De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

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Corvo
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De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par Corvo »

Il faut le savoir.

Des milliers de blessés privés de soins, plus de mille personnels soignants tués, des hôpitaux et autres établissements sanitaires réduits en cendres, des médecins arbitrairement arrêtés et emprisonnés sans procès : ce qui se passe à Gaza et au Liban n’est pas une série d’accidents, mais une stratégie militaire délibérée, conduite en violation totale du cœur même du droit international humanitaire (DIH). Protéger les blessés, les malades, ceux qui les soignent, ainsi que les lieux et véhicules sanitaires (Croix Rouge ou Croissant Rouge) est une norme impérative. Attaquer intentionnellement ces personnes et ces structures est un crime de guerre.
26.06.2026

Détenu depuis le 27 décembre 2024, le docteur Hussam Abu Safiya — directeur de Kamal Adwan, alors ultime hôpital fonctionnel du nord de Gaza — a vu son appel en libération rejeté le 16 juin 2026 par la Cour suprême israélienne. Dans l'isolement de la prison Nafha, il subit, selon de nombreux rapports, tortures et mauvais traitements lui causant de graves séquelles physiques, et reste privé de soins. Aucune charge réelle ne pèse contre lui : son seul « crime » est d’avoir exercé son serment et refusé d’abandonner ses patients. Son prédécesseur à la direction du même établissement, le Dr Ahmad Kahlout, arrêté en décembre 2023, a été tué par une frappe de drone en novembre 2024.

L'anéantissement du personnel et de l’infrastructure médicale est un élément structurel du génocide à Gaza. Depuis le 7 octobre 2023, l’OMS recense 1002 professionnels de santé tués et 1676 blessés. Au plus fort de la campagne militaire, 34 des 36 hôpitaux ont été ciblés. Aujourd’hui, seuls 32 établissements de santé sur 677 restent pleinement opérationnels, tandis que 265 fonctionnent sans électricité ni matériel de base.

Ces crimes dépassent les frontières de Gaza. En Cisjordanie, l’OMS comptabilise 987 attaques contre les infrastructures sanitaires — entraves, barrages et tirs ciblés — ayant affecté 910 structures et ambulances. Au Liban, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré : 133 professionnels tués, 173 ambulances ciblées et 45 centres fermés depuis mars 2026.

La Commission d’enquête de l'ONU (rapport A/79/232) est sans ambiguïté : ces attaques sont systématiques et délibérées. L’argument israélien des « boucliers humains » a été rejeté par les experts internationaux et les campagnes de dénigrement contre l'UNRWA et MSF visent, in fine, à criminaliser l’acte de soin lui-même.

Trois territoires, un même schéma et un même déni du droit.
Le DIH est pourtant clair : les blessés, les établissements sanitaires, les ambulances et le personnel soignant bénéficient d’une protection spéciale en toutes circonstances en situation de conflit armé. Elle est clairement énoncée dans la 1ère et la IVe Convention de Genève (ratifiées par Israël dès 1951) et renforcée par les articles 12 et 15 du Protocole additionnel I qui sont également des normes de DIH coutumier, ainsi que par la Résolution 2286 (2016) du Conseil de sécurité de l’ONU et les recommandations pratiques du Secrétaire Général des Nations Unies d’août 2016 dont on a célébré cette année les 10 ans.

La détention du docteur Abu Safiya illustre une politique d’arrestation généralisée du corps médical : l'OMS recense 612 professionnels de santé détenus ou arrêtés. Qualifiés de « combattants illégaux », ces civils sont maintenus en “détention administrative” sur la base de « preuves secrètes », sans procès. Pourtant, le droit international coutumier interdit formellement la détention arbitraire et exige le respect des garanties d’un procès équitable (règles coutumières 99 et 100 CICR). Parallèlement, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Amnesty International et B’Tselem ont documenté une pratique systémique de la torture dans les prisons israéliennes, en violation directe de la règle 90 du DIH coutumier et de la Convention des Nations unies contre la torture de 1984.

Au-delà de la responsabilité collective des Etats, le droit international établit des responsabilités pénales individuelles. Le Statut de Rome, fondement de la Cour pénale internationale (CPI), définit les attaques délibérées contre des hôpitaux et le personnel médical comme des crimes de guerre (art. 8). La « responsabilité du commandement », (art. 28) engage la responsabilité pénale des supérieurs hiérarchiques — civils comme militaires — qui savaient ou auraient dû savoir que leurs subordonnés commettaient de tels crimes, et qui n’ont pas agi pour les prévenir ou les sanctionner. Dans ce contexte, le silence de la France et de nombreux pays européens est assourdissant. Alors que les Etats-Unis ont sanctionné des magistrats de la CPI, dont le juge français Nicolas Guillou, cette mesure scandaleuse n’a guère suscité de réaction significative de la part des pays européens.

Les États ne peuvent plus se retrancher derrière une diplomatie de façade. La signature d’un cessez-le-feu ne libère personne de ses obligations juridiques. L'ordonnance de la CIJ de janvier 2024, reconnaissant un risque plausible de génocide, impose une obligation active de prévention au titre de la Convention de 1948. De même, l'article 2 de l'Accord d'association UE-Israël érige explicitement le respect des droits de l'homme en condition essentielle des relations économiques et politiques.

Il n’est pas demandé aux Etats de faire preuve du même héroïsme que le Dr Abu Safiya ou ses confrères. Il leur est seulement demandé d’appliquer le droit qu’ils ont eux-mêmes signé et ratifié. Trois mesures s’imposent :

-la suspension immédiate de l’Accord d’association UE-Israël ;

-la mise en œuvre d’un embargo sur les armes, conformément aux obligations de prévention découlant de la Convention sur le génocide ;

-le soutien actif aux procédures devant la CPI et la CIJ, incluant l’exécution des mandats d’arrêt.

À défaut d’égaler la bravoure des soignants palestiniens et libanais, ces actions concrètes constituent le sursaut nécessaire pour sauver ce qu’il reste de notre conscience commune. Ou alors, acceptons-nous que la médecine devienne, définitivement, un crime ?

https://www.blast-info.fr/articles/2026 ... _3b20rc9IQ
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par scorpion3917 »

Corvo a écrit : 27 juin 2026 10:08 Il faut le savoir.

Des milliers de blessés privés de soins, plus de mille personnels soignants tués, des hôpitaux et autres établissements sanitaires réduits en cendres, des médecins arbitrairement arrêtés et emprisonnés sans procès : ce qui se passe à Gaza et au Liban n’est pas une série d’accidents, mais une stratégie militaire délibérée, conduite en violation totale du cœur même du droit international humanitaire (DIH). Protéger les blessés, les malades, ceux qui les soignent, ainsi que les lieux et véhicules sanitaires (Croix Rouge ou Croissant Rouge) est une norme impérative. Attaquer intentionnellement ces personnes et ces structures est un crime de guerre.
26.06.2026

Détenu depuis le 27 décembre 2024, le docteur Hussam Abu Safiya — directeur de Kamal Adwan, alors ultime hôpital fonctionnel du nord de Gaza — a vu son appel en libération rejeté le 16 juin 2026 par la Cour suprême israélienne. Dans l'isolement de la prison Nafha, il subit, selon de nombreux rapports, tortures et mauvais traitements lui causant de graves séquelles physiques, et reste privé de soins. Aucune charge réelle ne pèse contre lui : son seul « crime » est d’avoir exercé son serment et refusé d’abandonner ses patients. Son prédécesseur à la direction du même établissement, le Dr Ahmad Kahlout, arrêté en décembre 2023, a été tué par une frappe de drone en novembre 2024.

L'anéantissement du personnel et de l’infrastructure médicale est un élément structurel du génocide à Gaza. Depuis le 7 octobre 2023, l’OMS recense 1002 professionnels de santé tués et 1676 blessés. Au plus fort de la campagne militaire, 34 des 36 hôpitaux ont été ciblés. Aujourd’hui, seuls 32 établissements de santé sur 677 restent pleinement opérationnels, tandis que 265 fonctionnent sans électricité ni matériel de base.

Ces crimes dépassent les frontières de Gaza. En Cisjordanie, l’OMS comptabilise 987 attaques contre les infrastructures sanitaires — entraves, barrages et tirs ciblés — ayant affecté 910 structures et ambulances. Au Liban, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré : 133 professionnels tués, 173 ambulances ciblées et 45 centres fermés depuis mars 2026.

La Commission d’enquête de l'ONU (rapport A/79/232) est sans ambiguïté : ces attaques sont systématiques et délibérées. L’argument israélien des « boucliers humains » a été rejeté par les experts internationaux et les campagnes de dénigrement contre l'UNRWA et MSF visent, in fine, à criminaliser l’acte de soin lui-même.

Trois territoires, un même schéma et un même déni du droit.
Le DIH est pourtant clair : les blessés, les établissements sanitaires, les ambulances et le personnel soignant bénéficient d’une protection spéciale en toutes circonstances en situation de conflit armé. Elle est clairement énoncée dans la 1ère et la IVe Convention de Genève (ratifiées par Israël dès 1951) et renforcée par les articles 12 et 15 du Protocole additionnel I qui sont également des normes de DIH coutumier, ainsi que par la Résolution 2286 (2016) du Conseil de sécurité de l’ONU et les recommandations pratiques du Secrétaire Général des Nations Unies d’août 2016 dont on a célébré cette année les 10 ans.

La détention du docteur Abu Safiya illustre une politique d’arrestation généralisée du corps médical : l'OMS recense 612 professionnels de santé détenus ou arrêtés. Qualifiés de « combattants illégaux », ces civils sont maintenus en “détention administrative” sur la base de « preuves secrètes », sans procès. Pourtant, le droit international coutumier interdit formellement la détention arbitraire et exige le respect des garanties d’un procès équitable (règles coutumières 99 et 100 CICR). Parallèlement, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Amnesty International et B’Tselem ont documenté une pratique systémique de la torture dans les prisons israéliennes, en violation directe de la règle 90 du DIH coutumier et de la Convention des Nations unies contre la torture de 1984.

Au-delà de la responsabilité collective des Etats, le droit international établit des responsabilités pénales individuelles. Le Statut de Rome, fondement de la Cour pénale internationale (CPI), définit les attaques délibérées contre des hôpitaux et le personnel médical comme des crimes de guerre (art. 8). La « responsabilité du commandement », (art. 28) engage la responsabilité pénale des supérieurs hiérarchiques — civils comme militaires — qui savaient ou auraient dû savoir que leurs subordonnés commettaient de tels crimes, et qui n’ont pas agi pour les prévenir ou les sanctionner. Dans ce contexte, le silence de la France et de nombreux pays européens est assourdissant. Alors que les Etats-Unis ont sanctionné des magistrats de la CPI, dont le juge français Nicolas Guillou, cette mesure scandaleuse n’a guère suscité de réaction significative de la part des pays européens.

Les États ne peuvent plus se retrancher derrière une diplomatie de façade. La signature d’un cessez-le-feu ne libère personne de ses obligations juridiques. L'ordonnance de la CIJ de janvier 2024, reconnaissant un risque plausible de génocide, impose une obligation active de prévention au titre de la Convention de 1948. De même, l'article 2 de l'Accord d'association UE-Israël érige explicitement le respect des droits de l'homme en condition essentielle des relations économiques et politiques.

Il n’est pas demandé aux Etats de faire preuve du même héroïsme que le Dr Abu Safiya ou ses confrères. Il leur est seulement demandé d’appliquer le droit qu’ils ont eux-mêmes signé et ratifié. Trois mesures s’imposent :

-la suspension immédiate de l’Accord d’association UE-Israël ;

-la mise en œuvre d’un embargo sur les armes, conformément aux obligations de prévention découlant de la Convention sur le génocide ;

-le soutien actif aux procédures devant la CPI et la CIJ, incluant l’exécution des mandats d’arrêt.

À défaut d’égaler la bravoure des soignants palestiniens et libanais, ces actions concrètes constituent le sursaut nécessaire pour sauver ce qu’il reste de notre conscience commune. Ou alors, acceptons-nous que la médecine devienne, définitivement, un crime ?

https://www.blast-info.fr/articles/2026 ... _3b20rc9IQ
Qui ose attaquer, que dis je, critiquer Israël, du moins ses dirigeants . La paralysie est générale, on sait pourquoi.

Quand je lis ce genre d'article dont personne ne peut nier la véracité rapportée à l'état brute, et encore...nous n'avons là que l'infime réalité de ce qui se passe ...j'en arrive à la conclusion que le gvt israélien a perdu toute humanité, même la plus élémentaire et que cela restera dans l'histoire comme une tache indélébile sur ce pays .

Au prétexte de combattre le terrorisme, ce que tout le monde comprend, ce gvtv se livre à un massacre en règle , aveuglé par une soif de vengeance qui n'a plus de raison.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par scorpion3917 »

Once, dans ses interventions a très bien résumé le constat de qui SE PASSE VRAIMENT.

Il y a un paradoxe dans tout ça.
Israël en voulant combattre ses ennemis, et ils sont nombreux se comporte de la même façon qu'eux mais ratisse large, très large.

Israël a aussi très bien compris, du moins ses dirigeants actuels, que de toute façon, personne n'osera dire stop, à part quelques mots creux qui s'evaporent dans le désert.

C'est open bar et ils ne s'en privent pas....

Mais quand toute cette merde remontera un jour à la surface, et que les langues se delieront vraiment et que l'histoire aura fait son boulot sans faiblesse que restera t-il de ce petit pays démocratique qui devait servir d'exemple pour le monde entier. ??

Israël mérite tellement mieux, les israéliens aussi, du moins tous ceux qui regardent ce désastre se dérouler à quelques kms de chez eux.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par Corvo »

scorpion3917 a écrit : 27 juin 2026 10:31
Corvo a écrit : 27 juin 2026 10:08 Il faut le savoir.

Des milliers de blessés privés de soins, plus de mille personnels soignants tués, des hôpitaux et autres établissements sanitaires réduits en cendres, des médecins arbitrairement arrêtés et emprisonnés sans procès : ce qui se passe à Gaza et au Liban n’est pas une série d’accidents, mais une stratégie militaire délibérée, conduite en violation totale du cœur même du droit international humanitaire (DIH). Protéger les blessés, les malades, ceux qui les soignent, ainsi que les lieux et véhicules sanitaires (Croix Rouge ou Croissant Rouge) est une norme impérative. Attaquer intentionnellement ces personnes et ces structures est un crime de guerre.
26.06.2026

Détenu depuis le 27 décembre 2024, le docteur Hussam Abu Safiya — directeur de Kamal Adwan, alors ultime hôpital fonctionnel du nord de Gaza — a vu son appel en libération rejeté le 16 juin 2026 par la Cour suprême israélienne. Dans l'isolement de la prison Nafha, il subit, selon de nombreux rapports, tortures et mauvais traitements lui causant de graves séquelles physiques, et reste privé de soins. Aucune charge réelle ne pèse contre lui : son seul « crime » est d’avoir exercé son serment et refusé d’abandonner ses patients. Son prédécesseur à la direction du même établissement, le Dr Ahmad Kahlout, arrêté en décembre 2023, a été tué par une frappe de drone en novembre 2024.

L'anéantissement du personnel et de l’infrastructure médicale est un élément structurel du génocide à Gaza. Depuis le 7 octobre 2023, l’OMS recense 1002 professionnels de santé tués et 1676 blessés. Au plus fort de la campagne militaire, 34 des 36 hôpitaux ont été ciblés. Aujourd’hui, seuls 32 établissements de santé sur 677 restent pleinement opérationnels, tandis que 265 fonctionnent sans électricité ni matériel de base.

Ces crimes dépassent les frontières de Gaza. En Cisjordanie, l’OMS comptabilise 987 attaques contre les infrastructures sanitaires — entraves, barrages et tirs ciblés — ayant affecté 910 structures et ambulances. Au Liban, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré : 133 professionnels tués, 173 ambulances ciblées et 45 centres fermés depuis mars 2026.

La Commission d’enquête de l'ONU (rapport A/79/232) est sans ambiguïté : ces attaques sont systématiques et délibérées. L’argument israélien des « boucliers humains » a été rejeté par les experts internationaux et les campagnes de dénigrement contre l'UNRWA et MSF visent, in fine, à criminaliser l’acte de soin lui-même.

Trois territoires, un même schéma et un même déni du droit.
Le DIH est pourtant clair : les blessés, les établissements sanitaires, les ambulances et le personnel soignant bénéficient d’une protection spéciale en toutes circonstances en situation de conflit armé. Elle est clairement énoncée dans la 1ère et la IVe Convention de Genève (ratifiées par Israël dès 1951) et renforcée par les articles 12 et 15 du Protocole additionnel I qui sont également des normes de DIH coutumier, ainsi que par la Résolution 2286 (2016) du Conseil de sécurité de l’ONU et les recommandations pratiques du Secrétaire Général des Nations Unies d’août 2016 dont on a célébré cette année les 10 ans.

La détention du docteur Abu Safiya illustre une politique d’arrestation généralisée du corps médical : l'OMS recense 612 professionnels de santé détenus ou arrêtés. Qualifiés de « combattants illégaux », ces civils sont maintenus en “détention administrative” sur la base de « preuves secrètes », sans procès. Pourtant, le droit international coutumier interdit formellement la détention arbitraire et exige le respect des garanties d’un procès équitable (règles coutumières 99 et 100 CICR). Parallèlement, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Amnesty International et B’Tselem ont documenté une pratique systémique de la torture dans les prisons israéliennes, en violation directe de la règle 90 du DIH coutumier et de la Convention des Nations unies contre la torture de 1984.

Au-delà de la responsabilité collective des Etats, le droit international établit des responsabilités pénales individuelles. Le Statut de Rome, fondement de la Cour pénale internationale (CPI), définit les attaques délibérées contre des hôpitaux et le personnel médical comme des crimes de guerre (art. 8). La « responsabilité du commandement », (art. 28) engage la responsabilité pénale des supérieurs hiérarchiques — civils comme militaires — qui savaient ou auraient dû savoir que leurs subordonnés commettaient de tels crimes, et qui n’ont pas agi pour les prévenir ou les sanctionner. Dans ce contexte, le silence de la France et de nombreux pays européens est assourdissant. Alors que les Etats-Unis ont sanctionné des magistrats de la CPI, dont le juge français Nicolas Guillou, cette mesure scandaleuse n’a guère suscité de réaction significative de la part des pays européens.

Les États ne peuvent plus se retrancher derrière une diplomatie de façade. La signature d’un cessez-le-feu ne libère personne de ses obligations juridiques. L'ordonnance de la CIJ de janvier 2024, reconnaissant un risque plausible de génocide, impose une obligation active de prévention au titre de la Convention de 1948. De même, l'article 2 de l'Accord d'association UE-Israël érige explicitement le respect des droits de l'homme en condition essentielle des relations économiques et politiques.

Il n’est pas demandé aux Etats de faire preuve du même héroïsme que le Dr Abu Safiya ou ses confrères. Il leur est seulement demandé d’appliquer le droit qu’ils ont eux-mêmes signé et ratifié. Trois mesures s’imposent :

-la suspension immédiate de l’Accord d’association UE-Israël ;

-la mise en œuvre d’un embargo sur les armes, conformément aux obligations de prévention découlant de la Convention sur le génocide ;

-le soutien actif aux procédures devant la CPI et la CIJ, incluant l’exécution des mandats d’arrêt.

À défaut d’égaler la bravoure des soignants palestiniens et libanais, ces actions concrètes constituent le sursaut nécessaire pour sauver ce qu’il reste de notre conscience commune. Ou alors, acceptons-nous que la médecine devienne, définitivement, un crime ?

https://www.blast-info.fr/articles/2026 ... _3b20rc9IQ
Qui ose attaquer, que dis je, critiquer Israël, du moins ses dirigeants . La paralysie est générale, on sait pourquoi.

Quand je lis ce genre d'article dont personne ne peut nier la véracité rapportée à l'état brute, et encore...nous n'avons là que l'infime réalité de ce qui se passe ...j'en arrive à la conclusion que le gvt israélien a perdu toute humanité, même la plus élémentaire et que cela restera dans l'histoire comme une tache indélébile sur ce pays .

Au prétexte de combattre le terrorisme, ce que tout le monde comprend, ce gvtv se livre à un massacre en règle , aveuglé par une soif de vengeance qui n'a plus de raison.
"Qui ose attaquer, que dis je, critiquer Israël, du moins ses dirigeants"
Sera taxé d'antisioniste et/ou d'antisémite.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par scorpion3917 »

Corvo a écrit : 27 juin 2026 12:21
scorpion3917 a écrit : 27 juin 2026 10:31

Qui ose attaquer, que dis je, critiquer Israël, du moins ses dirigeants . La paralysie est générale, on sait pourquoi.

Quand je lis ce genre d'article dont personne ne peut nier la véracité rapportée à l'état brute, et encore...nous n'avons là que l'infime réalité de ce qui se passe ...j'en arrive à la conclusion que le gvt israélien a perdu toute humanité, même la plus élémentaire et que cela restera dans l'histoire comme une tache indélébile sur ce pays .

Au prétexte de combattre le terrorisme, ce que tout le monde comprend, ce gvtv se livre à un massacre en règle , aveuglé par une soif de vengeance qui n'a plus de raison.
"Qui ose attaquer, que dis je, critiquer Israël, du moins ses dirigeants"
Sera taxé d'antisioniste et/ou d'antisémite.
Vous avez bien résumé le problème. Mais quand des voix s'élèvent de l'intérieur même du pays pour dénoncer ces "exactions " ce sont les consciences qui s'expriment.
Et aucune conscience n'est régie par le cadre d'une loi.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par Once »

Une chose est certaine : si c'étaient des Israéliens dans cette situation, il y aurait longtemps que le monde occidental y aurait mis fin, à cette situation. Trump en tête.

Mais voilà : ce sont des Arabes palestiniens réduits à l'état d'animaux donc ça ne gêne pas trop le monde occidental qui préfère regarder ailleurs. Un monde qui a tant de choses à se reprocher aussi en terme de persécutions et de pogroms de Juifs. C'est aussi une des raisons pour lesquelles il se tait, un peu honteusement certes, mais c'est ainsi et l'Histoire est tragique.

Si le monde occidental était cohérent dans ses indignations, il y aurait longtemps qu'il aurait dû couper les ponts avec Israël : tous les ponts. En tout cas, avec ce régime actuel clairement génocidaire.

Et - selon le mantra habituel- qu'on ne vienne surtout pas nous dire que ce que fait Israël en ce moment , c'est pour sa "survie". Surtout pas , ça, on ne peut plus l'entendre !
Modifié en dernier par Once le 27 juin 2026 15:34, modifié 1 fois.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par scorpion3917 »

Once a écrit : 27 juin 2026 13:28 Une chose est certaine : si c'étaient des Israéliens dans cette situation, il y aurait longtemps que le monde occidental y aurait mis fin, à cette situation. Trump en tête.

Mais voilà : ce sont des Arabes palestiniens réduits à l'état d'animaux donc ça ne gêne pas trop le monde occidental qui préfère regarder ailleurs. Un monde qui a tant de choses à se reprocher aussi en terme de persécutions et de pogroms de Juifs. C'est aussi une des raisons pour lesquelles il se tait, un peu honteusement certes, mais c'est ainsi et l'Histoire est tragique.

Si le monde occidental était cohérent dans ses indignations, il y aurait longtemps qu'il aurait dû couper les ponts avec Israël : tous les ponts. En tout cas, avec ce régime actuel clairement génocidaire.

Et - selon le mantra habituel- qu'on ne vienne surtout pas nous dire que ce que fait Israël en ce moment , c'est pour sa "survie". Surtout pas , ça, on ne peut l'entendre !
Ils savaient et ont laissé faire....
Oui je sais, de nombreux témoignages, des preuves....et pourtant ils ne sont pas intervenus d'une manière ou d'une autre.

Mais pouvaient ils imaginer l'ampleur du génocide ?
Je ne sais pas....

Il semble que les américains, à la libération des camps ont été particulièrement choqués et le mot est faible de ce qu'ils ont vu.

Et pas qu'eux évidemment.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par Once »

scorpion3917 a écrit : 27 juin 2026 14:45
Once a écrit : 27 juin 2026 13:28 Une chose est certaine : si c'étaient des Israéliens dans cette situation, il y aurait longtemps que le monde occidental y aurait mis fin, à cette situation. Trump en tête.

Mais voilà : ce sont des Arabes palestiniens réduits à l'état d'animaux donc ça ne gêne pas trop le monde occidental qui préfère regarder ailleurs. Un monde qui a tant de choses à se reprocher aussi en terme de persécutions et de pogroms de Juifs. C'est aussi une des raisons pour lesquelles il se tait, un peu honteusement certes, mais c'est ainsi et l'Histoire est tragique.

Si le monde occidental était cohérent dans ses indignations, il y aurait longtemps qu'il aurait dû couper les ponts avec Israël : tous les ponts. En tout cas, avec ce régime actuel clairement génocidaire.

Et - selon le mantra habituel- qu'on ne vienne surtout pas nous dire que ce que fait Israël en ce moment , c'est pour sa "survie". Surtout pas , ça, on ne peut l'entendre !
Ils savaient et ont laissé faire....
Oui je sais, de nombreux témoignages, des preuves....et pourtant ils ne sont pas intervenus d'une manière ou d'une autre.

Mais pouvaient ils imaginer l'ampleur du génocide ?
Je ne sais pas....

Il semble que les américains, à la libération des camps ont été particulièrement choqués et le mot est faible de ce qu'ils ont vu.


Et pas qu'eux évidemment.
C'est un sujet très douloureux sur lequel les témoignages divergent. Moi, dans tout cela ce qui me sidère c'est l'indifférence au malheur des autres quand on est soi même leur bourreau.

Il y a un film récent qui est sorti sur le sujet : "La zone d'intérêt"

"Filmés à maintes reprises, l’ignominie de la Seconde Guerre mondiale et ses camps de concentration l’ont rarement été sous l’angle choisi par Jonathan Glazer. « La Zone d’intérêt », adapté du roman éponyme de Martin Amis, dépeint le quotidien du commandant Rudolf Höss et de sa famille qui entendent bien se construire une vie douillette dans leur jolie maison avec vue sur… les fours crématoires d’Auschwitz."



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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par vivarais »

<lorsque l'on se sert de ces lieux comme bouclier pour tenter de dissuader des ripostes ; il ne faut pas s'étonner que cela arrive
Israël ne tient pas compte de cette politique même si les boucliers sont des israéliens
Ils frapperont à où se terrent les terroristes ans tenir compte du lieu
C'est ce qui leur a permis de survivre depuis 1948 face à ceux qui veulent le détruire
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par scorpion3917 »

Once a écrit : 27 juin 2026 15:39
scorpion3917 a écrit : 27 juin 2026 14:45

Ils savaient et ont laissé faire....
Oui je sais, de nombreux témoignages, des preuves....et pourtant ils ne sont pas intervenus d'une manière ou d'une autre.

Mais pouvaient ils imaginer l'ampleur du génocide ?
Je ne sais pas....

Il semble que les américains, à la libération des camps ont été particulièrement choqués et le mot est faible de ce qu'ils ont vu.


Et pas qu'eux évidemment.
C'est un sujet très douloureux sur lequel les témoignages divergent. Moi, dans tout cela ce qui me sidère c'est l'indifférence au malheur des autres quand on est soi même leur bourreau.

Il y a un film récent qui est sorti sur le sujet : "La zone d'intérêt"

"Filmés à maintes reprises, l’ignominie de la Seconde Guerre mondiale et ses camps de concentration l’ont rarement été sous l’angle choisi par Jonathan Glazer. « La Zone d’intérêt », adapté du roman éponyme de Martin Amis, dépeint le quotidien du commandant Rudolf Höss et de sa famille qui entendent bien se construire une vie douillette dans leur jolie maison avec vue sur… les fours crématoires d’Auschwitz."



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Je l'ai vu mais pas jusqu'au bout, difficile de tenir.

Pour moi le plus grand film sur le sujet c'est la liste de Schindler.
Je l'ai vu au moins 10 fois.

Y a pas de mots en fait...
Et bien sûr le journal d'Anne Franck.....

Ça vous laisse pas indemne ce genre de films....
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par Once »

scorpion3917 a écrit : 27 juin 2026 19:37
Once a écrit : 27 juin 2026 15:39

C'est un sujet très douloureux sur lequel les témoignages divergent. Moi, dans tout cela ce qui me sidère c'est l'indifférence au malheur des autres quand on est soi même leur bourreau.

Il y a un film récent qui est sorti sur le sujet : "La zone d'intérêt"

"Filmés à maintes reprises, l’ignominie de la Seconde Guerre mondiale et ses camps de concentration l’ont rarement été sous l’angle choisi par Jonathan Glazer. « La Zone d’intérêt », adapté du roman éponyme de Martin Amis, dépeint le quotidien du commandant Rudolf Höss et de sa famille qui entendent bien se construire une vie douillette dans leur jolie maison avec vue sur… les fours crématoires d’Auschwitz."



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Je l'ai vu mais pas jusqu'au bout, difficile de tenir.
Et bien, figurez-vous, moi, pareil ! C' était sur Arte je crois, j'ai tenu un peu moins d'une heure et j'ai stoppé, c'était trop révoltant. Mais le pire, c'est que c'est une histoire véridique !

D'après ce que j'ai cru comprendre de la part de certains spécialistes psychologues ou autres, il y a une explication à cela : le déshumanisation de l'autre. Les nazis considéraient leurs déportés juifs et tziganes comme des sous-hommes, comme des déchets de l'humanité. Et donc, ils les traitaient comme tels, dans leur esprit.

On a exactement le même phénomène à Gaza : les Israéliens considèrent les Palestiniens comme des moins que rien et ils les traitent comme tels, dans leur esprit. Sans se rendre compte du fait que c'est eux qui ont les réduits à cette situation inhumaine.

On retrouve cette déshumanisation de l'autre dans de nombreuses autres situations qui se sont produites dans l'Histoire et qui ont permis tous les crimes possibles et imaginables. Et ça continue aujourd'hui.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par scorpion3917 »

Once a écrit : 28 juin 2026 09:23
scorpion3917 a écrit : 27 juin 2026 19:37

Je l'ai vu mais pas jusqu'au bout, difficile de tenir.
Et bien, figurez-vous, moi, pareil ! C' était sur Arte je crois, j'ai tenu un peu moins d'une heure et j'ai stoppé, c'était trop révoltant. Mais le pire, c'est que c'est une histoire véridique !

D'après ce que j'ai cru comprendre de la part de certains spécialistes psychologues ou autres, il y a une explication à cela : le déshumanisation de l'autre. Les nazis considéraient leurs déportés juifs et tziganes comme des sous-hommes, comme des déchets de l'humanité. Et donc, ils les traitaient comme tels, dans leur esprit.

On a exactement le même phénomène à Gaza : les Israéliens considèrent les Palestiniens comme des moins que rien et ils les traitent comme tels, dans leur esprit. Sans se rendre compte du fait que c'est eux qui ont les réduits à cette situation inhumaine.

On retrouve cette déshumanisation de l'autre dans de nombreuses autres situations qui se sont produites dans l'Histoire et qui ont permis tous les crimes possibles et imaginables. Et ça continue aujourd'hui.
Avez vous vu le film "le garçon au pyjama rayé " ?
C'est de la fiction mais la fin est transcendante.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par Once »

scorpion3917 a écrit : 28 juin 2026 09:32
Once a écrit : 28 juin 2026 09:23

Et bien, figurez-vous, moi, pareil ! C' était sur Arte je crois, j'ai tenu un peu moins d'une heure et j'ai stoppé, c'était trop révoltant. Mais le pire, c'est que c'est une histoire véridique !

D'après ce que j'ai cru comprendre de la part de certains spécialistes psychologues ou autres, il y a une explication à cela : le déshumanisation de l'autre. Les nazis considéraient leurs déportés juifs et tziganes comme des sous-hommes, comme des déchets de l'humanité. Et donc, ils les traitaient comme tels, dans leur esprit.

On a exactement le même phénomène à Gaza : les Israéliens considèrent les Palestiniens comme des moins que rien et ils les traitent comme tels, dans leur esprit. Sans se rendre compte du fait que c'est eux qui ont les réduits à cette situation inhumaine.

On retrouve cette déshumanisation de l'autre dans de nombreuses autres situations qui se sont produites dans l'Histoire et qui ont permis tous les crimes possibles et imaginables. Et ça continue aujourd'hui.
Avez vous vu le film "le garçon au pyjama rayé " ?
C'est de la fiction mais la fin est transcendante.
Non, je n'ai pas vu ce film mais je vais noter. Par contre j'ai visité Auschwitz et ça, ça ne s'oublie pas.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par scorpion3917 »

Once a écrit : 28 juin 2026 09:34
scorpion3917 a écrit : 28 juin 2026 09:32

Avez vous vu le film "le garçon au pyjama rayé " ?
C'est de la fiction mais la fin est transcendante.
Non, je n'ai pas vu ce film mais je vais noter. Par contre j'ai visité Auschwitz et ça, ça ne s'oublie pas.
J'ai "visiter" le struthoff dans les Vosges, seul camp d'extermination français.
C'est absolument glaçant.
"Même les oiseaux ne chantent plus"......

On y devine les souffrances indicibles au paroxysme de la cruauté humaine.
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Re: De Gaza au Liban : quand le soin devient une cible et la médecine un crime

Message par Corvo »

Israël accélère le massacre du Liban
20 juin 2026

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«Pour chaque larme d’une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer. Le Liban tout entier doit brûler !»

https://contre-attaque.net/2026/06/20/i ... -du-liban/
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