La phobie scolaire
Posté : 01 septembre 2018 20:22
" La rentrée scolaire, c'est pour beaucoup la joie de retrouver les copains. Mais pour certains, c'est un moment d'angoisse pure, au point de ne pas pouvoir franchir les portes de l'école, du collège ou du lycée. Des élèves, des parents et d'anciens phobiques témoignent « pour qu'on cesse d'ignorer le problème ».
Boule au ventre, peur du regard des autres, d'être jugé, de ne pas y arriver , de ne pas être aidé, écouté ; peur panique de franchir les portes de l'école, du collège ou du lycée. Ils pleurent, crient, fuguent, menacent de se tuer ou se font du mal, souffrent de phobie scolaire et finalement ne vont plus à l'école. Ce n'est pas une mode, juste un fléau.
Faute de chiffres officiels, on s'en remet aux associations qui, comme Handi-cap vers le droit à l'école ou Phobie scolaire, témoignent « d'une augmentation des cas » et des professionnels de santé pour lesquels elles représentent « une réelle urgence thérapeutique ».
Selon l'association Phobie scolaire, 28% des enfants sont concernés par le refus scolaire anxieux à un moment ou à l’autre de leur scolarité avec des gravités et des durées variables.
Une chose est sûre : la phobie scolaire fait vivre un enfer aux élèves et à leur famille. Et survient rarement au hasard. Troubles du comportements ou problèmes « dys » mal pris en charge et harcèlement arrivent en tête des facteurs déclenchants.
Une famille puydômoise a déscolarisé ses deux garçons «faute de dialogue avec les enseignants»
Mais comme le rappelle Nathalie (*), une maman : « La phobie scolaire ce n'est pas une paresse, ce n'est pas l'école buissonnière. Un peu plus d'écoute, de dialogue et, de manière générale, de bienveillance envers les enfants devrait permettre de résoudre un grand nombre de cas à la condition de ne pas se voiler la face ».
Je ne supportais pas d’être assis avec plein de monde, ça m’oppressait. À mon sens , les professeurs devraient être plus à l’écoute des élèves et s’intéresser à leur vie.
Paul, 18 ans (Questions sur les miracles)
Paul (*), 18 ans, phobique scolaire
« Ma phobie scolaire est survenue entre la 5e et la 4e suite à du harcèlement. Je n’étais pas le meilleur de ma classe, mais mes résultats ont clairement baissés et j'ai fini par refuser d’aller au collège. Je suis allé dans un hôpital de jour avec des éducateurs, j’ai même été hospitalisé à plein temps. Au début, c’était très compliqué, je ne pouvais pas être en contact avec ma famille, mais au final ça reste un très bon souvenir. Les éducateurs étaient géniaux, on pouvait leur parler et j’ai repris un peu confiance. Je suis retourné au collège en 3e, j'ai eu mon brevet et je me suis fait des amis, dont un que j'ai toujours, mais à l’entrée en seconde professionnelle, ça s’est de nouveau gâté. Ce que j’étudiais me plaisait mais je me sentais mal à l’aise. Je ne supportais pas d’être assis avec plein de monde, ça m’oppressait. J’ai arrêté , j'ai fait une dépression et je n’ai toujours pas repris mes études. En septembre, je vais m’inscrire à la Mission locale pour voir ce que je peux faire. J’aimerais vivre de ma passion pour les jeux vidéo ou bien m’engager dans l’armée. À mon sens, les professeurs devraient être plus à l’écoute et s’intéresser à leurs élèves. Ils devraient aussi rendre leur cours plus intéressants. Après, il y aura toujours des cons, enfants comme adultes, toujours des gens qui se sentiront supérieurs et d’autres inférieurs. Moi j’aime pas trop les gens et j’ai besoin de ma bulle»...
https://www.lamontagne.fr/clermont-ferr ... 53804.html
Boule au ventre, peur du regard des autres, d'être jugé, de ne pas y arriver , de ne pas être aidé, écouté ; peur panique de franchir les portes de l'école, du collège ou du lycée. Ils pleurent, crient, fuguent, menacent de se tuer ou se font du mal, souffrent de phobie scolaire et finalement ne vont plus à l'école. Ce n'est pas une mode, juste un fléau.
Faute de chiffres officiels, on s'en remet aux associations qui, comme Handi-cap vers le droit à l'école ou Phobie scolaire, témoignent « d'une augmentation des cas » et des professionnels de santé pour lesquels elles représentent « une réelle urgence thérapeutique ».
Selon l'association Phobie scolaire, 28% des enfants sont concernés par le refus scolaire anxieux à un moment ou à l’autre de leur scolarité avec des gravités et des durées variables.
Une chose est sûre : la phobie scolaire fait vivre un enfer aux élèves et à leur famille. Et survient rarement au hasard. Troubles du comportements ou problèmes « dys » mal pris en charge et harcèlement arrivent en tête des facteurs déclenchants.
Une famille puydômoise a déscolarisé ses deux garçons «faute de dialogue avec les enseignants»
Mais comme le rappelle Nathalie (*), une maman : « La phobie scolaire ce n'est pas une paresse, ce n'est pas l'école buissonnière. Un peu plus d'écoute, de dialogue et, de manière générale, de bienveillance envers les enfants devrait permettre de résoudre un grand nombre de cas à la condition de ne pas se voiler la face ».
Je ne supportais pas d’être assis avec plein de monde, ça m’oppressait. À mon sens , les professeurs devraient être plus à l’écoute des élèves et s’intéresser à leur vie.
Paul, 18 ans (Questions sur les miracles)
Paul (*), 18 ans, phobique scolaire
« Ma phobie scolaire est survenue entre la 5e et la 4e suite à du harcèlement. Je n’étais pas le meilleur de ma classe, mais mes résultats ont clairement baissés et j'ai fini par refuser d’aller au collège. Je suis allé dans un hôpital de jour avec des éducateurs, j’ai même été hospitalisé à plein temps. Au début, c’était très compliqué, je ne pouvais pas être en contact avec ma famille, mais au final ça reste un très bon souvenir. Les éducateurs étaient géniaux, on pouvait leur parler et j’ai repris un peu confiance. Je suis retourné au collège en 3e, j'ai eu mon brevet et je me suis fait des amis, dont un que j'ai toujours, mais à l’entrée en seconde professionnelle, ça s’est de nouveau gâté. Ce que j’étudiais me plaisait mais je me sentais mal à l’aise. Je ne supportais pas d’être assis avec plein de monde, ça m’oppressait. J’ai arrêté , j'ai fait une dépression et je n’ai toujours pas repris mes études. En septembre, je vais m’inscrire à la Mission locale pour voir ce que je peux faire. J’aimerais vivre de ma passion pour les jeux vidéo ou bien m’engager dans l’armée. À mon sens, les professeurs devraient être plus à l’écoute et s’intéresser à leurs élèves. Ils devraient aussi rendre leur cours plus intéressants. Après, il y aura toujours des cons, enfants comme adultes, toujours des gens qui se sentiront supérieurs et d’autres inférieurs. Moi j’aime pas trop les gens et j’ai besoin de ma bulle»...
https://www.lamontagne.fr/clermont-ferr ... 53804.html