par Toto75 » 11 décembre 2015 23:30
Kelenner a écrit : Ah OK, l'OAS n'a "guère duré", ça devait donc pas être si grave que ça... D'ailleurs les autorités -de droite- de l'époque semblent de ton avis, puisque ses membres ont été très vite amnistiés et recasés aux plus hautes fonctions. Logique, vu la quantité de pieds-noirs qui sévissent encore dans les plus hautes sphères tout en abreuvant les autres de leurs leçons de morale à deux balles.
Balayez devant votre porte avant de venir chercher la paille dans l'oeil du voisin.
Beaucoup ont été condamnés, d'autres amnistiés. Si tu doutes d'une certaine clémence des autorités de l'époque, tu te trompes:
L'OAS a elle aussi subi des pertes et officiellement 119 membres ont été tués. En 1962, 635 membres de l'OAS sont arrêtés. 224 sont ensuite jugés, dont 117 acquittés, cinquante-trois condamnés à une peine de prison avec sursis, trente-huit à une peine de prison ferme, trois sont condamnés à mort et fusillés (Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar) ; le lieutenant-colonel Bastien-Thiry est également passé par les armes. Son appartenance à l'OAS est sujette à discussion60, mais, selon les membres du commando, il appartenait bien, comme eux, à la dernière formation de l'OAS-Métropole, également appelée OAS-CNR. Jusqu'en 1965, les arrestations s'élèveront à dix mille personnes, et le nombre de condamnés à 3 680 (décompte de Rémi Kauffer, qui estime par ailleurs que les policiers, gendarmes, militaires et barbouzes ont tué plusieurs centaines de Français d'Algérie durant la guerre)33. Plusieurs membres de l'OAS se sont réfugiés à l'étranger, notamment en Espagne, au Portugal et en Amérique du Sud. Plusieurs sont condamnés à mort par contumace (Joseph Ortiz, le colonel Château-Jobert, André Rossfelder61, le colonel Arnaud de Seze, le colonel Yves Godard, les capitaines Pierre Sergent et Jean Biraud). La peine de mort pour motif politique, abolie depuis 1848, ayant été rétablie par ordonnance du 4 juin 1960.
En ce qui concerne les seuls officiers de l'armée française membres ou sympathisants OAS, environ 490 ont été condamnés à de la prison, 530 rayés des cadres, 1300 démissionnent.
[quote="Kelenner"] Ah OK, l'OAS n'a "guère duré", ça devait donc pas être si grave que ça... D'ailleurs les autorités -de droite- de l'époque semblent de ton avis, puisque ses membres ont été très vite amnistiés et recasés aux plus hautes fonctions. Logique, vu la quantité de pieds-noirs qui sévissent encore dans les plus hautes sphères tout en abreuvant les autres de leurs leçons de morale à deux balles.
Balayez devant votre porte avant de venir chercher la paille dans l'oeil du voisin.[/quote]
Beaucoup ont été condamnés, d'autres amnistiés. Si tu doutes d'une certaine clémence des autorités de l'époque, tu te trompes:
[quote]L'OAS a elle aussi subi des pertes et officiellement 119 membres ont été tués. En 1962, 635 membres de l'OAS sont arrêtés. 224 sont ensuite jugés, dont 117 acquittés, cinquante-trois condamnés à une peine de prison avec sursis, trente-huit à une peine de prison ferme, trois sont condamnés à mort et fusillés (Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar) ; le lieutenant-colonel Bastien-Thiry est également passé par les armes. Son appartenance à l'OAS est sujette à discussion60, mais, selon les membres du commando, il appartenait bien, comme eux, à la dernière formation de l'OAS-Métropole, également appelée OAS-CNR. Jusqu'en 1965, les arrestations s'élèveront à dix mille personnes, et le nombre de condamnés à 3 680 (décompte de Rémi Kauffer, qui estime par ailleurs que les policiers, gendarmes, militaires et barbouzes ont tué plusieurs centaines de Français d'Algérie durant la guerre)33. Plusieurs membres de l'OAS se sont réfugiés à l'étranger, notamment en Espagne, au Portugal et en Amérique du Sud. Plusieurs sont condamnés à mort par contumace (Joseph Ortiz, le colonel Château-Jobert, André Rossfelder61, le colonel Arnaud de Seze, le colonel Yves Godard, les capitaines Pierre Sergent et Jean Biraud). La peine de mort pour motif politique, abolie depuis 1848, ayant été rétablie par ordonnance du 4 juin 1960.
En ce qui concerne les seuls officiers de l'armée française membres ou sympathisants OAS, environ 490 ont été condamnés à de la prison, 530 rayés des cadres, 1300 démissionnent.[/quote]