L' Islamisation de l'école....reflexion d'un Inspecteur de l'EN
Posté : 04 septembre 2020 14:31
Invité d'Europe Soir à la veille de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, Jean-Pierre Obin est revenu sur l'islamisme en milieu scolaire. D'après cet ancien inspecteur de l'Éducation nationale, en 15 ans les choses ne se sont pas améliorées.
C'est un des enseignements d'un sondage Ifop pour Charlie Hebdo et la fondation Jean Jaurès paru ce mardi, à la veille du début du procès des attentats de janvier 2015 : 26% des Français musulmans entre 15 et 24 ans "n’expriment pas de condamnation à l’égard des auteurs des attentats". Une statistique qui n'a pas l'air d'étonner Jean-Pierre Obin, auteur du livre Comment on a laissé l'islamisme pénétrer l'école. Invité d'Europe Soir, l'ancien inspecteur de l'Éducation nationale dresse le constat de l'entrée de l'islamisme à l'école.
L'islamisme atteint désormais "l'école primaire"
Tables séparées en fonction de la religion, filles qui sèchent les cours de piscine pour des raisons religieuses... Il y a 15 ans, Jean-Pierre Obin avait déjà dénoncé les atteintes à la laïcité en milieu scolaire. "Depuis, les choses ne se sont pas améliorées." Selon ce dernier, le phénomène atteint désormais même l'école primaire.
Des professeurs qui se censurent pour éviter des "incidents"
À l'heure où la liberté d'expression revient dans l'actualité avec le procès des attentats de janvier 2015, le spécialiste pointe que "pour un enseignant, c'est le devoir d'expression qui est important, c'est-à-dire son obligation de faire le programme". Or, d'après une étude de l'Ifop, près de 40% des enseignants déclarent s'auto-censurer pour ne pas créer de problèmes avec les élèves. "Et dans les ZEP, ils sont plus de 50%", rapporte-t-il. Il y aurait donc une majorité de professeurs qui censurent un thème du programme scolaire ou évitent d'évoquer un auteur "parce qu'ils craignent ou ont eu des incidents" avec leurs élèves.
"Une combinaison de responsabilités des politiques et de l'Éducation nationale"
Mais comment expliquer un tel phénomène ? D'après Jean-Pierre Obin, c'est une combinaison de responsabilités des "forces politiques, de l'Éducation nationale, le manque de formation des enseignants, et le manque de courage de l'administration symbolisé par la doctrine 'surtout pas de vague'". Mais l'ancien inspecteur pointe également la responsabilité des parents d'élèves, qui vont "changer leurs enfants d'établissements pour les protéger, engendrant un phénomène de ghettoïsation" des zones frappées par le phénomène.
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https://www.europe1.fr/societe/islamism ... er-3989084
Globalement je soutiens ce (ces) rapports .L’islamisation de l’école, ou plutôt le refus de l’Éducation nationale de voir le problème en face: à l’occasion de cette rentrée 2020, un ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, Jean-Pierre Obin, publie un livre sur une tendance lourde qu’il avait déjà dénoncée dans un rapport de… 2004.
Des cours de biologie épurés de toute référence à la théorie de l’évolution ou à la reproduction, des leçons d’Histoire dévoyées, où il est sensible d’aborder la construction des cathédrales, l’existence de religions préislamique en Égypte ou la guerre d’Algérie, les philosophies de Rousseau et de Voltaire mis à l’index: voici une liste non exhaustive de cours qui sont boycottés ou caviardés sous la pression des élèves qui les jugent «contraires» à leur religion.
La liste pourrait s’allonger jusqu’à Cyrano de Bergerac, jugé trop «licencieux», Madame Bovary, trop favorable à la liberté de la femme, ou encore Chrétien de Troyes promouvant la religion chrétienne… jusqu’aux Trois petits cochons, une comptine pas très hallal.
Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école (Éd. Hermann, 2020) de Jean-Pierre Obin. L’ouvrage de cet ancien inspecteur général de l’Éducation nationale a beau être sorti ce 2 septembre, il figure déjà dans les meilleures ventes de livres sur Amazon.
«C’est le XVIIe siècle en France», réagissait Pascal Praud. Comme Le Point, qui consacre sa Une à l’aveuglement des autorités face l’islamisme à l’école, le présentateur est revenu sur le contenu de ce livre choc, le 27 août, dans son émission sur CNews. Face à ce qu’il dépeint comme un retour en arrière, le présentateur de «L’heure des pros» rappelait notamment un sondage de l’IFOP sorti en juin 2018, dans lequel plus d’un tiers des profs interrogés indiquaient s’être déjà autocensurés afin d’éviter des incidents, plus de la moitié d’entre eux enseignant en zone d’éducation prioritaire. 59% estimaient la laïcité en danger, 71% considéraient que la contestation de cette dernière –par des élèves, leurs parents voire d’autres enseignants– était influencée par l’actualité nationale ou internationale.
Islamisation: plus de 16 ans de «pas de vagues»
Islamisme et clientélisme dans les quartiers: «c’est absolument une catastrophe, on ne gère plus rien!»
L’essai de Jean-Pierre Obin ne vise pas tant à révéler la montée des revendications islamistes au sein des établissements scolaires qu’à dénoncer le silence de plomb qui entoure cette tendance lourde. Ainsi, l’auteur accuse-t-il avant tout le fameux «surtout pas de vague», mantra des hauts fonctionnaires. «J’ai écrit ce livre parce que le temps presse et qu’il y a maintenant urgence à agir», conclut-il dans le descriptif de son ouvrage. Il faut dire que le cheminement de l’auteur témoigne en lui-même de l’ampleur du problème. Ce silence, l’ancien inspecteur général de l’Éducation nationale l’avait déjà pointé du doigt dans un rapport, le rapport Obin… en 2004. En somme, loin d’avoir lutté contre le phénomène, les responsables tant politiques que de l’Éducation nationale ont laissé la situation s’envenimer.
«Les manifestations d’appartenance religieuse semblent être, à tous les niveaux du système, la classe, l’établissement, l’académie, l’objet d’une sorte de refoulement ou de déni généralisé de la part de beaucoup de personnels et de responsables», prévenait déjà Jean-Pierre Obin en 2004.
Point d’orgue, la «régression» de la condition féminine, «sans doute le côté le plus grave, le plus scandaleux et en même temps le plus spectaculaire de l’évolution de certains quartiers». Le contrôleur général dépeignait déjà un renforcement du «contrôle moral et la surveillance des hommes sur les femmes» prenant des «proportions obsessionnelles», et s’accompagnant de la résignation de certains établissements, où «les jupes et robes sont “interdites” depuis cinq à un an selon les endroits, la tenue sombre et ample est imposée à toutes.» Mais à l’ombre des jeunes filles voilées, d’autres revendications:
«L’obsession de la pureté est sans limites: à ces élèves d’une école primaire qui avaient institué l’usage exclusif des deux robinets des toilettes, l’un réservé aux “musulmans”, l’autre aux “Français”, répond comme amplifiée la demande récente d’un responsable local du culte musulman à l’inspecteur d’académie d’un important département urbain, d’instituer des vestiaires séparés dans les salles de sport, car selon lui “un circoncis ne peut se déshabiller à côté d’un impur.”»
«Désinstruction nationale», déclinisme ou drame du «quasi-illettrisme» de nos enfants?
Toujours au chapitre de la «pureté»: le point d’achoppement de la viande non abattue selon les rites religieux à la cantine scolaire.
Une tendance qui serait apparue soudainement, note le rapport, «mais qui s’est très vite répandue, souvent sous l’impulsion des garçons les plus jeunes», lesquels ne craignant en outre pas de stigmatiser ceux qui ne suivent pas les commandements alimentaires islamiques.
«L’apologie du nazisme et de Hitler n’est pas exceptionnelle»
Un point qui renvoie au calendrier des fêtes, «autre source de tensions et parfois de conflits». Au-delà des demandes de suppression de l’arbre de Noël, les «prescriptions de plus en plus draconiennes», lors du ramadan. Une forme de «prosélytisme».
L’antisémitisme tenait également une part importante dans le rapport: «nous ne pouvons hélas que confirmer l’ampleur et la gravité d’un phénomène». «L’apologie du nazisme et de Hitler n’est pas exceptionnelle», notait son rédacteur, qui s’attarde également sur le racisme d’élèves de confession musulmane ou originaire de pays arabes: il évoque notamment le cas d’une collégienne turque «nouvellement arrivée en France et devenue le souffre-douleur de sa classe parce que son pays “est un allié d’Israël”». L’influence des évènements internationaux se faisait déjà de plus en plus pesante.
Interdits religieux: «La gym se meurt!»
Au palmarès des enseignements les plus perturbés par des «manifestations ou interventions de nature religieuse», l’éducation physique et sportive. En cause bien sûr, la mixité et la «préservation de la “pudeur” des filles». Exit donc certaines activités, «notamment en piscine en plein air». Le rapport soulignait ainsi des comportements qui «révèlent les conceptions obsessionnelles de la pureté de certains prescripteurs, comme le refus de se baigner dans “l’eau des filles” ou dans celle des “non musulmans”».
«Beaucoup d’élèves préfèrent “un zéro” ou une punition plutôt que de pratiquer une activité ou de la pratiquer en tenue réglementaire», soulignait le rapport.
«La gym se meurt!» confessait ainsi aux contrôleurs un professeur d’EPS. Les disciplines artistiques ne sont pas en reste, avec des refus dès le primaire de «représenter un visage, de jouer de la flûte ou de pratiquer le chant choral».
Les mathématiques ne sont pas épargnées non plus, des professeurs ayant rapporté la tendance virant à l’«obsession» de certains élèves qui refusent «d’utiliser tout symbole ou de tracer toute figure (angle droit, etc.) ressemblant de près ou de loin à une croix.»
Plaidoyer pour la mixité sociale
Comme le relate Le Point, ce rapport rédigé il y a 16 ans a valu à son auteur des accusations d’islamophobie, bien que Jean-Pierre Obin fut par ailleurs membre du bureau exécutif de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA).
Dans leurs préconisations, les inspecteurs plaidaient pour une plus grande mixité sociale et religieuse. Une attaque frontale contre les politiques sociales «favorable au “regroupement” des populations précaires», qui ont eu «jusqu’à ces dernières années de solides relais chez les travailleurs sociaux». Que de temps perdu!
ou les Portugais , en cette periode, personne ne parlait des MAGHRÉBINS et le l'islam ou des musulmans , personne ne disait que les lusitaniens, ibères, ou les Italiens avaient la même culture chrétienne, c,etait que des étrangers qui prenaient le pain des français , les maghrébins personnes n'en parlait car soit leurs pays était un protectorat français ( Maroc et Tunisie) ou département francais ( Algérie) à notre époque, tout à changé , a juste titre , les gvt successifs depuis la fin des années 60 début 70 ,tout à été laissé à l'abondon , à l'ecole plus de cours de cultures civiques , plus tard c'est l'abondon du service militaire obligatoire et pourtant l'armée servait véritablement le pays , car les jeunes qui faisait leurs 12 mois sortait transformés en hommes responsables. Maintenant depuis 20 ou 25 ans ont s'étonne Que la jeunesse devienne des hors la loi, voyous , dealers etc etc .
En 1983 dans le secteur de Vénissieux...en Lycée Pro...CET a l'époque....et classe de 30 éléves....nous avions environ 20 a 30 % de jeunes issue de l'immigration. Globalement peu de problémes.
Progressivement le % a fortement augmenté et les incidents aussi . Parfois difficile a résoudre en tant que professeur principal...
J'ai quitté l'EN en 2009 : en BEP mon effectif frisait les 90/95 % d'enfants issue de l'immigration???français ou pas. Dans les sections Bac Pro le % voisinait 70% .
Je précise que mon établissement formait des usineurs en commande numérique, des ouvriers qualifiés en Maintenance industrielle et des électrotechniciens.
Effectivement mes collègues d’enseignement général" coupaient" beaucoup certains certaines parties du programme...pour ne pas faire de vagues .....
Deux périodes difficiles (entre autre): la guerre en Irak ....et les attentats du Word Center de New York.
