Bien, je vois que ça raisonne en comptable qui comprend pas l'économie au-delà de l'année fiscale et des colonnes d'un tableur Excel, donc j'vais me montrer plus explicite.UBUROI a écrit : Tu te moques du monde!
Ce n'est pas à un radiateur que tu t'es accroché à l'école de la République, c'est au radiateur, à la canalisation et à la chaudière!
Je ne vois pas pourquoi certains internautes d'ici s'essaient à la pédagogie, si c'est pour ce résultat.
Car rien n'y fait, la plupart des "gens" d'ici gardent mordicus leurs opinions et leurs errances qu'un gamin de LP, certes placé loin du radiateur, n'oserait proférer le jour de son oral.
Plus de travail! avant de sortir des sornettes qui me font chier, d'autant plus chier qu'elles sont le fruit d'un entêtement de sales gamins hermétiquement bouchés; jamais, je n'oserai écrire ce que je lis des fois.
Soyez curieux et travaillez vos sujets plutôt que de bondir sur vos claviers comme des Lucky Lucke de l'à peu près.
La baisse des cotisations sociales conduit jamais à une hausse durable du salaire net. Pourquoi ?
Dans un premier temps, cette baisse des cotisations au profit de la CSG va permet une petite hausse du salaire mensuel net. Ça, c'est l'effet immédiat de la réforme.
Mais les salariés changent de jobs, surtout dans une économie post-industrielle ou faire sa carrière entière dans la même boîte et sur un même poste est un lointain souvenir passé. Associé à un droit du travail assoupli permettant une renégociation du contrat entre employeur et employé, il va se produire un phénomène : le salarié verra son contrat de travail changé en restant à son poste ou changera tout simplement de job ou de boîte verra la petite hausse de son salaire disparaître in fine.
"Mais pourquoi ?" se demande-t-il en se grattant le sommet du crâne ?
Parce que le salaire (et plus précisément le prix du travail) est fixé en fonction du rapport offre/demande du travail (le chômage, symbolisant une offre trop élevée qui induit une pression à la baisse sur les salaires) et en fonction du prix que l'entreprise est prête à payer pour un job. Comme l'entreprise est une structure cherchant la rentabilité maximale, elle essayera de maintenir le salaire à un niveau pas trop élevé.
Résultat, le petit gain de salaire obtenu sur l'année en cours par la réforme de ce brave gouvernement disparaîtra à terme et sera transféré vers le capital après maximisation de la rentabilité de l'entreprise, comme c'est le cas désormais depuis près de 30-40 ans, avec le développement d'un chômage structurel qui maintient une pression sur les salaires.
C'est peut-être plus clair comme ça non ?
En gros, cette mesure ne sert qu'à réduire à moyen terme le prix du travail, pas à augmenter le pouvoir d'achat. Si on veut augmenter le pouvoir d'achat efficacement, il faudrait déjà que le marché du travail soit moins accablé de sous-emploi et de chômage qu'il ne l'est actuellement pour obtenir un équilibre favorable aux salariés.
De plus, comme cette baisse de cotisation est une baisse du salaire différé servant à payer les retraites, indemnités chômages, indemnités pour congé maladie, les soins, etc. Réduire les cotisations pose l'épineuse question de l'équilibre des comptes sociaux et donc du pouvoir d'achat des personnes ayant besoin de ce système : retraités, malades, chômeurs, familles, etc. Bref, la plupart des gens quoi... Et donc l'option de réduire les aides disponibles pour maintenir cet équilibre peut être envisagé.
Donc au final, ce n'est pas vraiment un gain probant de pouvoir d'achat il semblerait. Si cette baisse conduit à un prix du salaire plus faible + une baisse des prestations sociales (pour garder un équilibre budgétaire de la Sécu), ça veut dire qu'on s'est fait avoir pour quelques euros tout de suite au lieu de garantir nos comptes sociaux sur le long terme...
