Qui va payer la crise ? Le gouvernement relance la question à 6 milliards
Posté : 21 avril 2026 14:26
"Avec ses mesures d’économies sur la dépense publique, Sébastien Lecornu prend le risque de réactiver le douloureux débat sur la justice fiscale.
À la recherche des milliards perdus. Le gouvernement s’apprête à dévoiler ce mardi 21 avril des mesures d’économies supplémentaires pour compenser l’effet de la guerre au Moyen-Orient, dont l’impact est estimé entre 4 et 6 milliards d’euros par Bercy. La faute, notamment, à la hausse des taux d’intérêt et de la charge de la dette.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a donc demandé à son gouvernement de mettre en œuvre des « mesures supplémentaires de freinage de la dépense », pour un total de 4 milliards d’euros. Selon des sources proches des discussions, une autre économie de 2 milliards sur les dépenses de la sécurité sociale devrait s’ajouter à cette enveloppe. 2 + 4, le compte est bon.
Pour ce qui est de l’exécutif, en tout cas. Car avec ces mesures sans doute drastiques pour plusieurs ministères (à l’exception de la défense, priorité des priorités), le gouvernement prend le risque de nourrir l’épineux débat sur la justice fiscale. Ou, en d’autres termes, de relancer la question suivante : qui va payer la crise ?
« Injuste et stupide économiquement »
Pour la gauche dans son ensemble, ces mesures de dernière minute sont injustes en ce qu’elles toucheront les Français sans distinction. Elles sont même contre-productives, à en croire notamment le président (LFI) de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, à l’heure où l’économie tricolore souffre déjà des répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
Cela aura « un effet récessif garanti sur l’économie, la croissance et les rentrées fiscales. C’est injuste et stupide économiquement », a-t-il fustigé sur le réseau social X, estimant que l’Assemblée nationale « a le droit d’en débattre » et demandant un projet de loi de finance rectificative. Dans le même esprit, le coordinateur des insoumis Manuel Bombard a dénoncé sur franceinfo « une nouvelle saignée antisociale contre le peuple ».
Comme à son habitude lors des différents débats budgétaires, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon plaide pour mettre à contribution les plus aisés et éviter ainsi de toucher à la dépense publique. En clair, « jouer sur les marges de Total » afin de bloquer les prix du carburant, et « envisager de taxer les surprofits des grandes entreprises »."
Suite de l'article dans le lien ci-dessous :
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 62904.html
Et voilà, on repartira sur des clivages et des postures politiciennes avec des menaces de censure des uns et des autres, et sans aucune solution à la clé.
Quand je vois que le RN exige une baisse de la TVA à 5,5 % sur l'essence, a déjà oublié que la France est endettée et ne peut se permettre de se passer de ces taxes. Baisse impossible à mettre en œuvre car le droit européen interdit une baisse de TVA égale ou inférieure à 15%.
À la recherche des milliards perdus. Le gouvernement s’apprête à dévoiler ce mardi 21 avril des mesures d’économies supplémentaires pour compenser l’effet de la guerre au Moyen-Orient, dont l’impact est estimé entre 4 et 6 milliards d’euros par Bercy. La faute, notamment, à la hausse des taux d’intérêt et de la charge de la dette.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a donc demandé à son gouvernement de mettre en œuvre des « mesures supplémentaires de freinage de la dépense », pour un total de 4 milliards d’euros. Selon des sources proches des discussions, une autre économie de 2 milliards sur les dépenses de la sécurité sociale devrait s’ajouter à cette enveloppe. 2 + 4, le compte est bon.
Pour ce qui est de l’exécutif, en tout cas. Car avec ces mesures sans doute drastiques pour plusieurs ministères (à l’exception de la défense, priorité des priorités), le gouvernement prend le risque de nourrir l’épineux débat sur la justice fiscale. Ou, en d’autres termes, de relancer la question suivante : qui va payer la crise ?
« Injuste et stupide économiquement »
Pour la gauche dans son ensemble, ces mesures de dernière minute sont injustes en ce qu’elles toucheront les Français sans distinction. Elles sont même contre-productives, à en croire notamment le président (LFI) de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, à l’heure où l’économie tricolore souffre déjà des répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
Cela aura « un effet récessif garanti sur l’économie, la croissance et les rentrées fiscales. C’est injuste et stupide économiquement », a-t-il fustigé sur le réseau social X, estimant que l’Assemblée nationale « a le droit d’en débattre » et demandant un projet de loi de finance rectificative. Dans le même esprit, le coordinateur des insoumis Manuel Bombard a dénoncé sur franceinfo « une nouvelle saignée antisociale contre le peuple ».
Comme à son habitude lors des différents débats budgétaires, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon plaide pour mettre à contribution les plus aisés et éviter ainsi de toucher à la dépense publique. En clair, « jouer sur les marges de Total » afin de bloquer les prix du carburant, et « envisager de taxer les surprofits des grandes entreprises »."
Suite de l'article dans le lien ci-dessous :
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 62904.html
Et voilà, on repartira sur des clivages et des postures politiciennes avec des menaces de censure des uns et des autres, et sans aucune solution à la clé.
Quand je vois que le RN exige une baisse de la TVA à 5,5 % sur l'essence, a déjà oublié que la France est endettée et ne peut se permettre de se passer de ces taxes. Baisse impossible à mettre en œuvre car le droit européen interdit une baisse de TVA égale ou inférieure à 15%.