La pauvreté au Japon
Posté : 08 octobre 2017 00:05
On imagine rarement le japon, avec ses quartiers remplis de travailleurs à la journée logeant dans des tentes et des boites en carton, des patrouillent pour donner des médicament offerts par médecin sans frontières à des dizaines de milliers de travailleurs pauvres.
Pourtant la pauvreté existe dans ce pays qui jusqu'à il y a quelques années c'était toujours refusé à quantifier officiellement le phénomène, niant son existence.
Ce qui est intéressant avec les SDF japonais, c'est que contrairement à une partie des SDF français, ils ont intériorisé leur échec social et se considèrent comme coupables de cet échec tout en continuant à défendre les valeurs sociétales japonaises dans le microcosme de leurs ghettos (chaussures devant la maison, culpabilité ect). Autre différence, c'est qu'ils travaillent à plus de 75% et qu'ils sont majoritairement âgés.
Une grande partie d'entre eux travaillent dans le bâtiment, "secteur d'avenir n'est-ce pas et qui là bas n'utilise pas d'immigrés vu qu'il y a assez d'esclaves locaux" qui ne survit au Japon que grâce à son système de sous-traitance permettant aux grandes entreprises de ne pas tremper dans les contrats de travaux illégaux, fait à l'oral, à la journée, sans assurance ni cotisation retraite et chômage.
https://transcontinentales.revues.org/747
Plus récemment:
Autre extrait intéressant de l'étude que je viens de lire.
"D’après le livre blanc (2001 ça date...), 60 % des sans-abri étaient des travailleurs journaliers avant de se retrouver à la rue : ils sont considérés comme les « anciens » sans-abri, contrairement aux « nouveaux » qui avaient un travail régulier comme en témoigne le phénomène des « sans-abri en costume » (suit homeless) – d’anciens cadres ou employés qui se retrouvent à la rue du jour au lendemain, généralement à la suite d’un licenciement ou d’un problème familial, et qui, par honte ou par refus de leur nouvelle condition, cherchent à s’en cacher aux yeux de la société en gardant leur costume de travail. Certains continuent à travailler, mais ils ne peuvent louer un logement faute de ressources suffisantes. Il n’est pas rare de voir un homme en costume rentrant du travail se coucher dans une boîte en carton pour y dormir. "
« C’est un triste paradoxe, regrette une des quatre-vingt-dix employés du centre qui accueille cent douze pensionnaires. Le nombre de naissances baisse au Japon mais celui des enfants en difficulté augmente. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... Sktwq8s.99
le Japon arrive 34e sur 41 pays riches en matière d’inégalités entre les enfants les plus défavorisés et l’enfant « moyen ». Le fossé y atteint 60,21 %, contre 43,95 % en France, classée 13e.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... Sktwq8s.99
Pourtant la pauvreté existe dans ce pays qui jusqu'à il y a quelques années c'était toujours refusé à quantifier officiellement le phénomène, niant son existence.
Ce qui est intéressant avec les SDF japonais, c'est que contrairement à une partie des SDF français, ils ont intériorisé leur échec social et se considèrent comme coupables de cet échec tout en continuant à défendre les valeurs sociétales japonaises dans le microcosme de leurs ghettos (chaussures devant la maison, culpabilité ect). Autre différence, c'est qu'ils travaillent à plus de 75% et qu'ils sont majoritairement âgés.
Une grande partie d'entre eux travaillent dans le bâtiment, "secteur d'avenir n'est-ce pas et qui là bas n'utilise pas d'immigrés vu qu'il y a assez d'esclaves locaux" qui ne survit au Japon que grâce à son système de sous-traitance permettant aux grandes entreprises de ne pas tremper dans les contrats de travaux illégaux, fait à l'oral, à la journée, sans assurance ni cotisation retraite et chômage.
https://transcontinentales.revues.org/747
Plus récemment:
Autre extrait intéressant de l'étude que je viens de lire.
"D’après le livre blanc (2001 ça date...), 60 % des sans-abri étaient des travailleurs journaliers avant de se retrouver à la rue : ils sont considérés comme les « anciens » sans-abri, contrairement aux « nouveaux » qui avaient un travail régulier comme en témoigne le phénomène des « sans-abri en costume » (suit homeless) – d’anciens cadres ou employés qui se retrouvent à la rue du jour au lendemain, généralement à la suite d’un licenciement ou d’un problème familial, et qui, par honte ou par refus de leur nouvelle condition, cherchent à s’en cacher aux yeux de la société en gardant leur costume de travail. Certains continuent à travailler, mais ils ne peuvent louer un logement faute de ressources suffisantes. Il n’est pas rare de voir un homme en costume rentrant du travail se coucher dans une boîte en carton pour y dormir. "
« C’est un triste paradoxe, regrette une des quatre-vingt-dix employés du centre qui accueille cent douze pensionnaires. Le nombre de naissances baisse au Japon mais celui des enfants en difficulté augmente. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... Sktwq8s.99
le Japon arrive 34e sur 41 pays riches en matière d’inégalités entre les enfants les plus défavorisés et l’enfant « moyen ». Le fossé y atteint 60,21 %, contre 43,95 % en France, classée 13e.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... Sktwq8s.99