Le drone brouillé près du porte-avions Charles de Gaulle «probablement» d’origine russe selon le ministre de la Défense
Posté : 27 février 2026 06:01
Les Russes à la manœuvre ? Si on en croit Pål Jonson c'est probable.
L’engin avait été neutralisé mercredi par l’armée suédoise, alors que le «Charles-de-Gaulle» se trouve actuellement à quai à Malmö, dans le sud du pays.
Les soupçons mènent à l’est. Selon le ministre de la Défense suédois, le drone brouillé par l’armée locale à proximité du porte-avions Charles de Gaulle, mercredi 25 février, provient «probablement de la Russie». Une conclusion que le ministre Pål Jonson a tirée sur la télévision suédoise, reliant le drone à la présence «d’un navire militaire russe à proximité immédiate au moment des faits».
Plus tôt dans la journée, les armées françaises et suédoises avaient annoncé que Stockholm avait «brouillé» la veille un drone non loin du porte-avions français Charles-de-Gaulle qui faisait escale à Malmö. L’engin avait pu être neutralisé «par un dispositif suédois à environ 7 nautiques [près de 13 kilomètres, ndlr] du Charles-de-Gaulle. Le dispositif suédois a parfaitement fonctionné et cela n’a pas perturbé le bord», a précisé le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l’état-major français.
Brouiller un drone consiste à perturber la transmission entre l’appareil et son opérateur ou le priver de ses outils d’orientation en utilisant des moyens de guerre électronique. Selon les configurations, un drone brouillé peut soit tomber ou chercher à se poser ; soit poursuivre une trajectoire rectiligne ; soit chercher à retourner à son point de départ ; ou alors rester stationnaire.
L’origine encore inconnue
L’incident s’est produit dans le détroit d’Oresund, à proximité de la ville de Malmö où le navire amiral français a fait escale mercredi, a pour sa part détaillé l’armée suédoise. «Un navire de la marine suédoise a repéré un drone suspect lors d’une patrouille maritime dans le détroit d’Öresund. A la suite de cette observation, les forces armées suédoises ont pris des mesures pour neutraliser le drone. Le contact avec celui-ci a ensuite été perdu», abonde le communiqué de l’armée qui précise qu’«aucun autre drone n’a été observé» depuis. Une enquête est en cours.
Le bâtiment aéronaval, fleuron de la marine française constitué du porte-avions et de son escorte, a fait escale mercredi pour la première fois dans le port de Malmö en Suède, avant de participer à plusieurs exercices de l’Otan. Selon le colonel Vernet, le Charles-de-Gaulle «est équipé de ses propres dispositifs de protection, mais quand il entre dans les eaux souveraines d’un partenaire, comme c’est le cas ici, il se soumet à la protection du pays hôte», a expliqué le colonel Vernet.
Survols récurrents
S’agissant de l’origine du drone, l’état-major des armées s’était refusé à apporter un commentaire, à affirmer que ce drone était «hostile» ou «malveillant», ni même s’il s’est dirigé volontairement vers le porte-avions français. Mais depuis plusieurs mois, les pays européens se sont régulièrement inquiétés de survols de drones aperçus au-dessus ou à proximité de sites sensibles, comme des installations militaires ou des aéroports, certains responsables politiques dénonçant des opérations de guerre hybride russes. La mer Baltique toute proche est un théâtre de rivalités entre la Russie et les pays de l’Alliance atlantique.
Dans certains cas, où les drones n’avaient pas été détectés par des moyens techniques mais uniquement aperçus par des témoins, la réalité des survols n’a pu être établie avec certitude par les enquêteurs. Relevant que certains survols n’ont pas été confirmés ou ne relevaient pas nécessairement d’opérations de guerre hybride, plusieurs responsables militaires ou du renseignement ont mis en garde ces dernières semaines contre un éventuel emballement autour de ces événements.
Mise à jour à 21h01 avec les déclarations du ministre suédoise de la Défense
https://www.liberation.fr/international ... N446S7BQU/
L’engin avait été neutralisé mercredi par l’armée suédoise, alors que le «Charles-de-Gaulle» se trouve actuellement à quai à Malmö, dans le sud du pays.
Les soupçons mènent à l’est. Selon le ministre de la Défense suédois, le drone brouillé par l’armée locale à proximité du porte-avions Charles de Gaulle, mercredi 25 février, provient «probablement de la Russie». Une conclusion que le ministre Pål Jonson a tirée sur la télévision suédoise, reliant le drone à la présence «d’un navire militaire russe à proximité immédiate au moment des faits».
Plus tôt dans la journée, les armées françaises et suédoises avaient annoncé que Stockholm avait «brouillé» la veille un drone non loin du porte-avions français Charles-de-Gaulle qui faisait escale à Malmö. L’engin avait pu être neutralisé «par un dispositif suédois à environ 7 nautiques [près de 13 kilomètres, ndlr] du Charles-de-Gaulle. Le dispositif suédois a parfaitement fonctionné et cela n’a pas perturbé le bord», a précisé le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l’état-major français.
Brouiller un drone consiste à perturber la transmission entre l’appareil et son opérateur ou le priver de ses outils d’orientation en utilisant des moyens de guerre électronique. Selon les configurations, un drone brouillé peut soit tomber ou chercher à se poser ; soit poursuivre une trajectoire rectiligne ; soit chercher à retourner à son point de départ ; ou alors rester stationnaire.
L’origine encore inconnue
L’incident s’est produit dans le détroit d’Oresund, à proximité de la ville de Malmö où le navire amiral français a fait escale mercredi, a pour sa part détaillé l’armée suédoise. «Un navire de la marine suédoise a repéré un drone suspect lors d’une patrouille maritime dans le détroit d’Öresund. A la suite de cette observation, les forces armées suédoises ont pris des mesures pour neutraliser le drone. Le contact avec celui-ci a ensuite été perdu», abonde le communiqué de l’armée qui précise qu’«aucun autre drone n’a été observé» depuis. Une enquête est en cours.
Le bâtiment aéronaval, fleuron de la marine française constitué du porte-avions et de son escorte, a fait escale mercredi pour la première fois dans le port de Malmö en Suède, avant de participer à plusieurs exercices de l’Otan. Selon le colonel Vernet, le Charles-de-Gaulle «est équipé de ses propres dispositifs de protection, mais quand il entre dans les eaux souveraines d’un partenaire, comme c’est le cas ici, il se soumet à la protection du pays hôte», a expliqué le colonel Vernet.
Survols récurrents
S’agissant de l’origine du drone, l’état-major des armées s’était refusé à apporter un commentaire, à affirmer que ce drone était «hostile» ou «malveillant», ni même s’il s’est dirigé volontairement vers le porte-avions français. Mais depuis plusieurs mois, les pays européens se sont régulièrement inquiétés de survols de drones aperçus au-dessus ou à proximité de sites sensibles, comme des installations militaires ou des aéroports, certains responsables politiques dénonçant des opérations de guerre hybride russes. La mer Baltique toute proche est un théâtre de rivalités entre la Russie et les pays de l’Alliance atlantique.
Dans certains cas, où les drones n’avaient pas été détectés par des moyens techniques mais uniquement aperçus par des témoins, la réalité des survols n’a pu être établie avec certitude par les enquêteurs. Relevant que certains survols n’ont pas été confirmés ou ne relevaient pas nécessairement d’opérations de guerre hybride, plusieurs responsables militaires ou du renseignement ont mis en garde ces dernières semaines contre un éventuel emballement autour de ces événements.
Mise à jour à 21h01 avec les déclarations du ministre suédoise de la Défense
https://www.liberation.fr/international ... N446S7BQU/