vous pensez vraiment qu'on taxe le carburant pour limiter sa consommation, et que ça la limite dans les faits ? celui qui a besoin d'un véhicule quotidiennement n'a pas d'autre choix qu'accepter les prix pratiqués, quel qu'en soit le prix et se trouve contraint de rogner sur ses autres dépenses ...yen'amare a écrit :Pour limiter la consommation de carburant on le taxe actuellement à 200%, il faut faire pareil avec les produits de luxe et les produits nuisibles à l'environnement.lotus95 a écrit :
pas si vous taxez au juste niveau les productions robotisées et importées
en vous limitant à taxer la consommation, vous faites perdurer les inégalités et les profits disproportionnés, tout en augmentant les ressources nécessaires à chacun pour une vie juste décente ; vous diminuez la consommation mais vous augmentez le niveau de vie, et donc la redistribution des revenus aux inactifs ... les taxes doivent être très élevées pour assurer l'équilibre
dans le fond, c'est un juste réglage entre revenu universel, taxes et prix, mais je pense qu'il est plus logique d'attaquer le problème dans l'autre sens, ne serait ce que pour réduire les inégalités.
En baissant la consommation on réduit les profits disproportionnés puisqu'on limite les ventes.
Il faut augmenter la redistribution aux inactifs parce qu'ils seront plus nombreux.
A l'ère de la robotisation c'est une hérésie de rechercher le plein emploi, ce qui compte c'est d'apporter un revenu à chacun, ces revenus doivent provenir de la robotisation. Ceux qui seront inaptes aux emplois restant seront les premiers bénéficiaires de ce revenu, il faut accepter de prendre en charge ceux que la modernisation a mis sur le carreau, ce n'est pas de leur faute.
tout cela est une vaste hypocrisie, la preuve en est qu'on va dans le sens opposé pour ce qui est du trafic aérien et maritime, les plus grands pollueurs de la planète ...
en prenant le problème à l'envers comme vous le faites, vous renforcez l'idée d'une société à 2 vitesses : les actifs à haut niveau de compétences et de revenus, et les inactifs laissés sur le carreau dépendants de la solidarité nationale ;
avec des différences de niveau de vie qui ne garantissent pas du tout que la consommation ira dans le bon sens, mais qui présente de plus les risques de creuser la pauvreté dans les conjonctures défavorables.
je conçois sans problème qu'il n'y ait pas de plein emploi, mais je ne vois pas l'évolution actuelle comme une fatalité dans tous les cas de figure, parce que tous les "progrès" ne sont pas inéluctables
mais au delà , est ce que vous imaginez le budget nécessaire pour assurer un revenu universel suffisant pour couvrir les dépenses juste vitales d'une masse d'inactifs qui ne peut aller qu'en augmentant ?
sans parler du financement des retraites déjà de moins en moins assuré ...
croire que les actifs et les entreprises accepteront de financer l'inactivité qu'ils ont créée est une utopie ... quel intérêt dans ce cas de robotiser ou délocaliser si les économies engendrées sont reversées aux inactifs ?
bon cela dit, on est encore très loin de ce genre d'approche aujourd'hui puisqu'on en est encore à ne pas vouloir voir les chiffres du chômage en face, et à taper sur les chômeurs pour faire oublier la raréfaction de l'emploi.
