En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/art ... Oy6qRRZ.99C’était du genre : je vois quelque chose de louche à la fenêtre, ou bien cette maison est trop proche de nous, j’ai envie de tirer. « OK ! », disait le commandant. C’était la chaîne de décision, dans notre unité.
Officiellement, on nous disait qu’il fallait éviter les victimes civiles, mais en même temps, faire le plus de dégâts possibles. J’étais le seul que ça dérangeait dans mon bataillon. Les autres disaient : « On doit le faire, c’est eux ou nous, ils finiront par nous tuer sinon, c’est OK… » C’était vraiment triste. J’essaie de comprendre pourquoi c’était comme ça. Je suis peut-être plus mature qu’eux, ou bien mon éducation veut ça. Beaucoup essaient de ne pas penser, de survivre au jour le jour, d’éteindre leur conscience.
Lorsque j’ai quitté Gaza, j’étais amer et triste de ce qui s’était passé. Mais j’étais soulagé de retourner à la vie civile. La plupart des gens de ma compagnie sont de droite. Ils considèrent Breaking the Silence comme une organisation antisioniste. « Crimes de guerre » ? C’est un grand mot. Mais j’ai le sentiment d’avoir fait des trucs amoraux, sur le plan international. J’ai visé des cibles civiles, parfois juste pour le plaisir.
Conclusion: ce gars n'a pas pu chosifier assez les cibles pour tirer sur n'importe quoi , n'importe qui
S'il était resté plus longtemps , il aurait sans doute chosifier c'était en cours d'aprés ce qu'il dit , la résistance ne dure qu'un temps et s'use quand l'entourage voudrait l'éteindre
il y aurait alors perdu une partie de lui même sans pouvoir la retrouver
La guerre change les gens , tous les gens , les victimes comme les tireurs quelqu'ils soient
Le maître mot c'est : on n'aura pas d'ennuis , cette certitude fait faire les pires horreurs
C'est ça la guerre et pas les images lisses et soft de la téloche , bien filtrées et bien agrémentés de commentaires de propagande

