papibilou a écrit : 31 décembre 2025 22:50
Yaroslav a écrit : 31 décembre 2025 19:40
Je l'ai déjà dit et je rejoins largement kelenner sur ce point : le "bon sens", c'est de la merde.
En réalité, ce que vous appelez 'bon sens', c'est-à -dire des solutions simples, limitées en nombre et logiques, c'est déjà appliqué dans l'immense majorité des cas où on peut les appliquer. Mais en politique, tout dépend le plus souvent des priorités qu'on se donne. Et en fonction de ces priorités (qui sont propres à chaque parti politique, à chaque tendance politique), ça change les décisions et les propositions politiques du tout au tout.
Si on privilégie les décisions sans bon sens, on ne va pas aller très loin. Un exemple ?
Question : La France a un déficit budgétaire anormalement élevé ce qui est préjudiciable à des investissements d'avenir. Par ailleurs nous sommes le pays le plus taxé au monde. Quelle est la solution ?
Le bon sens c'est de baisser les dépenses.
L'idéologie c'est d'augmenter les recettes ou creuser un peu plus le déficit et augmenter la dette.
Que préférez vous ?
On ne peut pas choisir pire exemple, en réalité. C'est typiquement le genre de sujet où il n'y a aucun "bon sens", parce que toutes les options sont possibles : laisser filer la dette, dévaluer (quand c'était encore possible), augmenter les recettes, baisser les dépenses -ou, le plus souvent, un mélange de tout cela. Plus encore, parler "des" dépenses ou "des" impôts comme si c'était un ensemble uniforme n'a absolument aucun sens, il y a là encore des millions de possibilités de les réduire ou de les augmenter, selon les priorités qu'on se fixe. Bref, il n'y AUCUNE place pour un fumeux "bon sens" là -dedans, il n'y a que eds choix politiques ET idéologiques -parce que, oui, ne t'en déplaise, la pensée libérale de droite est AUSSI une idéologie, sûrement d'ailleurs beaucoup plus rigide que bien d'autres.
A la limite, on peut considérer que souhaiter le moins de criminalité ou de chômage possible soit du "bon sens", mais guère plus, et en disant cela on ne parle pas des moyens à employer pour y arriver. La politique, ce sont toujours des choix.