Au RN, la « méthode Diaz » roule son monde
Posté : 25 septembre 2026 18:17
À hue et à Diaz...
La vice-présidente du Rassemblement national (RN) a écrit aux Jours. En réaction à notre article qui s’étonnait des frais kilométriques irréalistes qu’elle s’était fait rembourser après les législatives 2024, Edwige Diaz s’est fendue ce jeudi d’un texte de blog intitulé « Malgré lui, un média d’extrême gauche encense la méthode “Diaz” ! ».
Le « média d’extrême gauche », ce serait donc nous. Puisqu’elle a l’habitude de parler de nous ainsi, n’y prêtons pas garde. Arrêtons-nous plutôt sur cette fameuse « méthode Diaz », dont elle paraît si fière. Si on a bien compris, celle-ci consisterait donc à enchaîner des journées de près de dix-neuf heures, dont quatorze passées dans sa voiture, à faire six fois neuf heures de conduite pour effectuer un circuit standardisé de 183 étapes afin de coller des affiches… et à tout de même parvenir à manquer certaines communes qui figurent sur ledit circuit qu’on a pourtant parcouru six fois ! C’est aussi complexe que brillant, non ? Attendez la suite : Les Jours vous révèlent qu’en fait ce n’est pas que ça, la « méthode Diaz ».
Car la « méthode Diaz », c’est aussi embaucher Hager Jacquemin en tant que collaboratrice parlementaire. Hager Jacquemin ? Oui, cette ex-candidate RN de la Vienne que Les Jours ont accrochée l’an passé parce qu’elle affirmait avoir parcouru plus de 25 000 km lors de la campagne express des législatives 2024 et qui, moins discrète que sa patronne, a été rattrapée par le gendarme des élections, lequel a refusé de lui rembourser 4 500 euros. Mais la « méthode Diaz », c’est aussi recruter, encore en tant qu’assistante à l’Assemblée nationale, Clémence Naveys-Dumas. Cette autre candidate du RN en 2024 – en Gironde, comme Edwige Diaz, et épinglée par Les Jours, comme Edwige Diaz – s’est, elle aussi, vu retrancher quelques milliers d’euros pour des frais kilométriques surévalués. Attention : toute ressemblance entre la « méthode Diaz » et les méthodes « Jacquemin » et « Naveys-Dumas » est évidemment fortuite !
La « méthode Diaz », c’est également employer comme collaborateur parlementaire Jordi Vives Carceller. Ce militant identitaire, issu d’un groupuscule ultraviolent, la Ligue du Midi, dispensait des conférences au GUD. En 2019, il a fait l’objet d’une plainte pour racisme. À l’époque, il avait plaidé « l’humour ». Ce qui tombe bien : l’humour fait entièrement partie de la « méthode Diaz ». C’est en l’appliquant avec rigueur que la vice-présidente du parti d’extrême droite a défendu mordicus un candidat aux municipales de 2026, grillé par Les Jours parce qu’il trouvait rigolo tout à la fois de dire qu’il y avait trop de joueurs noirs en équipe de France de foot et de liker des appels au meurtre. Lui invoquait un « droit à la légèreté ». C’est vrai que c’est poilant ! Presque autant que lorsque Edwige Diaz likait elle-même les « blagues » racistes du sénateur RN Aymeric Durox sur Facebook, qui sous-entendait que les musulmans volaient des moutons.
Accrochez-vous, lectrices, lecteurs : la « méthode Diaz » est ardue. Pour bien la maîtriser, il est nécessaire de faire comme Edwige Diaz en 2022 : donner une interview à la chaîne LCI, en visio et sans trembler, en posant devant une affiche à peine cachée, frappée du slogan du PPF, le parti collaborationniste pro-nazi de Jacques Doriot : « Le parti ne te doit rien, tu dois tout au parti ». Et puis, lorsqu’on est interrogée sur cet épisode quatre ans après, le balayer en disant que c’est « futile ». Un dernier élément de la « méthode Diaz » ? Tendre le bras, bien haut et de préférence le droit. Et si, comme Edwige Diaz, vous avez été filmé·e en 2016 en train de faire ce geste qui ressemble fort à un salut nazi, ne pas hésiter à répondre à l’AFP qui ose vous questionner, que vous montriez en réalité l’endroit où était garée votre voiture. Grands dieux ! Mais brevetez cette méthode incroyable ! Ou alors soutenez Les Jours. Pour nous permettre de débusquer, encore et toujours, ces méthodes puantes qui pullulent au RN.
https://lesjours.fr/archives/newsletter ... 0ditoriale
La vice-présidente du Rassemblement national (RN) a écrit aux Jours. En réaction à notre article qui s’étonnait des frais kilométriques irréalistes qu’elle s’était fait rembourser après les législatives 2024, Edwige Diaz s’est fendue ce jeudi d’un texte de blog intitulé « Malgré lui, un média d’extrême gauche encense la méthode “Diaz” ! ».
Le « média d’extrême gauche », ce serait donc nous. Puisqu’elle a l’habitude de parler de nous ainsi, n’y prêtons pas garde. Arrêtons-nous plutôt sur cette fameuse « méthode Diaz », dont elle paraît si fière. Si on a bien compris, celle-ci consisterait donc à enchaîner des journées de près de dix-neuf heures, dont quatorze passées dans sa voiture, à faire six fois neuf heures de conduite pour effectuer un circuit standardisé de 183 étapes afin de coller des affiches… et à tout de même parvenir à manquer certaines communes qui figurent sur ledit circuit qu’on a pourtant parcouru six fois ! C’est aussi complexe que brillant, non ? Attendez la suite : Les Jours vous révèlent qu’en fait ce n’est pas que ça, la « méthode Diaz ».
Car la « méthode Diaz », c’est aussi embaucher Hager Jacquemin en tant que collaboratrice parlementaire. Hager Jacquemin ? Oui, cette ex-candidate RN de la Vienne que Les Jours ont accrochée l’an passé parce qu’elle affirmait avoir parcouru plus de 25 000 km lors de la campagne express des législatives 2024 et qui, moins discrète que sa patronne, a été rattrapée par le gendarme des élections, lequel a refusé de lui rembourser 4 500 euros. Mais la « méthode Diaz », c’est aussi recruter, encore en tant qu’assistante à l’Assemblée nationale, Clémence Naveys-Dumas. Cette autre candidate du RN en 2024 – en Gironde, comme Edwige Diaz, et épinglée par Les Jours, comme Edwige Diaz – s’est, elle aussi, vu retrancher quelques milliers d’euros pour des frais kilométriques surévalués. Attention : toute ressemblance entre la « méthode Diaz » et les méthodes « Jacquemin » et « Naveys-Dumas » est évidemment fortuite !
La « méthode Diaz », c’est également employer comme collaborateur parlementaire Jordi Vives Carceller. Ce militant identitaire, issu d’un groupuscule ultraviolent, la Ligue du Midi, dispensait des conférences au GUD. En 2019, il a fait l’objet d’une plainte pour racisme. À l’époque, il avait plaidé « l’humour ». Ce qui tombe bien : l’humour fait entièrement partie de la « méthode Diaz ». C’est en l’appliquant avec rigueur que la vice-présidente du parti d’extrême droite a défendu mordicus un candidat aux municipales de 2026, grillé par Les Jours parce qu’il trouvait rigolo tout à la fois de dire qu’il y avait trop de joueurs noirs en équipe de France de foot et de liker des appels au meurtre. Lui invoquait un « droit à la légèreté ». C’est vrai que c’est poilant ! Presque autant que lorsque Edwige Diaz likait elle-même les « blagues » racistes du sénateur RN Aymeric Durox sur Facebook, qui sous-entendait que les musulmans volaient des moutons.
Accrochez-vous, lectrices, lecteurs : la « méthode Diaz » est ardue. Pour bien la maîtriser, il est nécessaire de faire comme Edwige Diaz en 2022 : donner une interview à la chaîne LCI, en visio et sans trembler, en posant devant une affiche à peine cachée, frappée du slogan du PPF, le parti collaborationniste pro-nazi de Jacques Doriot : « Le parti ne te doit rien, tu dois tout au parti ». Et puis, lorsqu’on est interrogée sur cet épisode quatre ans après, le balayer en disant que c’est « futile ». Un dernier élément de la « méthode Diaz » ? Tendre le bras, bien haut et de préférence le droit. Et si, comme Edwige Diaz, vous avez été filmé·e en 2016 en train de faire ce geste qui ressemble fort à un salut nazi, ne pas hésiter à répondre à l’AFP qui ose vous questionner, que vous montriez en réalité l’endroit où était garée votre voiture. Grands dieux ! Mais brevetez cette méthode incroyable ! Ou alors soutenez Les Jours. Pour nous permettre de débusquer, encore et toujours, ces méthodes puantes qui pullulent au RN.
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