Comment Ségoléne tente d' exister de renaitre de ses cendres
Posté : 24 décembre 2019 16:21
Ségolène Royal, la surenchère démago
DÉCRYPTAGE. L'ex-candidate à la présidentielle reproche à Macron ses liens avec « le business mondialisé » dopé aux « retraites chapeaux. » Plus c'est gros… Par Géraldine Woessner
Modifié le 24/12/2019 à 11:16 - Publié le 23/12/2019 à 19:06 | Le Point.fr
En plein mouvement social, Ségolène Royal donne dans la surenchère démagogique en ciblant, une fois de plus, le chef de l'État. On ne change pas une recette qui marche. Emmanuel Macron a annoncé qu'il renonçait à l'indemnité mensuelle que touchent à vie les anciens présidents (6 220 euros brut par mois, un très avantageux régime spécial) et, illico, il s'est attiré les foudres de l'ambassadrice chargée de la négociation internationale sur les pôles arctique et antarctique. « La vraie question, c'est de savoir s'il renonce à retourner après l'Élysée dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec et dont les montants sont sans commune mesure », a dégainé sur Twitter l'ancienne ministre de l'Écol
Le « spectre » des retraites chapeaux
Sauf que, factuellement, le raisonnement de madame Royal ne tient pas. En 2014, alors qu'elle était ministre de l'Écologie, son confrère de l'Économie, un certain Emmanuel Macron, chargeait l'Igas d'une mission sur la suppression des retraites chapeaux, après une série de scandales liés à ces régimes (l'ex-PDG d'Orange Didier Lombard venait de bénéficier d'un pactole confortable de près de 347 000 euros par an.) Quelques mois plus tard, l'Igas livrait de premiers chiffres : les retraites chapeaux concernaient au total à peine 200 000 pensionnés, dont 84 % percevaient une rente annuelle inférieure à 5 000 euros. Et la pratique était – déjà – de moins en moins en vogue : « Le nombre de personnes ayant liquidé depuis 2010 une rente supérieure à 300 000 euros ne peut être supérieur à 50 », précisait le rapport.
DÉCRYPTAGE. L'ex-candidate à la présidentielle reproche à Macron ses liens avec « le business mondialisé » dopé aux « retraites chapeaux. » Plus c'est gros… Par Géraldine Woessner
Modifié le 24/12/2019 à 11:16 - Publié le 23/12/2019 à 19:06 | Le Point.fr
En plein mouvement social, Ségolène Royal donne dans la surenchère démagogique en ciblant, une fois de plus, le chef de l'État. On ne change pas une recette qui marche. Emmanuel Macron a annoncé qu'il renonçait à l'indemnité mensuelle que touchent à vie les anciens présidents (6 220 euros brut par mois, un très avantageux régime spécial) et, illico, il s'est attiré les foudres de l'ambassadrice chargée de la négociation internationale sur les pôles arctique et antarctique. « La vraie question, c'est de savoir s'il renonce à retourner après l'Élysée dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec et dont les montants sont sans commune mesure », a dégainé sur Twitter l'ancienne ministre de l'Écol
Le « spectre » des retraites chapeaux
Sauf que, factuellement, le raisonnement de madame Royal ne tient pas. En 2014, alors qu'elle était ministre de l'Écologie, son confrère de l'Économie, un certain Emmanuel Macron, chargeait l'Igas d'une mission sur la suppression des retraites chapeaux, après une série de scandales liés à ces régimes (l'ex-PDG d'Orange Didier Lombard venait de bénéficier d'un pactole confortable de près de 347 000 euros par an.) Quelques mois plus tard, l'Igas livrait de premiers chiffres : les retraites chapeaux concernaient au total à peine 200 000 pensionnés, dont 84 % percevaient une rente annuelle inférieure à 5 000 euros. Et la pratique était – déjà – de moins en moins en vogue : « Le nombre de personnes ayant liquidé depuis 2010 une rente supérieure à 300 000 euros ne peut être supérieur à 50 », précisait le rapport.