Stounk a écrit : 13 janvier 2020 16:36
Yann Begervil a écrit : 13 janvier 2020 16:28
Fais gaffe, d'ici qu'il te déclare qu'il est ton père ......
Ce que je voulais illustrer par cette plaisanterie, c'est comment définir un délit de blasphème comme le voudrait Victor dans notre société actuelle? C'est pour moi impossible, d'abord parce que les religions se contredisent entre elles. Il me semble que c'est Kelenner qui disait que pour les juifs, "professer la nature divine de Jésus est un blasphème". J'ignore si c'est vrai, mais on voit que la notion de blasphème est intenable dans un pays dans lequel règne le pluralisme.
D'autre part, qui décrètera que telle religion est retenue et pas une autre? A partir de combien de croyants? Faut-il les recenser? Personnellement, je crois en la Force, je suis un chevalier de l'Ordre Jedi, nous sommes nombreux et pour nous l'agressivité, la colère et la peur sont à proscrire. Qui va nous auditionner pour savoir ce qu'on aura le droit de dire ou pas pour ne pas nous offenser?
Parce que tu imagines que c'est facile de faire une loi ?
Quand il a fallu légiférer sur le négationnisme, tu penses que cela a été facile ?
Légiférer sur ce genre de sujets est toujours difficile et est toujours quelque part une honte.
En effet n'est-il pas honteux de devoir légiférer pour interdire le négationnisme ou le racisme ?
Si les français étaient des gens biens, on aurait pas besoin de légiférer sur ces sujets.
Et bien c'est la même chose vis à vis des religions. Si les français étaient des gens bien élevés, respectueux de chacun, on n'aurait pas besoin de légiférer. Mais malheureusement, c'est comme dans les stades de foot avec les hooligans. A un moment donné, cela n'est plus acceptable, il faut prendre des mesures, il faut légiférer.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville