Deux groupuscules d’extrême droite d’Albi et de Montpellier visés par une procédure de dissolution
Posté : 23 février 2026 16:59
Ce qui ne les empêchera pas de renaître de leurs cendres.
Le ministère de l’Intérieur a engagé ces deux procédures de dissolution à l’encontre du «Bloc montpelliérain» et de «Patria albiges» il y a plusieurs mois.
Deux groupuscules d’extrême droite de Montpellier et d’Albi sont visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’Intérieur, a appris ce lundi l’AFP auprès d’une source proche du dossier, confirmant une information d’Europe 1.
Les procédures ont été engagées il y a plusieurs mois, a-t-on précisé de même source, et sont donc antérieures à la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale, frappé à mort à Lyon, il y a dix jours. Elles devraient néanmoins être évoquées mardi matin lors d’une réunion convoquée à 10 heures à l’Elysée par Emmanuel Macron après la mort du jeune militant. Le thème : «les groupes d’action violente».
Cette réunion, en présence du chef du gouvernement Sébastien Lecornu et des ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, doit notamment permettre de faire un point sur «l’état des risques et des actions menées», résume l’entourage du Président, sans préciser à ce stade si elle déboucherait sur des annonces.
«Il n’y a pas de place pour les milices»
Le chef de l’Etat avait annoncé samedi la tenue de cette rencontre pour «faire un point complet sur les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques quels qu’ils soient». «Dans la république, aucune violence n’est légitime», avait insisté Emmanuel Macron. «Il n’y a pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent.»
Les procédures de dissolution nécessitent une longue phase d’examen de la part des services du ministère de l’Intérieur avant que celui-ci ne présente ses conclusions aux groupes incriminés. Il s’ensuit une phase contradictoire de quinze jours au cours de laquelle les mis en cause présentent leurs arguments au ministère. A l’issue de ce délai, Beauvau décide alors de présenter, ou non, un décret de dissolution en Conseil des ministres.
Pour les deux groupuscules visés, le «Bloc montpelliérain» de Montpellier, et «Patria albiges» d’Albi, la procédure en est au stade du contradictoire.
Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date la Jeune garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Les groupes radicaux d’extrême gauche ou d’extrême droite ne sont pas les seuls à faire l’objet de pareille procédure. Le mouvement de défense de l’environnement des Soulèvements de la Terre, compte aussi parmi les cibles du gouvernement, après la mobilisation contre les mégabassines de Sainte-Soline. Mais le collectif a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat, qui a annulé la dissolution en 2023.
https://www.liberation.fr/politique/deu ... KBHYWMCKQ/
Le ministère de l’Intérieur a engagé ces deux procédures de dissolution à l’encontre du «Bloc montpelliérain» et de «Patria albiges» il y a plusieurs mois.
Deux groupuscules d’extrême droite de Montpellier et d’Albi sont visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’Intérieur, a appris ce lundi l’AFP auprès d’une source proche du dossier, confirmant une information d’Europe 1.
Les procédures ont été engagées il y a plusieurs mois, a-t-on précisé de même source, et sont donc antérieures à la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale, frappé à mort à Lyon, il y a dix jours. Elles devraient néanmoins être évoquées mardi matin lors d’une réunion convoquée à 10 heures à l’Elysée par Emmanuel Macron après la mort du jeune militant. Le thème : «les groupes d’action violente».
Cette réunion, en présence du chef du gouvernement Sébastien Lecornu et des ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, doit notamment permettre de faire un point sur «l’état des risques et des actions menées», résume l’entourage du Président, sans préciser à ce stade si elle déboucherait sur des annonces.
«Il n’y a pas de place pour les milices»
Le chef de l’Etat avait annoncé samedi la tenue de cette rencontre pour «faire un point complet sur les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques quels qu’ils soient». «Dans la république, aucune violence n’est légitime», avait insisté Emmanuel Macron. «Il n’y a pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent.»
Les procédures de dissolution nécessitent une longue phase d’examen de la part des services du ministère de l’Intérieur avant que celui-ci ne présente ses conclusions aux groupes incriminés. Il s’ensuit une phase contradictoire de quinze jours au cours de laquelle les mis en cause présentent leurs arguments au ministère. A l’issue de ce délai, Beauvau décide alors de présenter, ou non, un décret de dissolution en Conseil des ministres.
Pour les deux groupuscules visés, le «Bloc montpelliérain» de Montpellier, et «Patria albiges» d’Albi, la procédure en est au stade du contradictoire.
Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date la Jeune garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Les groupes radicaux d’extrême gauche ou d’extrême droite ne sont pas les seuls à faire l’objet de pareille procédure. Le mouvement de défense de l’environnement des Soulèvements de la Terre, compte aussi parmi les cibles du gouvernement, après la mobilisation contre les mégabassines de Sainte-Soline. Mais le collectif a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat, qui a annulé la dissolution en 2023.
https://www.liberation.fr/politique/deu ... KBHYWMCKQ/