L'élite politique et de la finance va se réunir à Davos
Posté : 20 janvier 2020 11:33
bonjour
https://www.20minutes.fr/economie/26987 ... ppuient-au ssi-inegalites-genre
Oxfam : « Les inégalités entre ultra-riches et pauvres s’appuient aussi sur des inégalités de genre »
INTERVIEW La Suisse accueille à partir de mardi le forum économique mondiale à Davos. Comme chaque année, la veille, l’ONG Oxfam publie son rapport sur le fossé qui sépare les ultra-riches du reste du monde.
Le fossé entre les très grandes fortunes et le reste de la société dépasse l’entendement, estime Oxfam. La baisse de la fiscalité pour les grandes fortunes et les multinationales qu’observe globalement l’ONG tend à l’aggraver encore.
Oxfam a, en tête, de nombreux parallèles de ce genre*. L’ONG s’en sert pour nourrir son dernier rapport sur les inégalités économiques qu’elle publie ce lundi. Comme chaque année depuis 2014, et toujours à la veille du Forum mondial de Davos, petite ville suisse où se réunit, en hiver, l’élite politique et économique mondiale.
Viens ensuite pour le cas de la France très intéressant pour ce qui nous concerne !
1« La France compte actuellement 41 milliardaires, c’est quatre fois plus qu’après la crise financière de 2008. Leur richesse cumulée s’élève à 329,9 milliards de dollars, soit cinq fois plus qu’après la crise financière. A l’inverse, selon des estimations de l’Insee publié mi-octobre, le taux de pauvreté a augmenté en France, entre 2017 et 2018, en passant de 14,1 % à 14,7 %. Ce sont ainsi 9,3 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1.050 euros par mois. Les écarts de salaires entre PDG et salarié (es) au sein des entreprises restent démentiels. Un patron du CAC 40 a gagné en moyenne 277 SMIC en 2018. Surtout, les inégalités de patrimoines sont vertigineuses. Entre 1998 et 2015, la part du patrimoine des 10 % les plus riches a augmenté de 113 % tandis que celle des 10 % les plus pauvres a reculé de 31 %.
2 Faut-il s’attendre à ce que ces inégalités se creusent encore dans les années à venir ?
La situation ne pourra qu’empirer sans mesure déterminante dans le sens d’un meilleur partage des richesses. Or, ce n’est pas la direction prise à ce jour si on se penche sur la manière dont les Etats lèvent l’impôt. L’imposition des classes les plus aisées est toujours plus réduite. En France, la création de la Flat Tax et la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) ont permis de substantiels gains pour les plus riches, sans impacts visibles sur les investissements. C’était pourtant la promesse de cette réforme. Ces politiques fiscales favorables aux plus riches se font souvent aux prix de coupes dans les dépenses sociales. Et celles-ci fragilisent les classes les plus pauvres.
https://www.20minutes.fr/economie/26987 ... ppuient-au ssi-inegalites-genre
Oxfam : « Les inégalités entre ultra-riches et pauvres s’appuient aussi sur des inégalités de genre »
INTERVIEW La Suisse accueille à partir de mardi le forum économique mondiale à Davos. Comme chaque année, la veille, l’ONG Oxfam publie son rapport sur le fossé qui sépare les ultra-riches du reste du monde.
Le fossé entre les très grandes fortunes et le reste de la société dépasse l’entendement, estime Oxfam. La baisse de la fiscalité pour les grandes fortunes et les multinationales qu’observe globalement l’ONG tend à l’aggraver encore.
Oxfam a, en tête, de nombreux parallèles de ce genre*. L’ONG s’en sert pour nourrir son dernier rapport sur les inégalités économiques qu’elle publie ce lundi. Comme chaque année depuis 2014, et toujours à la veille du Forum mondial de Davos, petite ville suisse où se réunit, en hiver, l’élite politique et économique mondiale.
Viens ensuite pour le cas de la France très intéressant pour ce qui nous concerne !
1« La France compte actuellement 41 milliardaires, c’est quatre fois plus qu’après la crise financière de 2008. Leur richesse cumulée s’élève à 329,9 milliards de dollars, soit cinq fois plus qu’après la crise financière. A l’inverse, selon des estimations de l’Insee publié mi-octobre, le taux de pauvreté a augmenté en France, entre 2017 et 2018, en passant de 14,1 % à 14,7 %. Ce sont ainsi 9,3 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1.050 euros par mois. Les écarts de salaires entre PDG et salarié (es) au sein des entreprises restent démentiels. Un patron du CAC 40 a gagné en moyenne 277 SMIC en 2018. Surtout, les inégalités de patrimoines sont vertigineuses. Entre 1998 et 2015, la part du patrimoine des 10 % les plus riches a augmenté de 113 % tandis que celle des 10 % les plus pauvres a reculé de 31 %.
2 Faut-il s’attendre à ce que ces inégalités se creusent encore dans les années à venir ?
La situation ne pourra qu’empirer sans mesure déterminante dans le sens d’un meilleur partage des richesses. Or, ce n’est pas la direction prise à ce jour si on se penche sur la manière dont les Etats lèvent l’impôt. L’imposition des classes les plus aisées est toujours plus réduite. En France, la création de la Flat Tax et la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) ont permis de substantiels gains pour les plus riches, sans impacts visibles sur les investissements. C’était pourtant la promesse de cette réforme. Ces politiques fiscales favorables aux plus riches se font souvent aux prix de coupes dans les dépenses sociales. Et celles-ci fragilisent les classes les plus pauvres.