"Travailleur pauvre", on peut considérer cette expression comme un oxymore social.
Etre pauvre en ne faisant rien, ça peut se comprendre, mais pauvre en travaillant ? Surtout qu'il y a de plus en plus de riches qui ne font rien ou pas grand chose ?
Le vrai scandale social de notre société est là : deux millions d'hommes ou de femmes qui triment pour claquer du bec ?
On peut se poser la question : pourquoi ces "travailleurs pauvres" persistent à trimer pour rien ou presque ?
Question d'amour propre, espoir d'en sortir, obstination, bouches à nourrir ?
Par contre, avec ce constat affligeant, sur le peu de considération de notre patronat pour le travail, on comprend mieux pourquoi certains préfèrent glander, ou dealer à la petite semaine, ou abuser du chomage ou des allocations diverses pour assistés, ou rapiner les sacs des petites vieilles, ou le fin du fin, bosser au noir.

