"Enquêtes journalistiques
La scène du 12 février est filmée par un témoin depuis un immeuble, dont la vidéo est médiatisée dans la presse[111]. TF1 diffuse, le 14 février, une vidéo des faits où l’on voit une quinzaine d’hommes masqués passer à tabac trois individus[84]. Le 17 février, une nouvelle vidéo, ainsi que le témoignage d'un journaliste du Progrès ayant assisté à la scène, confirme une rixe avant la chute de la victime à terre et semble contredire la version de Némésis parlant d'un guet-apens[112]. Némésis indique que Quentin Deranque faisait partie du service d'ordre en charge de sa sécurité. Plusieurs heures plus tard, ces déclarations sont nuancées par la famille de la victime qui « tient à préciser, de manière très ferme, que le jeune Quentin n’était ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre et qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire »[45]. Mediapart précise que le service d'ordre du collectif est composé d’activistes identitaires issus de divers collectifs d’extrême droite[84].
Entre temps, alors que l'enquête judiciaire et les réactions politiques se concentrent sur les militants d'extrême gauche, plusieurs médias, dont Le Canard enchaîné, Le Progrès de Lyon et Contre Attaque parviennent à mettre la main sur de nouvelles images faisant état d'affrontements menés par les deux groupes : une « bataille rangée » aurait eu lieu dans les rues lyonnaises avant que Deranque ne s'enfuie, ne soit rattrapé et violemment battu[62],[113],[114],[115],[116].
D'après ces nouveaux éléments, la responsabilité de ces affrontements ne serait plus aussi claire, selon Le Canard enchaîné, France Info ou encore Le Nouvel Obs[62],[113],[114],[115]. Ils corroboreraient le témoignage du journaliste du Progrès de Lyon ayant assisté aux affrontements et même essayé de sauver Deranque, qui assure que les deux groupes se seraient très violemment battus sans qu'il ne s'agisse d'un guet-apens tendu par l'extrême gauche[62],[113],[114],[115]. Selon le média Contre-Attaque, l'enquête du Canard ne ferait que confirmer leur enquête initiale selon laquelle le « service d'ordre » de Némésis aurait en réalité cherché à perturber la conférence, attaquer les personnes s'y rendant, ce qui serait confirmé par plusieurs témoignages, et serait donc venu pour se battre[68],[116],[117]. Le Canard s'accorde avec l'appréciation concernant la responsabilité des affrontements, en soutenant que les premiers jets de projectiles et les premiers assauts auraient été lancés par le groupe dont Deranque faisait partie, qui accompagnait Némésis et aurait tenté de perturber la tenue de la conférence de Rima Hassan[113],[62]. BFM TV et L'Humanité révèlent une conversation Telegram échangés entre Némésis et des membres d'Audace, démontrant qu'en octobre 2025, les deux groupes s'étaient entendus pour que les militantes de Némésis servent d'appât pour attirer des militants antifascistes dans une embuscade[118].
Selon Le Point, qui analyse les vidéos, celles-ci montrent bien un affrontement au cours duquel l'on voit des identitaires porter des coups, mais elles ne permettent pas d'affirmer que Quentin Deranque serait mort au cours d'une rixe où il aurait lui-même porté des coups[119].
Le 5 mars, le quotidien Le Progrès révèle une nouvelle vidéo tournée quelques minutes après la rixe[120]. Quentin Deranque est debout, silencieux et l'air hagard, les mains couvertes de sang et portant une cagoule, au milieu d'autres personnes, parmi lesquelles des passants et ses amis, qui commentent à tour de rôle : « Non mais c’est des trucs qu’ils assument. Ils étaient là pour ça je pense [...] C’était une bagarre organisée, il y a deux groupes qui se sont bagarrés [...] il faut qu’il aille à l’hôpital [...] Mais s’il ne veut pas de problème avec la police je pense qu’il faut qu’il parte »[121],[122]. Selon le média Contre Attaque, cette vidéo permet également d'authentifier son rôle en première ligne dans la rixe[123], ce qui remet en cause les premières versions qui ont fait de lui un militant pacifiste. La Voix du Nord s'interroge sur « des témoins qui ne lui ont pas porté secours, ou l’ont éloigné des secours »[124]."
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_de_Quentin_Deranque
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