Bertrand a écrit : 29 décembre 2019 04:07
@Fonck et lotus
Votre débat est idéologique et montre que le clivage droite/gauche n'a certainement pas disparu.
Macron fait une politique de droite. On aime ou on aime pas...
Libéraliser le travail rendrait peut-être un peu service aux entreprises mais risque aussi de pénaliser pas mal de français qui sont déjà obligés pour certains d'enchaîner des CDD pas franchement attractifs.
Là est toute la problématique : qu'est-ce qui est le plus important les chiffres économiques ou le bien être des citoyens?
L'un ne va pas sans l'autre et inversement.
Mais attention quand on précarise trop le travail pour les salariés on leur rend la vie plus dure. Et quand la vie est plus dure on ne fait pas d'enfant.
Il y a toujours la possibilité de jouer sur le levier de l'immigration comme les anglais et les allemands le font mais en France on est à 33,9% pour le RN au deuxième tour de la présidentielle, faudrait pas que ça grimpe encore de trop...
Moi je suis plutôt de gauche du genre à la Stiglitz. Et je pense que contrairement à ce que dit Victor par exemple la gauche peut gouverner dans la durée sans amener le pays à la faillite.
En France les études supérieures sont presque gratuites comparé à l'Angleterre ou aux USA j'ai pas remarqué pour autant que notre système était en perdition par rapport à eux par exemple...
Pareil pour les dépenses de santé, la sécu ne ruine pas la France et ne l'empêche pas d'être compétitive.
Alors finalement
je me méfie des discours alarmistes des afficionados du libéralisme...
Les anglais ne sont pas plus riches que les français.
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Bonjour Bertrand,
Ce n'est pas le libéralisme qui est en cause, mais le néo-libéralisme.
La différence est de taille.
Le capitalisme, qui prône la liberté d'entreprendre, a toujours marché sur trois jambes : bénéfices raisonnables, investissements conséquents pour pérenniser le futur de l'entreprise, sécurité de l'emploi pour les travailleurs.
Les conflits entre salariés et direction ont toujours eu lieu sur les salaires et les conditions de travail, en terminant presque toujours sur des compromis.
Les multinationales ont ouvert la voie à la mondialisation économique et le néo-libéralisme ou capitalisme financier a supplanté le capitalisme productif dans les pays occidentaux.
Les conséquences sur les "trois jambes" sont plus que visibles : les bénéfices ont explosé en faveur d'actionnaires qui considèrent les entreprises comme des vaches à lait ; les investissements sont à la baisse (souvent la raison pour mettre les clés sous la porte et les salariés sur le trottoir - voir la dernière Whirlpool d'Amiens); les salariés enfin ont été précarisés, salaires qui stagnent, de plus en plus de CDD, licenciements économiques individuels et collectifs (délocalisations et faillites), pour ne pas parler de l'absence des grèves ( la conscience de la précarité qui engendre la peur).