Et ça continue encore encore....
Sur 30 députés RN têtes de liste aux municipales, 26 ont des casseroles
Propos racistes, entourage néofasciste, groupes Facebook nauséabonds : « Les Jours » recensent les brebis galeuses parmi les députés RN qui se présentent aux municipales.
Près d’un quart des 122 députés du Rassemblement national (RN) repartent en campagne. D’après un décompte réalisé par France Info, au moins trente d’entre eux se sont déclarés candidats en vue des élections municipales de mars prochain, investis têtes de liste par le parti d’extrême droite, dans autant de communes du pays.
Partant de cette information, Les Jours ont effectué leurs propres calculs :
sur ces trente-là , vingt-six ont des casseroles. Vingt-six ont été épinglés ces derniers jours, mois ou années par la presse – notamment Les Jours – pour leurs fréquentations néofascistes, leurs embauches problématiques, leurs présences dans des groupes Facebook privés nauséabonds, leurs propos racistes, complotistes, sexistes ou pro-Russes… Ces lourds pedigrees, en principe connus des instances dirigeantes du RN, n’ont pas suffi à les disqualifier. Tour d’horizon de ce troupeau de brebis galeuses qui espère transhumer des salons du Palais-Bourbon aux hôtels de ville.
Dans le Var, apologie du terrorisme, révisionnisme et propagande russe
Dans le Var, c’est un grand chelem : sur les trois députés candidats, tous se sont illustrés par leurs propos nauséabonds. Il y a d’abord la plus célèbre d’entre eux,
Laure Lavalette, qui part à l’assaut de la mairie de Toulon. Elle s’y présente sans étiquette mais avec la bénédiction du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella qui, tous deux, n’ont de cesse de se réclamer du gaullisme.
D’autres députés du RN seront candidats aux municipales mais sans être têtes de liste. Comme
Lionel Tivoli, sur la liste RN de Peymeinade (Alpes-Maritimes), que Les Jours ont épinglé deux fois : pour avoir été dans un groupe Facebook raciste, et sur la boucle WhatsApp de la campagne du candidat RN à Grasse, dans laquelle s’échangeaient de multiples messages haineux, sans qu’il ne réagisse. Ou bien
Caroline Parmentier,
qui figure sur la liste du RN à Béthune (Pas-de-Calais), bien que « Mediapart » ait révélé ses écrits antisémites, racistes, homophobes et pétainistes, du temps où elle était journaliste dans le quotidien d’extrême droite « Présent ».
