Ce liquide a été retrouvé par un employé vendredi 20 février, au rez-de-chaussée et au premier étage de l’établissement le «Kokoriko», dont la porte avait été forcée.
Le Kokoriko, un restaurant casher du XVIIe arrondissement de Paris, a été la cible d’un acte de vandalisme dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février. Un liquide a notamment été «répandu au sol, au rez-de-chaussée et au premier étage» de l’établissement, a appris Libération de source policière, confirmant une information du Parisien. Il s’agirait, selon les premiers éléments, d’«un composé chimique de type acide», précise cette source.
C’est à l’ouverture du restaurant, vendredi matin, peu avant 10 heures, qu’un employé remarque que la porte d’entrée a été forcée et perçoit «une forte odeur» qui se dégage de l’intérieur. Elle provient d’un liquide «de nature indéterminée» et «volontairement déversé au sol», précise notre source. L’employé prévient alors les pompiers.
Des pompiers experts des risques NRBC – nucléaire, radiologique, biologique et chimique – sont dépêchés sur place, accompagnés de techniciens du laboratoire central de la préfecture de police, pour effectuer des prélèvements et identifier le liquide. «Selon les premiers éléments communiqués par les techniciens, le liquide répandu serait un composé chimique de type acide», indique la source policière. Ces prélèvements doivent néanmoins être examinés en laboratoire.
Un établissement déjà visé
Selon nos informations, le restaurant avait déjà fait l’objet d’actes de vandalisme ces derniers mois. Deux plaintes ont été déposées par son propriétaire, et une troisième devrait suivre pour les dégradations les plus récentes. Selon le parquet, une de ces deux plaintes «avait été classée sans suite faute d’identification des auteurs».
Le parquet de Paris a confirmé pour Libé l’ouverture de l’enquête pour «dégradation du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes commises en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion», précédemment annoncée à nos confrères.
Selon les autorités, 1 320 actes antisémites ont été recensés en en France en 2025. «Une baisse de 16 % par rapport à l’année 2024. Toutefois, les actes antisémites se maintiennent à un niveau historiquement élevé», relève le ministère de l’Intérieur. Ils représentent plus de la moitié (53 %) de l’ensemble des faits antireligieux.
Mise à jour à 17h12 avec la confirmation de l’enquête
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