Victor a écrit :
Nos avis sur cette politique social-libérale sont à l'opposé !
Tu penses que cette politique est mauvaise, voire très mauvaise, alors que je pense qu'elle va dans la bonne direction !
Comment nous départager ?
Je peux très bien me planter, penser que c'est une bonne politique alors qu'elle est en fait très mauvaise et exactement la même chose pour toi, n'est-ce pas ?
Si tu me dis le contraire, que non, que tu es certaine à 100% que cette politique est très mauvaise alors c'est que l'on n'est plus dans une discussion raisonnable mais dans une discussion quasi religieuse où deux protagonistes s'agitent en criant chacun que son Dieu est le seul vrai Dieu.
Le doute est le début de la raison. Je te rappelle que notre plus célèbre philosophe Descartes a basé sa philosophie d'abord sur le doute.
Je donne mon avis, mon opinion que j'essaye d'argumenter le mieux possible, mais jamais je n'irai à affirmer que j'en suis certain à 100%.
Si tu n'es pas dans la même logique, dans le même état d'esprit, si il n'y a aucune place pour le doute, alors c'est le début de la pensée totalitaire, c'est l'idéologie qui te dit quoi penser et l'on sait tous comment les idéologies ont conduit au siècle dernier les peuples dans les guerres les plus meurtrières et les pires crimes contre l'humanité.
Défendons nos points de vue, nos opinions. Argumentons mais ne pensons jamais détenir la vérité absolue.
Voilà, Lotus, c'était ma philosophie du jour !
c'est bien Victor, voilà un discours un peu plus pondéré, comme quoi tout est possible
Le doute fait partie intégrante de mon métier, et mon rôle est de l'amoindrir autant que possible ;
c'est le cas par exemple de la construction d'un budget ou d'un business plan où l'on expérimente plusieurs scénarios basés sur des hypothèses différentes pour retenir in fine celui qui parait le plus réaliste ou celui qui correspond le mieux à la ligne directrice que l'entreprise se fixe.
Dans le cas présent, je n'ai pas de doutes sur la ligne directrice suivie par Macron dans ses réformes : c'est beaucoup trop clair pour se tromper, comme le nez sur la figure :
TOUTES les mesures prévues visent à réduire drastiquement les droits des salariés sans aucune contrepartie, à donner les pleins pouvoirs aux entreprises, à licencier plus facilement, à décourager les salariés de revendiquer leurs droits et squeezer si besoin leurs seuls défenseurs dans l'entreprise ...
ce sont des faits, pas une opinion ! comment pourrait t'on interpréter ces faits autrement ???
Si on ajoute à cela le fait que cela fait des dizaines d'années que des mesures censées "libérer" le travail et augmenter la compétitivité des entreprises ont été mises en oeuvre sans résultat positif, il n'y a plus beaucoup de place au doute.
Si j'en ai néanmoins, c'est sur les résultats de ces mesures, non pas que je pense qu'elles sont susceptibles de créer le moindre emploi (sauf effet d'aubaine), mais partant du principe que la plupart des entreprises, surtout TPE/PME, n'ont jamais placé le droit du travail comme le plus grand frein à l'embauche ;
plusieurs sondages le confirment et notamment une étude de l'Insee dont on n'a pas beaucoup parlé, et pour cause ... seulement 18% des entreprises sondées considèrent que la réglementation du travail est un frein à l'embauche, contre 78% qui mettent en premier plan l'incertitude sur la situation économique (28%), la difficulté à recruter de la main d'oeuvre compétente (27%), le coût de l'emploi jugé trop élevé (23%).
Je n'aime pas le personnage Macron mais je ne pense pas pour autant qu'il est con, alors je te pose la question :
si la réglementation du travail n'est pas le premier frein à l'embauche pour 82% des entreprises sondées, comment expliquer qu'il ait placé cette réforme en priorité ??
Mon hypothèse est que cette réforme est surtout destinée aux grandes entreprises qui n'attendent que cela pour enclencher des "licenciements boursiers" de façon à s'enrichir et enrichir leurs actionnaires ... mais je peux me tromper, l'avenir nous le dira ...