L’association AC !! Anti-Corruption dépose une plainte contre un «système d’emplois fictifs»...
Posté : 12 août 2026 17:50
...pour des élus parisiens et franciliens à la RATP
Dans le sillage d’une plainte déposée la semaine dernière contre X visant le maire insoumis de Saint-Denis Bally Bakayoko, l’association dénonce désormais un système organisé pour des élus «de tout bord politique».
Publié aujourd'hui à 16h14
Le réseau de transports parisiens dans la tourmente. AC !! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X dénonçant un système présumé «d’emplois fictifs» destiné à des «élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique», a indiqué l’association mercredi, ce que la régie conteste.
Cette plainte, adressée au Parquet national financier (PNF), s’inscrit dans le sillage de celle déposée la semaine dernière par AC !! Anti-Corruption, contre X, visant, entre autres, l’insoumis Bally Bagayoko. Le maire de Saint-Denis est soupçonné par l’association de détournement de fonds publics et d’emploi fictif, après un article du Canard enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et d’élu.
Cette nouvelle plainte – principalement pour soupçons de «détournement de fonds publics», «favoritisme» ou «faux et usage de faux» – s’appuie sur un nouvel article du Canard.
«Complaisance»
«La plainte initiale, contre X, évoquait Bally Bakayoko mais visait plus généralement aussi la RATP. Avec cette plainte complémentaire, ce qui nous intéresse c’est le système qui a pu exister à un moment donné au sein de la RATP, avec un certain nombre d’emplois [pour des élus] que l’on pourrait qualifier de complaisance», expose le président d’honneur d’AC !! Anti-Corruption, l’ancien juge Eric Halphen. «C’est là-dessus que nous aimerions que le Parquet financier dirige une enquête», poursuit-il.
La RATP, sollicitée par l’AFP, «dément les allégations d’emploi de complaisance au sein de l’entreprise». La régie assure observer «les règles de droit commun, dont la loi du 22 décembre 2025, qui permettent et facilitent la conciliation de l’exercice d’un mandat d’élu local avec la vie professionnelle et personnelle des salariés».
Mentionnant aussi notamment des articles de Mediapart et Marianne, AC !! Anti-Corruption dénonce cette fois l’existence présumée «d’un système organisé et structuré d’emplois fictifs et non d’actes isolés» pour des «élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique». Ces élus auraient ainsi «été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable».
«Volonté de discréditer»
Après la première plainte, Bally Bagayoko avait pointé sur X une «succession de séquences médiatiques [qui] participe d’une volonté» de le «discréditer politiquement […]» afin d’«affaiblir une dynamique qui dépasse» sa «seule personne». «Etre élu n’est pas un emploi», a posté récemment sur X le maire de Saint-Denis, assénant : «Confondre un mandat électif avec un poste salarié» est «destiné à faire croire à une fraude là où il n’y a qu’un mandat exercé, comme la loi le permet et l’encadre».
Concernant Bally Bagayoko, la RATP précise à l’AFP qu’il «a été recruté en 2001 après avoir passé les entretiens d’embauche puis ceux préalables à la titularisation comme c’est le cas pour tous les agents RATP au statut». Sur X, Valérie Pécresse demandait, «en tant que présidente d’Ile-de-France Mobilités, que toute la transparence soit faite sur la politique de recrutement de la RATP, passée et présente, afin de dissiper les soupçons d’éventuels emplois fictifs».
Concernant la plainte déposée par AC !! Anti-Corruption, la RATP dit mercredi qu’elle «réserve et réservera à la justice toutes les pièces et documents qui lui seraient demandés, si cette dernière décidait de se saisir du sujet».
https://www.liberation.fr/societe/polic ... FXI2NXYHI/
Dans le sillage d’une plainte déposée la semaine dernière contre X visant le maire insoumis de Saint-Denis Bally Bakayoko, l’association dénonce désormais un système organisé pour des élus «de tout bord politique».
Publié aujourd'hui à 16h14
Le réseau de transports parisiens dans la tourmente. AC !! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X dénonçant un système présumé «d’emplois fictifs» destiné à des «élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique», a indiqué l’association mercredi, ce que la régie conteste.
Cette plainte, adressée au Parquet national financier (PNF), s’inscrit dans le sillage de celle déposée la semaine dernière par AC !! Anti-Corruption, contre X, visant, entre autres, l’insoumis Bally Bagayoko. Le maire de Saint-Denis est soupçonné par l’association de détournement de fonds publics et d’emploi fictif, après un article du Canard enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et d’élu.
Cette nouvelle plainte – principalement pour soupçons de «détournement de fonds publics», «favoritisme» ou «faux et usage de faux» – s’appuie sur un nouvel article du Canard.
«Complaisance»
«La plainte initiale, contre X, évoquait Bally Bakayoko mais visait plus généralement aussi la RATP. Avec cette plainte complémentaire, ce qui nous intéresse c’est le système qui a pu exister à un moment donné au sein de la RATP, avec un certain nombre d’emplois [pour des élus] que l’on pourrait qualifier de complaisance», expose le président d’honneur d’AC !! Anti-Corruption, l’ancien juge Eric Halphen. «C’est là-dessus que nous aimerions que le Parquet financier dirige une enquête», poursuit-il.
La RATP, sollicitée par l’AFP, «dément les allégations d’emploi de complaisance au sein de l’entreprise». La régie assure observer «les règles de droit commun, dont la loi du 22 décembre 2025, qui permettent et facilitent la conciliation de l’exercice d’un mandat d’élu local avec la vie professionnelle et personnelle des salariés».
Mentionnant aussi notamment des articles de Mediapart et Marianne, AC !! Anti-Corruption dénonce cette fois l’existence présumée «d’un système organisé et structuré d’emplois fictifs et non d’actes isolés» pour des «élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique». Ces élus auraient ainsi «été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable».
«Volonté de discréditer»
Après la première plainte, Bally Bagayoko avait pointé sur X une «succession de séquences médiatiques [qui] participe d’une volonté» de le «discréditer politiquement […]» afin d’«affaiblir une dynamique qui dépasse» sa «seule personne». «Etre élu n’est pas un emploi», a posté récemment sur X le maire de Saint-Denis, assénant : «Confondre un mandat électif avec un poste salarié» est «destiné à faire croire à une fraude là où il n’y a qu’un mandat exercé, comme la loi le permet et l’encadre».
Concernant Bally Bagayoko, la RATP précise à l’AFP qu’il «a été recruté en 2001 après avoir passé les entretiens d’embauche puis ceux préalables à la titularisation comme c’est le cas pour tous les agents RATP au statut». Sur X, Valérie Pécresse demandait, «en tant que présidente d’Ile-de-France Mobilités, que toute la transparence soit faite sur la politique de recrutement de la RATP, passée et présente, afin de dissiper les soupçons d’éventuels emplois fictifs».
Concernant la plainte déposée par AC !! Anti-Corruption, la RATP dit mercredi qu’elle «réserve et réservera à la justice toutes les pièces et documents qui lui seraient demandés, si cette dernière décidait de se saisir du sujet».
https://www.liberation.fr/societe/polic ... FXI2NXYHI/