Améliorer l'apprentissage de l'Anglais en France.
Posté : 18 octobre 2017 22:09
http://www.atlantico.fr/decryptage/fran ... 72044.html
En temps normal je ne supporte pas ce site pour réactionnaires de droite, mais là, en l’occurrence, j'ai trouvé l'article et les propositions qu'il aborde très intéressant!
L'article date de 2013 mais il est encore parfaitement d'actualité tant rien n'a bougé en France sur ces questions.
Le propos de cette article écrit par un Irlandais est de critiquer l'académisme de l'enseignement de l'anglais en France. Celui-ci fait le constat de l'élitisme cartésien de l'enseignement en général et de l'apprentissage de l'anglais en particulier.
Ainsi, il affirme que notre mauvais niveau d'anglais viendrait de l'utilisation des méthodes d'apprentissage de la langue française dans l'apprentissage de l'anglais alors que cela n'a rien à voir. La langue française est une langue intellectuellement et rationnellement codifiée, pas l'anglais.
Par exemple
- Il est inutile de faire autant de cours de grammaire. L'anglais est "plus un créole" qu'une langue, il n'y a pas d"académie de l'anglais". Les règles grammaticales changent régulièrement et ne sont pas strictement appliquées.
-On passe des années à apprendre les verbes irréguliers alors que 90% des verbes sont réguliers et de racine française. Un français peut tout à fait utiliser un mot anglais d'origine française en lieu et place de l'expression la plus "anglaise". ex: "this landscape gives me an impression of tranquility" est beaucoup moins employé que " ... a feeling of tranquility". Néanmoins tout anglo-saxon comprendra notre propos et ce n'est pas une faute. C'est en revanche bien plus facile pour un français de parler anglais avec des mots de sa propre langue. ( C'est un exemple personnel, j'ai utilisé le mot "impression" avec une allemande lors d'une discussion en anglais, elle m'a dit qu'elle ne comprenait pas comment je pouvais connaitre des mots aussi soutenu en anglais alors que je ne suis pas encore bilingue, car souvent les mots d'origines française sont plus soutenus).
En outre, l'Anglais étant un dérivé du français, l'auteur rappel que nous perdons énormément de temps dans l'enseignement de l'anglais en France à distinguer les "faux amis" ( les mots qui sont identiques en anglais et en français mais qui ont un sens différent dans les deux langues) alors qu'il y a infiniment plus de "vrais amis" dans la langue anglaise. C'est typique d'un enseignement inadapté et qui ne va pas à l'essentiel.
Il faut considérer l'anglais comme un outil, non pas comme un objet d'étude académique. Il faut que nos jeunes apprennent l'anglais comme ils apprennent à se servir d'excel ou de word c'est tout.
En outre je pense qu'un débat sur la langue anglaise est nécessaire en France. Nous devons faire le constat de l'échec du français en tant que langue d'inclusion économique. Aujourd’hui ceux qui ne parlent pas anglais sont les laissés-pour-compte de la société, c'est un fait. Ces gens ne peuvent ni travailler à l'international, ni travailler dans le tourisme ou la culture, et les jobs dans la vente se font de plus en plus rare pour les monolingues.
Je suis le premier à cracher sur ce dialecte immonde qui n'arrivera jamais au pied du français, de l'arabe ou du chinois, cet ersatz mal dégrossi par des générations de vikings barbares et brutaux pseudo francisés, n'est utile qu'en tant qu'outil de comm, ce n'est pas une vraie langue, et elle ne véhicule rien de véritablement sain pour l'esprit.
Néanmoins, aujourd'hui c'est un fait, nous avons perdu une bataille et la donne ne changera que dans quelques décennies, il nous faut donc penser à nos enfants et donc, il est cruciale qu'ils parlent correctement un anglais de communication. Car aujourd'hui l'anglais est le "conteneur" de la comm international: c'est pas beau c'est grossier, mais c'est pratique et tout le monde l'a adopté.
Pour ma part, je suis actuellement en Irlande pour l'apprendre, et en deux mois j'ai appris plus que dans toute ma scolarité.
PS; J'ai bonne espoir que l'hégémonie anglaise s’effrite assez vite. Déjà en Irlande, je ne peux pas faire un pas sans tomber sur des francophones partiels qui sont tout à fait capable de me parler dans ma langue, comme en Allemagne ou au Danemark par exemple. Nus n'avons pas à rougir de la place du français dans le monde, elle est appelé à grandir d'avantage, mais à l'instant T ne pas parler anglais, je le sais pour le vivre dans ma carrière pro, est un handicape.
En temps normal je ne supporte pas ce site pour réactionnaires de droite, mais là, en l’occurrence, j'ai trouvé l'article et les propositions qu'il aborde très intéressant!
L'article date de 2013 mais il est encore parfaitement d'actualité tant rien n'a bougé en France sur ces questions.
Le propos de cette article écrit par un Irlandais est de critiquer l'académisme de l'enseignement de l'anglais en France. Celui-ci fait le constat de l'élitisme cartésien de l'enseignement en général et de l'apprentissage de l'anglais en particulier.
Ainsi, il affirme que notre mauvais niveau d'anglais viendrait de l'utilisation des méthodes d'apprentissage de la langue française dans l'apprentissage de l'anglais alors que cela n'a rien à voir. La langue française est une langue intellectuellement et rationnellement codifiée, pas l'anglais.
Par exemple
- Il est inutile de faire autant de cours de grammaire. L'anglais est "plus un créole" qu'une langue, il n'y a pas d"académie de l'anglais". Les règles grammaticales changent régulièrement et ne sont pas strictement appliquées.
-On passe des années à apprendre les verbes irréguliers alors que 90% des verbes sont réguliers et de racine française. Un français peut tout à fait utiliser un mot anglais d'origine française en lieu et place de l'expression la plus "anglaise". ex: "this landscape gives me an impression of tranquility" est beaucoup moins employé que " ... a feeling of tranquility". Néanmoins tout anglo-saxon comprendra notre propos et ce n'est pas une faute. C'est en revanche bien plus facile pour un français de parler anglais avec des mots de sa propre langue. ( C'est un exemple personnel, j'ai utilisé le mot "impression" avec une allemande lors d'une discussion en anglais, elle m'a dit qu'elle ne comprenait pas comment je pouvais connaitre des mots aussi soutenu en anglais alors que je ne suis pas encore bilingue, car souvent les mots d'origines française sont plus soutenus).
En outre, l'Anglais étant un dérivé du français, l'auteur rappel que nous perdons énormément de temps dans l'enseignement de l'anglais en France à distinguer les "faux amis" ( les mots qui sont identiques en anglais et en français mais qui ont un sens différent dans les deux langues) alors qu'il y a infiniment plus de "vrais amis" dans la langue anglaise. C'est typique d'un enseignement inadapté et qui ne va pas à l'essentiel.
Il faut considérer l'anglais comme un outil, non pas comme un objet d'étude académique. Il faut que nos jeunes apprennent l'anglais comme ils apprennent à se servir d'excel ou de word c'est tout.
En outre je pense qu'un débat sur la langue anglaise est nécessaire en France. Nous devons faire le constat de l'échec du français en tant que langue d'inclusion économique. Aujourd’hui ceux qui ne parlent pas anglais sont les laissés-pour-compte de la société, c'est un fait. Ces gens ne peuvent ni travailler à l'international, ni travailler dans le tourisme ou la culture, et les jobs dans la vente se font de plus en plus rare pour les monolingues.
Je suis le premier à cracher sur ce dialecte immonde qui n'arrivera jamais au pied du français, de l'arabe ou du chinois, cet ersatz mal dégrossi par des générations de vikings barbares et brutaux pseudo francisés, n'est utile qu'en tant qu'outil de comm, ce n'est pas une vraie langue, et elle ne véhicule rien de véritablement sain pour l'esprit.
Néanmoins, aujourd'hui c'est un fait, nous avons perdu une bataille et la donne ne changera que dans quelques décennies, il nous faut donc penser à nos enfants et donc, il est cruciale qu'ils parlent correctement un anglais de communication. Car aujourd'hui l'anglais est le "conteneur" de la comm international: c'est pas beau c'est grossier, mais c'est pratique et tout le monde l'a adopté.
Pour ma part, je suis actuellement en Irlande pour l'apprendre, et en deux mois j'ai appris plus que dans toute ma scolarité.
PS; J'ai bonne espoir que l'hégémonie anglaise s’effrite assez vite. Déjà en Irlande, je ne peux pas faire un pas sans tomber sur des francophones partiels qui sont tout à fait capable de me parler dans ma langue, comme en Allemagne ou au Danemark par exemple. Nus n'avons pas à rougir de la place du français dans le monde, elle est appelé à grandir d'avantage, mais à l'instant T ne pas parler anglais, je le sais pour le vivre dans ma carrière pro, est un handicape.