chargé des transports et de l’espace public, Christophe Najdovski, a salué sur son compte Twitter la décision d’Anne Bert qui a été euthanasiée à sa demande lundi. « Bravo à elle pour son courage et pour son combat pour le droit à mourir dans la dignité », écrit-il.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/201 ... 7uqbHTK.99
On assassine des innocents dans des gares, des écoles, dans des salles de spectacle... et la France avec un p'tit "f" comme frileuse, factice, faiblarde, faillible, falote, fanatique, et fautive ne permet à ses malades en fin de vie qui le souhaitent de mourir dignement où ils veulent, quand ils veulent!
Une attitude scandaleuse d'un lobby composé d'une forme d'intégristes qui décident pour nous.
Et la liberté!
Vive les Belges et les Suisses qui nous en remontrent à nous les "donneurs de leçons urbi et orbi".

Roger QUILLOT en 1998 avait décidé de mourir en se suicidant courageusement et librement. Son épouse le rejoint en 2005, après une seconde tentative. Vive la liberté!
En France sous le couvert de soins soit disants palliatifs on tue aussi,ce fut le cas de ma belle mère 82 ans, elle souffrait de diabète ,d'insuffisance respiratoire et de problème cardiaque... admise au CHU , ils l'ont débranchée O² lui ont supprimé le timbre cardiaque ainsi que l'insuline...Elle s'est éteinte , par axphyxie ,et rien de pire que cela car les souffrances sont réelles.
Mais l'euthanasie reste un vrai débat , pour ou contre les intervenants ont tous raison, mais il ne faut pas écarter l'affect, à de rares exceptions près comme l'affaire Vincent, je suis persuadé que si la famille payait les soins et non la sécu, leur vision et leurs exigences seraient différentes pour les parents...

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 18:01
par Anne32
Qu'on prenne la décision de se supprimer est un acte respectable qui n'engage que la personne elle-même
Mais qu'on demande à autrui une aide pour passer dans l'au delà, c'est tout le problème de l'euthanasie
Quelles seraient les limites???? N'y aurait il pas des dérives????
Mais quand on voit le drame de la famille Lambert, je crois, celle de Shumacher et autres qu'on ne connaît pas, ce serait effectivement une oeuvre salvatrice
Personnellement j'ai demandé aux miens de ne pas me laisser devenir un légume.
C'est une question de dignité, et un acte d'amour envers ses descendants.

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 18:07
par zylto
Mon père est mort cette année en soins palliatifs à domicile, nous avons eu la chance d'avoir un toubib exceptionnel et mon Papa s'est éteint sans aucune souffrance
Néanmoins il est urgent de rejoindre le modèle Suisse et la Belge pour ceux qui le désirent

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 18:27
par Stounk
Bien sûr que c'est un sujet complexe, compliqué et que les dérives possibles font peur, mais obliger des personnes dans un tel état de faiblesse et de détresse à se rendre à l'étranger pour mourir, c'est tout de même triste.

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 18:38
par voileux
zylto a écrit : Mon père est mort cette année en soins palliatifs à domicile, nous avons eu la chance d'avoir un toubib exceptionnel et mon Papa s'est éteint sans aucune souffrance
Néanmoins il est urgent de rejoindre la Suisse et la Belgique pour ceux qui le désirent
Certains soins palliatifs sont emprunts d'humanité ce fut le cas pour une personne que je connaissais, mais le dérives existent, et des ordures habillées en infirmières en profitent... La grande majorité cependant reste digne et font leur travail honnêtement

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 18:51
par Mickey
La France doit s'inspirer du modèle suisse où SEUL le malade décide de sa mort et pas un toubib corrompu qui se prend pour le dr Mengele.

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 18:52
par oups
Assez d'accord Anne 32 . On accede avec courage et lucidite a la demande des siens quand c'est le cas ...... on fait sa part !
Puis un jour on demande aux siens de faire......... la leur !
Et voila comment eviter l'ultime ecueil sans attendre que l'autre refasse le monde a notre gout , il ne le fera pas .Il s'en fout !

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 19:14
par scorpion3917
Toi qui est un peu dans la pensée complexe de Macron qu en pense t il. Pour Uburoi.

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 19:17
par zylto
Anne32 a écrit : Qu'on prenne la décision de se supprimer est un acte respectable qui n'engage que la personne elle-même
Mais qu'on demande à autrui une aide pour passer dans l'au delà, c'est tout le problème de l'euthanasie
Quelles seraient les limites???? N'y aurait il pas des dérives????
Mais quand on voit le drame de la famille Lambert, je crois, celle de Shumacher et autres qu'on ne connaît pas, ce serait effectivement une oeuvre salvatrice
Personnellement j'ai demandé aux miens de ne pas me laisser devenir un légume.
C'est une question de dignité, et un acte d'amour envers ses descendants.
Mon Papa était conscient et c'est lui qui a demandé de passer en soins palliatifs, le lendemain le toubib affecté aux palliatifs est venue à la maison avec une collaboratrice psy pour aussi s'entretenir avec la famille, il a demandé à mon Papa si c'était sa volonté puis il a dit qu'il devait reposer la même question après 24h ou plus, il est revenu le lendemain et après lui avoir posé la même question et devant la même réponse, il a entamé le "process", mon Papa s'est rapidement endormi et il est parti sans aucune souffrance physique le 5ème jour

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 19:26
par mic43121
Anne32 a écrit : Qu'on prenne la décision de se supprimer est un acte respectable qui n'engage que la personne elle-même
Mais qu'on demande à autrui une aide pour passer dans l'au delà, c'est tout le problème de l'euthanasie
Quelles seraient les limites???? N'y aurait il pas des dérives????
Mais quand on voit le drame de la famille Lambert, je crois, celle de Shumacher et autres qu'on ne connaît pas, ce serait effectivement une oeuvre salvatrice
Personnellement j'ai demandé aux miens de ne pas me laisser devenir un légume.
C'est une question de dignité, et un acte d'amour envers ses descendants.



Anne , nous qui nous approchons de la sortie on se sent concerné à juste raison..
C'est vrai que ça peut emmener à des abus..
Le problème reste entier …l'église met toujours son nez dans l'histoire..

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 19:46
par Victor
zylto a écrit : Mon père est mort cette année en soins palliatifs à domicile, nous avons eu la chance d'avoir un toubib exceptionnel et mon Papa s'est éteint sans aucune souffrance
Néanmoins il est urgent de rejoindre le modèle Suisse et la Belge pour ceux qui le désirent
Je souhaite, pour ma part, que l'on ne rejoigne jamais ce modèle.
La vie nous a été donnée, elle est sacrée.

Re: Anne BERT aurait voulu mourir en France dignement.

Posté : 02 octobre 2017 19:55
par scorpion3917
Victor a écrit :
zylto a écrit : Mon père est mort cette année en soins palliatifs à domicile, nous avons eu la chance d'avoir un toubib exceptionnel et mon Papa s'est éteint sans aucune souffrance
Néanmoins il est urgent de rejoindre le modèle Suisse et la Belge pour ceux qui le désirent
Je souhaite, pour ma part, que l'on ne rejoigne jamais ce modèle.
La vie nous a été donnée, elle est sacrée.
Oui oui bien sûr. Tu dis ça installé confortablement dans ton fauteuil. Quand la douleur devient insupportable. Crois moi tu changes d avis.
Je n admets pas que d autres décident pour moi. Combien sont morts dans des souffrances inhumaines avant que quelques politiques devant la pression de la rue et des cas médiatiques commencent à se poser sérieusement la question. NOUS SERONS TOUS CONCERNES UN JOUR.