Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Actualité hebdo, politique, économie, informations...
papibilou
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 20567
Enregistré le : 25 août 2020 20:42
A Liké : 7 fois
A été liké : 5 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par papibilou »

Mesoke a écrit : 27 février 2026 17:19
papibilou a écrit : 27 février 2026 15:20 On ne les voit que parce qu'on nous les montre, en boucle. Combien de nazis selon vous en France ?
Quelques centaines ou milliers de néofascistes, selon leur degrés d'implication militante. Soit plus nombreux que des milliardaires que tu juges pourtant indispensables au bon fonctionnement de la France. Si quelques dizaines de milliardaires peuvent avoir une influence sur le pays pourquoi pas quelques centaines ou milliers de gens violents qui s'en prennent physiquement à des noirs, des arabes, des Juifs, des gauchistes, etc ?

Et encore, je ne parle là que des personnes physiquement actives et politisés, c'est sans parler de la masse de gens actifs sur les réseaux sociaux, qui cyberharcèlent le moindre adversaire politique, qui trollent, pourrissent des tas de discussions, diffusent massivement du contenu d'extrême droite, etc.
Dans une population de 68 millions d'habitants, dans leur immense majorité opposés à l'autoritarisme et jaloux de leurs libertés, ça ne va pas très loin, même en additionnant les fascistes et les nazis, ce que vous semblez vouloir faire. Même si je rajoute les antifas que je range aussi dans la catégorie violente, ça ne va pas très loin non plus. Je parierais volontiers que les troupes des narcos sont nettement plus nombreuses que ça, ce qui ne me réjouis pas plus que ça car je pense qu'ils sont plus à craindre pour notre pays.
Par ailleurs, il me semble que les milliardaires ont des moyens d'influence que n'ont pas les néofascistes (sauf s'ils sont aussi milliardaires :ange: ).
Georges61
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18943
Enregistré le : 28 avril 2017 11:55
Localisation : Brest - village du Jura Suisse
A Liké : 1 fois
A été liké : 5 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par Georges61 »

djep a écrit : 27 février 2026 19:12
Georges61 a écrit : 27 février 2026 18:57

Ce n'est pas le sujet.
C'est vrai que le FN/RN ne se cache plus d'être un parti d'extrêmes droite puisque ses dirigeants s'affichent officiellement avec des responsables étrangers de cette mouvance fasciste qui eux l'on admis depuis longtemps, rien que par leurs amitiés avec Poutine le boucher. A présent vous aurez du mal à dire et à écrire que le FN/RN est un simple parti de droite parmi d'autres.
Dans ce cas, il conviendrait peut-être de prouver que les partis politiques étrangers avec lesquels le RN fricote sont fascistes.
Demandez aux Hongrois dont la liberté d'expression a été supprimée, dont seul la presse du gouvernement est subventionnée. La presse libre n'existe quasiment plus, quant à la télé elle est sous surveillance du gouvernement où les journalistes sont devenus les porte parole de Orban. Orban qui rend régulièrement visite à Poutine pour prendre ses ordres et qui approuve la tentative de conquête de l'Ukraine. Un Orban qui fait tout pour museler son opposition. Orban a supprimé la plus grande partie des droits sociaux. La plupart des libertés démocratiques sont bafouées. Les manifestations sont réprimées par la violence.
C'est ce que veux le FN/RN pour la France.
Pour l'Italie cela commence : suppression du RSA, muselage de la presse, suppression d'une partie des aides sociales de services...
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
Avatar du membre
djep
Posteur Diamant
Posteur Diamant
Messages : 956
Enregistré le : 20 juillet 2025 12:10
A été liké : 4 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par djep »

Georges61 a écrit : 27 février 2026 19:35
djep a écrit : 27 février 2026 19:12

Dans ce cas, il conviendrait peut-être de prouver que les partis politiques étrangers avec lesquels le RN fricote sont fascistes.
Demandez aux Hongrois dont la liberté d'expression a été supprimée, dont seul la presse du gouvernement est subventionnée. La presse libre n'existe quasiment plus, quant à la télé elle est sous surveillance du gouvernement où les journalistes sont devenus les porte parole de Orban. Orban qui rend régulièrement visite à Poutine pour prendre ses ordres et qui approuve la tentative de conquête de l'Ukraine. Un Orban qui fait tout pour museler son opposition. Orban a supprimé la plus grande partie des droits sociaux. La plupart des libertés démocratiques sont bafouées. Les manifestations sont réprimées par la violence.
C'est ce que veux le FN/RN pour la France.
Pour l'Italie cela commence : suppression du RSA, muselage de la presse, suppression d'une partie des aides sociales de services...
Certains médias ont qualifié Orban de fasciste, comme c'est le cas aussi de MLP en France. Cela n'est qu'une opinion, car dans les faits cet homme respecte la démocratie et les institutions, même s'il en a modifié le fonctionnement de certaines. Ce que LFI programme de faire de son côté ; et d'ailleurs, ce que le Général de Gaulle à fait en son temps; etc... Cela ne me semble donc pas un critère suffisamment pertinent pour qualifier le RN de parti fasciste
Georges61
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18943
Enregistré le : 28 avril 2017 11:55
Localisation : Brest - village du Jura Suisse
A Liké : 1 fois
A été liké : 5 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par Georges61 »

djep a écrit : 27 février 2026 19:57
Georges61 a écrit : 27 février 2026 19:35

Demandez aux Hongrois dont la liberté d'expression a été supprimée, dont seul la presse du gouvernement est subventionnée. La presse libre n'existe quasiment plus, quant à la télé elle est sous surveillance du gouvernement où les journalistes sont devenus les porte parole de Orban. Orban qui rend régulièrement visite à Poutine pour prendre ses ordres et qui approuve la tentative de conquête de l'Ukraine. Un Orban qui fait tout pour museler son opposition. Orban a supprimé la plus grande partie des droits sociaux. La plupart des libertés démocratiques sont bafouées. Les manifestations sont réprimées par la violence.
C'est ce que veux le FN/RN pour la France.
Pour l'Italie cela commence : suppression du RSA, muselage de la presse, suppression d'une partie des aides sociales de services...
Certains médias ont qualifié Orban de fasciste, comme c'est le cas aussi de MLP en France. Cela n'est qu'une opinion, car dans les faits cet homme respecte la démocratie et les institutions, même s'il en a modifié le fonctionnement de certaines. Ce que LFI programme de faire de son côté ; et d'ailleurs, ce que le Général de Gaulle à fait en son temps; etc... Cela ne me semble donc pas un critère suffisamment pertinent pour qualifier le RN de parti fasciste
Non! Puisqu'il a modifié la démocratie et les institutions, c'est bien qu'ils ne les respecte pas. C'est un autocrate qui a privé les Hongrois d'une grande partie de leurs libertés dans leurs moyens d'expressions et même leurs déplacement. Mais vu vos atomes crochus avec Poutine, je me doute que cela vous convient ainsi.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
Avatar du membre
gare au gorille
Rang beau gosse d'Interaldys
Messages : 29058
Enregistré le : 30 octobre 2016 18:53
A Liké : 1 fois
A été liké : 4 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par gare au gorille »

Georges61 a écrit : 27 février 2026 20:43
djep a écrit : 27 février 2026 19:57

Certains médias ont qualifié Orban de fasciste, comme c'est le cas aussi de MLP en France. Cela n'est qu'une opinion, car dans les faits cet homme respecte la démocratie et les institutions, même s'il en a modifié le fonctionnement de certaines. Ce que LFI programme de faire de son côté ; et d'ailleurs, ce que le Général de Gaulle à fait en son temps; etc... Cela ne me semble donc pas un critère suffisamment pertinent pour qualifier le RN de parti fasciste
Non! Puisqu'il a modifié la démocratie et les institutions, c'est bien qu'ils ne les respecte pas. C'est un autocrate qui a privé les Hongrois d'une grande partie de leurs libertés dans leurs moyens d'expressions et même leurs déplacement. Mais vu vos atomes crochus avec Poutine, je me doute que cela vous convient ainsi.

Il me semble que la Hongrie est un pays toujours démocratique ou les citoyens ont tous un bulletin de vote. Ce n'est pas la Russie ou le résultat des élections est connu par avance. Contrairement à Madame Panot la présidente du groupe LFI à l'Assemblée Nationale je n'ai jamais entendu Orban déclarer qu'il ne respecterait pas le résultat des urnes si ce résultat ne lui plaisait pas. Pour l'heure la Hongrie est dirigée par celui que les électeurs ont désigné dans leur majorité.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Avatar du membre
Corvo
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 31735
Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
A Liké : 4 fois
A été liké : 7 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par Corvo »

gare au gorille a écrit : 27 février 2026 23:04
Georges61 a écrit : 27 février 2026 20:43

Non! Puisqu'il a modifié la démocratie et les institutions, c'est bien qu'ils ne les respecte pas. C'est un autocrate qui a privé les Hongrois d'une grande partie de leurs libertés dans leurs moyens d'expressions et même leurs déplacement. Mais vu vos atomes crochus avec Poutine, je me doute que cela vous convient ainsi.

Il me semble que la Hongrie est un pays toujours démocratique ou les citoyens ont tous un bulletin de vote. Ce n'est pas la Russie ou le résultat des élections est connu par avance. Contrairement à Madame Panot la présidente du groupe LFI à l'Assemblée Nationale je n'ai jamais entendu Orban déclarer qu'il ne respecterait pas le résultat des urnes si ce résultat ne lui plaisait pas. Pour l'heure la Hongrie est dirigée par celui que les électeurs ont désigné dans leur majorité.
Démocratique ?...

Selon le Parlement européen, la Hongrie ne peut plus être considérée comme une démocratie. Car depuis 2010, le Premier ministre Viktor Orban a "façonné les institutions démocratiques pour lui conférer un pouvoir quasi illimité", explique la chercheuse Zselyke Csaky à franceinfo.

"La Hongrie de Viktor Orban est devenue un régime hybride entre la démocratie et la dictature"

https://www.cer.eu/in-the-press/la-hong ... atie-et-la

Mais je comprends que pour vous elle puisse être un modèle de démocratie.
vivarais
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 47867
Enregistré le : 04 avril 2018 16:39
A Liké : 1 fois
A été liké : 1 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par vivarais »

Corvo a écrit : 27 février 2026 06:26 Face à la tentation de renvoyer dos à dos « les extrêmes », aux fractures internes et aux ambiguïtés stratégiques, une question traverse le débat public : en brouillant les repères de son combat historique contre l’extrême droite, la gauche ne risque-t-elle pas de s’égarer elle-même ?

L’antifascisme n’est pas un slogan conjoncturel. Il est l’une des matrices historiques, morales et politiques de la gauche. De la Résistance aux combats contre les dictatures, des luttes contre le racisme aux mobilisations pour l’égalité des droits, la gauche s’est construite dans le refus des idéologies autoritaires, nationalistes et xénophobes. L’antifascisme n’est donc pas un excès ; il est un fondement. Le rappeler aujourd’hui n’a rien d’anecdotique. C’est même une nécessité à l’heure où certains voudraient brouiller les repères et installer l’idée dangereuse qu’il existerait une symétrie entre « extrêmes ».

Car c’est là l’un des glissements les plus préoccupants du débat public : mettre sur un même plan extrême gauche et extrême droite. Cette équivalence est historiquement fausse et politiquement trompeuse. L’extrême droite, en France comme en Europe, s’inscrit dans une filiation idéologique qui a porté des régimes autoritair av es, xénophobes, antisémites, parfois collaborationnistes. En France, l’héritage du pétainisme, les violences racistes, les réseaux néofascistes des années 1970, puis la structuration électorale autour du Rassemblement national témoignent d’une continuité idéologique centrée sur l’exclusion et la hiérarchisation des citoyens.
ZOOM : L’urgence est à l’unité
À l’inverse, les traditions de la gauche radicale, aussi discutables que puissent être certaines de leurs stratégies ou de leurs outrances, s’ancrent dans l’égalité sociale, l’anti­racisme et l’émancipation. Confondre les deux, c’est effacer des décennies d’histoire, c’est ignorer que l’une combat l’égalité quand l’autre la revendique, que l’une stigmatise quand l’autre universalise. Cette mise à égalité ne fragilise pas seulement la gauche ; elle abîme l’ensemble du débat démocratique en banalisant l’extrême droite.

Le piège tendu par l’extrême droite : faire croire que combattre une idéologie mortifère reviendrait à lui ressembler.

C’est dans ce contexte que la gauche apparaît aujourd’hui comme ayant perdu sa boussole. Déchirée par ses querelles internes, brouillant ses repères stratégiques et ses mots, elle semble incapable de faire front face à l’extrême droite et au macronisme. Entre polémiques sur la violence, renoncements budgétaires, rivalités électorales et tentation d’emprunter les thèmes sécuritaires de la droite, elle donne le sentiment de ne plus savoir clairement pour qui et contre quoi elle se bat.

Inversions
La mort de Quentin De avc ranque a agi comme un révélateur brutal. Au lieu d’affirmer d’une seule voix que l’antifascisme est une valeur mais qu’aucun crime ne saurait s’en réclamer, la gauche s’est fracturée. Il faut pourtant être clair : l’anti­fascisme ne tue pas. Lorsqu’un homicide est commis « en son nom », il s’agit d’un crime, et il doit être condamné comme tel. Refuser cette distinction, c’est accepter le piège rhétorique tendu par l’extrême à droite : faire croire que combattre une idéologie mortifère reviendrait à lui ressembler.

Dans le même temps, un glissement lexical inquiétant s’opère. Les antifascistes deviendraient des fascistes, les écologistes des « écoterroristes », les féministes des « féminazies ». À force d’inverser les mots, on finit par inverser les responsabilités. Or cette confusion profite toujours aux mêmes : à ceux qui ont intérêt à banaliser l’extrême droite et à délégitimer celles et ceux qui la combattent.

La perte de repères ne se limite pas au terrain symbolique. Elle est aussi stratégique. À l’approche des municipales, entendre dans plusieurs grandes villes des responsables affirmer qu’aucun accord ne sera conclu avec La France insoumise, ni au premier ni au second tour, relève d’une myopie politique préoccupante. Dans un scrutin local, refuser toute alliance à gauche, c’est mécaniquement favoriser la droite et l’extrême droite. Gouverner une ville ne consiste pas à proclamer sa pureté idéologique, mais à améliorer concrètement la vie des habitants.

La crédibilité de la gauche est d’autant plus entamée que certains de ses acteurs ont laissé passer le budget du gouvernement, incarné par le camp présidentiel autour d’Emmanuel Macron, alors même qu’il était dénoncé comme injuste. Or voter un budget n’est jamais neutre : c’est un acte fondateur qui dit si l’on se situe dans l’opposition ou dans l’accompagnement. On ne peut prétendre incarner l’alternative tout en validant l’architecture financière du pouvoir en place.

Identifier l’adversaire
À cela s’ajoute une autre dérive : courir derrière les thèmes de la droite, notamment la sécurité, au point d’en faire parfois le cœur du discours. Pendant ce te à mps, les enjeux structurants du quotidien – logement, services publics, transports, santé, école – passent au second plan. Pour des élections municipales, c’est une faute stratégique majeure. La gauche s’est historiquement construite sur la transformation sociale concrète ; elle se dilue lorsqu’elle abandonne ce terrain.

Surtout que de

Une force politique ne disparaît pas seulement quand elle perd des élections, mais lorsqu’elle perd le sens de son propre combat.

L’histoire offre pourtant des rappels utiles. Le 21 juin 1973, après les affrontements liés au meeting du mouvement d’extrême droite L’Ordre nouveau, la gauche, malgré ses divisions, avait su manifester une solidarité politique face à la menace d’extrême droite. Comme le rappelle l’avocat Jean-Pierre Mignard sur X  : « François Mitterrand reçoit Alain Krivine au siège du Parti socialiste, Edmond Maire fait de même pour la CFDT, et Michel Rocard vend Rouge, l’organe de la Ligue communiste révolutionnaire, en signe de soutien. Là était la gauche. »

Les désaccords existaient, parfois profonds. Mais l’essentiel était identifié : l’adversaire prioritaire était l’extrême droite. C’est peut-être cela, aujourd’hui, la boussole à retrouver. Se souvenir que l’antifascisme n’est pas une dérive mais un socle. Refuser la fausse symétrie entre extrêmes, qui banalise l’un et caricature l’autre. Réaffirmer que l’égalité, la justice sociale et la solidarité demeurent des lignes directrices. Et comprendre qu’une force politique ne disparaît pas seulement quand elle perd des élections, mais lorsqu’elle perd le sens de son propre combat.

La gauche n’a jamais été homogène, et elle ne doit pas le devenir. Mais elle a toujours su, dans les moments décisifs, distinguer l’essentiel de l’accessoire. La question n’est donc pas seulement de savoir si elle a perdu sa boussole. Elle est de savoir si elle veut encore s’en servir.
https://www.politis.fr/articles/2026/02 ... de-son-com
bat-historique/
Surtout que de 1940 à 1942 avec l'accord germano-soviétique ils étaient copains comme cochons :hehe:
Avatar du membre
djep
Posteur Diamant
Posteur Diamant
Messages : 956
Enregistré le : 20 juillet 2025 12:10
A été liké : 4 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par djep »

Georges61 a écrit : 27 février 2026 20:43
djep a écrit : 27 février 2026 19:57

Certains médias ont qualifié Orban de fasciste, comme c'est le cas aussi de MLP en France. Cela n'est qu'une opinion, car dans les faits cet homme respecte la démocratie et les institutions, même s'il en a modifié le fonctionnement de certaines. Ce que LFI programme de faire de son côté ; et d'ailleurs, ce que le Général de Gaulle à fait en son temps; etc... Cela ne me semble donc pas un critère suffisamment pertinent pour qualifier le RN de parti fasciste
Non! Puisqu'il a modifié la démocratie et les institutions, c'est bien qu'ils ne les respecte pas. C'est un autocrate qui a privé les Hongrois d'une grande partie de leurs libertés dans leurs moyens d'expressions et même leurs déplacement. Mais vu vos atomes crochus avec Poutine, je me doute que cela vous convient ainsi.
Modifier les institutions n'est pas du fascisme. En France nous aurions aussi bien besoin qu'on s'en charge.

Pour la Hongrie, il y a des signes inquiétants en effet, mais cela ne signifie pas que toutes les libertés fondamentales ont été supprimées ni que la population est strictement contrôlée comme dans un régime fasciste.

Donc de là à qualifier Orban de fasciste est exagéré, d'autant qu'on nous fait suffisamment la morale ici pour employer des qualificatifs corrects ; ne serait-ce qu'employer le terme d'extrême-gauche pour désigner LFI est déjà sacrilège. :taré1:

(Je n'en ai absolument rien à faire de Poutine.)
Avatar du membre
gare au gorille
Rang beau gosse d'Interaldys
Messages : 29058
Enregistré le : 30 octobre 2016 18:53
A Liké : 1 fois
A été liké : 4 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par gare au gorille »

Corvo a écrit : 28 février 2026 05:49
gare au gorille a écrit : 27 février 2026 23:04


Il me semble que la Hongrie est un pays toujours démocratique ou les citoyens ont tous un bulletin de vote. Ce n'est pas la Russie ou le résultat des élections est connu par avance. Contrairement à Madame Panot la présidente du groupe LFI à l'Assemblée Nationale je n'ai jamais entendu Orban déclarer qu'il ne respecterait pas le résultat des urnes si ce résultat ne lui plaisait pas. Pour l'heure la Hongrie est dirigée par celui que les électeurs ont désigné dans leur majorité.
Démocratique ?...

Selon le Parlement européen, la Hongrie ne peut plus être considérée comme une démocratie. Car depuis 2010, le Premier ministre Viktor Orban a "façonné les institutions démocratiques pour lui conférer un pouvoir quasi illimité", explique la chercheuse Zselyke Csaky à franceinfo.

"La Hongrie de Viktor Orban est devenue un régime hybride entre la démocratie et la dictature"

https://www.cer.eu/in-the-press/la-hong ... atie-et-la

Mais je comprends que pour vous elle puisse être un modèle de démocratie.

Non, c'est la France qui est mon modèle de démocratie, mais je n'ai jamais entendu dire que les élections étaient truquées en Hongrie. Il me semble que les citoyens ont un bulletin de vote et que les urnes ne sont pas bidouillées comme en Russie. Maintenant si vous avez des infos sur le bidouillage des élections en Hongrie je veux bien changer d'avis.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Avatar du membre
Kabé
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 2075
Enregistré le : 06 décembre 2024 15:44
Localisation : ici
A Liké : 1 fois
A été liké : 5 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par Kabé »

^ La démocratie, ça ne se traduit pas seulement par des élections (non truquées), mais aussi par des institutions de contre-pouvoir (la justice, les médias, e.a.) indépendantes du pouvoir, et c'est bien sur cette indépendance des institutions qu'Orban a instauré un régime qui est plus proche de l'autocratie que de la démocratie. Mais c'est peut-être le modèle que vous soutenez ?
vivarais
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 47867
Enregistré le : 04 avril 2018 16:39
A Liké : 1 fois
A été liké : 1 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par vivarais »

Georges61 a écrit : 27 février 2026 19:35
djep a écrit : 27 février 2026 19:12

Dans ce cas, il conviendrait peut-être de prouver que les partis politiques étrangers avec lesquels le RN fricote sont fascistes.
Demandez aux Hongrois dont la liberté d'expression a été supprimée, dont seul la presse du gouvernement est subventionnée. La presse libre n'existe quasiment plus, quant à la télé elle est sous surveillance du gouvernement où les journalistes sont devenus les porte parole de Orban. Orban qui rend régulièrement visite à Poutine pour prendre ses ordres et qui approuve la tentative de conquête de l'Ukraine. Un Orban qui fait tout pour museler son opposition. Orban a supprimé la plus grande partie des droits sociaux. La plupart des libertés démocratiques sont bafouées. Les manifestations sont réprimées par la violence.
C'est ce que veux le FN/RN pour la France.
Pour l'Italie cela commence : suppression du RSA, muselage de la presse, suppression d'une partie des aides sociales de services...
N'est ce pas ce que veut faire aussi Mélenchon "président"
Pas besoin d'être fachiste pour cela
Vous vous êtes fait votre propre scenario et à force de le répéter en boucle vous avez fini par y croire
Il n'y a que les intelligents comme chazal et bonnet qui osent le dire "on sait bien que c'est faux mais on fait semblant d'y croire "
Ce qui n'est pas le cas des lobotomisés
Avatar du membre
gare au gorille
Rang beau gosse d'Interaldys
Messages : 29058
Enregistré le : 30 octobre 2016 18:53
A Liké : 1 fois
A été liké : 4 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par gare au gorille »

Kabé a écrit : 28 février 2026 16:11 ^ La démocratie, ça ne se traduit pas seulement par des élections (non truquées), mais aussi par des institutions de contre-pouvoir (la justice, les médias, e.a.) indépendantes du pouvoir, et c'est bien sur cette indépendance des institutions qu'Orban a instauré un régime qui est plus proche de l'autocratie que de la démocratie. Mais c'est peut-être le modèle que vous soutenez ?
Non, déjà dit, moi le modèle que je soutiens est français, même si la France a en ce moment quelques problème aussi avec la démocratie, mais pour l'heure aussi bien en France qu'en Hongrie il me semble que les bulletins de vote sont respectés et que les citoyens qu'ils soient Hongrois ou Français ont en eux la possibilité de changer les choses.
Mais suis pas sur que les Hongrois souhaitent un président à l'image de la France et je pense qu'un président qui tient tête aux injonctions immigrationnistes de l'U.E. ne leur déplait pas plus que ça.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Avatar du membre
Corvo
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 31735
Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
A Liké : 4 fois
A été liké : 7 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par Corvo »

gare au gorille a écrit : 28 février 2026 14:23
Corvo a écrit : 28 février 2026 05:49

Démocratique ?...

Selon le Parlement européen, la Hongrie ne peut plus être considérée comme une démocratie. Car depuis 2010, le Premier ministre Viktor Orban a "façonné les institutions démocratiques pour lui conférer un pouvoir quasi illimité", explique la chercheuse Zselyke Csaky à franceinfo.

"La Hongrie de Viktor Orban est devenue un régime hybride entre la démocratie et la dictature"

https://www.cer.eu/in-the-press/la-hong ... atie-et-la

Mais je comprends que pour vous elle puisse être un modèle de démocratie.

Non, c'est la France qui est mon modèle de démocratie, mais je n'ai jamais entendu dire que les élections étaient truquées en Hongrie. Il me semble que les citoyens ont un bulletin de vote et que les urnes ne sont pas bidouillées comme en Russie. Maintenant si vous avez des infos sur le bidouillage des élections en Hongrie je veux bien changer d'avis.
Législatives hongroises : des bulletins de vote retrouvés dans une décharge en Roumanie

Alors qu'ont lieu les élections législatives dimanche en Hongrie, des bulletins de vote partiellement brûlés ont été découverts dans une décharge en Roumanie.

C'est un journaliste d'un site Internet local qui a tourné ces images. On y voit des bulletins déjà remplis par des électeurs ayant voté pour des partis d'opposition.
Si le scrutin a lieu dimanche en Hongrie, les ressortissants hongrois vivant dans les pays frontaliers peuvent, eux, déjà voter par correspondance. Mais ce système est jugé vulnérable à la fraude par les partis d'opposition qui voient derrière ces bulletins jetés une manœuvre du Fidesz, le parti au pouvoir.

"Bien sûr, nous savions que le Fidesz corrompait et subvertissait la démocratie. Mais c'est la première fois que nous voyons ouvertement des preuves qui montrent que le parti au pouvoir humilie et exploite les Hongrois vivant de l'autre côté de la frontière en les utilisant comme des outils politiques", souligne Richárd Barabás, le porte-parole du parti écologiste de centre gauche.

https://fr.euronews.com/2022/03/31/legi ... n-roumanie
Avatar du membre
djep
Posteur Diamant
Posteur Diamant
Messages : 956
Enregistré le : 20 juillet 2025 12:10
A été liké : 4 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par djep »

Un parti politique étranger avec lequel le RN a des accointances est l'AFD allemand.

Or un tribunal allemand vient d'interdire à l'administration de considérer ce mouvement politique comme extrémiste de droite :

"BERLIN, 26 février (Reuters) - Un tribunal allemand a accordé jeudi au parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) une injonction interdisant à l'agence de renseignement intérieur de le classer comme « extrémiste » pour le moment, dans l'attente d'une décision définitive.
Le parti, qui avait fait appel de la classification prononcée l'an dernier par l'agence BfV, a déclaré que cette décision constituait « une victoire importante pour l'État de droit et l'équité démocratique ».. "

https://www.reuters.com/world/europe/ge ... 2026-02-26

Du coup, l'accusation de fascisme accolée au RN pour cause d'entente avec l'AFD tombe à l'eau.
Georges61
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18943
Enregistré le : 28 avril 2017 11:55
Localisation : Brest - village du Jura Suisse
A Liké : 1 fois
A été liké : 5 fois

Re: Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Message par Georges61 »

djep a écrit : 01 mars 2026 12:10 Un parti politique étranger avec lequel le RN a des accointances est l'AFD allemand.

Or un tribunal allemand vient d'interdire à l'administration de considérer ce mouvement politique comme extrémiste de droite :

"BERLIN, 26 février (Reuters) - Un tribunal allemand a accordé jeudi au parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) une injonction interdisant à l'agence de renseignement intérieur de le classer comme « extrémiste » pour le moment, dans l'attente d'une décision définitive.
Le parti, qui avait fait appel de la classification prononcée l'an dernier par l'agence BfV, a déclaré que cette décision constituait « une victoire importante pour l'État de droit et l'équité démocratique ».. "

https://www.reuters.com/world/europe/ge ... 2026-02-26

Du coup, l'accusation de fascisme accolée au RN pour cause d'entente avec l'AFD tombe à l'eau.
Cette décision de l'Allemagne de ne pas classer l'AFD comme parti extrémiste ne me surprend pas. Quand un pays a engendré le Nazisme, il n'y rien d'étonnant à ce qu'il prenne l'AFD pour des enfants de cœur, surtout qu'en Allemagne le naziste est encore bien vivant et leur supporters sont encore nombreux.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
Répondre

Retourner vers « DISCUSSIONS POLITIQUE - ACTUALITÉ - DÉBATS »