Le feu ravage une usine classée Seveso à Rouen.

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oups
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Re: Le feu ravage une unsine classée Seveso à Rouen.

Message par oups »

petitloup44 a écrit : 02 octobre 2019 15:43 Il n y a pas de quoi. :D Mais la il s agit d un feu d une usine classée Seveso et non d un éclairage,( car je ne suis pas le sujet) . et cela ne seras pas s en conséquence sur la santé dans le futur pour les habitants de Rouen et ses environs voir meme plus loin .Nous finirons je pense victime de notre évolution ; Mais avouons que nous faisons tout pour. Mais il est possible que je me trompe , car c est l avis d un citoyen qui n a aucune attache partisane .La je pense que je vous éclaire :D . :hello:
Bah non :hello:
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Crapulax
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Re: Le feu ravage une usine classée Seveso à Rouen.

Message par Crapulax »

.....................................Le préfet autorise la réouverture partielle de l’usine chimique Lubrizol à Rouen..................................


Les services de l’Etat, les collectivités locales et les structures professionnelles s’étaient prononcés mardi pour une reprise de la production de l’usine sinistrée.

Moins de trois mois après la catastrophe industrielle qui a ravagé l’usine chimique Lubrizol et sa voisine l’entreprise Normandie Logistique, à Rouen, le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, a autorisé, vendredi 13 décembre, la relance partielle de l’activité de la société.

L’usine va pouvoir rouvrir partiellement « dans les prochaines heures », a indiqué vendredi le préfet lors d’une conférence de presse. Un démarrage est possible « demain [samedi] matin puisque nous avons des équipes 24/24 », dès lors que la société aura reçu l’arrêté préfectoral, a indiqué de son côté à l’AFP Isabelle Striga, directrice générale de Lubrizol France.

Le démarrage sera toutefois progressif. « On attend l’arrêté. Dès lors que l’arrêté signé par le préfet nous est transmis, on va pouvoir acheminer les matières premières dont on a besoin », ce qui peut prendre plusieurs jours, a précisé Mme Striga.

Classée Seveso seuil haut et spécialisée dans la fabrication d’additifs pour lubrifiants, l’entreprise, qui emploie 370 personnes à Rouen, dont 120 dans son administration, avait sollicité, fin novembre, la réouverture de deux unités de mélange.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Rouen : feu vert à la relance partielle de l’usine chimique Lubrizol

Examen du projet de réouverture partielle:

Le 10 décembre, le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) s’était prononcé en faveur d’une réouverture partielle. L’avis du Coderst, composé de 24 membres dont six représentants de l’Etat, rejoint celui donné par la direction régionale de l’environnement, qui avait jugé le dossier de l’entreprise « techniquement sérieux et crédible ».

La préfecture avait précisé dans un communiqué que la réouverture concernait « deux ateliers chargés de mélange de produits » et s’accompagnait d’« une réduction drastique des stockages des produits finis conditionnés ainsi que d’une diminution du stockage de matières premières ». Le préfet Pierre-André Durand avait précisé « qu’aucune réouverture totale ne pourra en tout état de cause intervenir à l’identique ».

Selon une source proche du dossier, « aucune réaction chimique n’a lieu lors des mélanges » auxquels Lubrizol souhaite procéder. Mais d’après cette source, le projet inclut notamment un « stockage d’antioxydants en poudre [matières classées “dangereux pour l’environnement”] et sous format liquide [matières classées “nocif”] ».

Nombreuses oppositions à la réouverture:

Nombre d’élus locaux continuent de s’opposer à la reprise de ce site touché le 26 septembre par un incendie au cours duquel plus de 9 500 tonnes de produits chimiques étaient parties en fumée et avait entraîné un panache de fumée noire de 22 km de long.

Le député PS de Seine-Maritime Christophe Bouillon, qui préside la mission de l’Assemblée nationale sur cet accident, a demandé au préfet de ne pas « confondre vitesse et précipitation ». Dans un communiqué, il souhaite avant toute décision « avoir sur la table au minimum les résultats de l’enquête judiciaire ». Charlotte Goujon, maire PS du Petit-Quevilly, commune qui jouxte Lubrizol, a estimé elle aussi « prématuré en l’état d’envisager toute reprise même partielle », dans un communiqué. De son côté, le député européen EELV et élu de Rouen David Cormand a tweeté : « Non à la réouverture de l’usine Lubrizol ».
Source:Le Monde.
https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html
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Crapulax
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Re: Le feu ravage une usine classée Seveso à Rouen.

Message par Crapulax »

........................Incendie de Rouen: Lubrizol mise en examen pour « atteinte grave » à la santé et à l’environnement.......................

A ce stade, les investigations n’ont toujours pas permis de déterminer les causes de l’incendie du 26 septembre ni de localiser son origine.

Cinq mois après l’incendie de son usine chimique de Rouen, la société Lubrizol a été mise en examen pour « déversement de substances nuisibles » et pour des manquements dans l’exploitation de son site ayant porté une « atteinte grave » à l’environnement et à la santé, a annoncé le parquet de Paris, jeudi 27 février.

Une information judiciaire avait été ouverte le 28 octobre 2019, notamment pour « mise en danger d’autrui », par le pôle santé publique et environnement du parquet de Paris afin de déterminer les circonstances de l’incendie qui, le 26 septembre 2019, a ravagé en partie le site classé Seveso seuil haut du fabricant de lubrifiant ainsi que les entrepôts de la société voisine, Normandie Logistique.

Un réquisitoire supplétif avait été pris le 19 décembre, à la suite de la transmission au parquet des procès-verbaux dressés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Normandie faisant état de plusieurs infractions et manquements en matière de sécurité.

« Coulées de lave »:

A la suite de sa mise en examen, la filiale française du groupe américain (contrôlé par le milliardaire Warren Buffett) a été placée sous contrôle judiciaire, avec l’obligation de s’acquitter d’un cautionnement d’un montant de 375 000 euros et celle de constituer une sûreté à hauteur de 4 millions d’euros.

Cette mesure de sûreté a pour objectif de « garantir les droits des victimes » en permettant la réparation des dommages humains et environnementaux susceptibles d’avoir été causés par les infractions commises. « Elle répond à l’ampleur du sinistre survenu le 26 septembre 2019 sur ce site », précise le parquet. Plus de 9 500 tonnes de produits dangereux, dont certains potentiellement cancérogènes, sont parties en fumée en quelques heures.

Lors de son audition devant la mission d’information parlementaire, le colonel Jean-Yves Lagalle, directeur du service départemental d’incendie et de secours de Seine-Maritime, avait dû convoquer les métaphores pour dépeindre des conditions d’intervention exceptionnelles : des « coulées de lave » dans « un immense chaudron », qui avaient obligé ses hommes à « trois replis successifs ».

Comme Le Monde l’avait révélé, Lubrizol avait parfaitement connaissance des risques qui pesaient sur ses installations et des mesures à prendre pour éviter l’incendie qui a ravagé deux de ses entrepôts.

Le scénario de l’accident avait été décrit avec précision par son assureur, FM Global. Depuis au moins 2014, ce dernier avait alerté son client sur les failles de son dispositif anti-incendie et lui avait conseillé une série de mesures correctives. La dernière visite des experts de l’assureur s’était déroulée le 13 septembre 2019, soit treize jours avant l’accident.

Plusieurs tonnes de produits:

De son côté, Normandie Logistique a été placée sous le statut de témoin assisté des chefs de « non-transmission au préfet des indications relatives à une installation classée fonctionnant au bénéfice des droits acquis et d’exploitation non conforme d’une installation classée ayant porté une atteinte grave à la santé, la sécurité ou dégradé substantiellement la faune, la flore, la qualité de l’air, du sol ou de l’eau ».

Non classée Seveso, la société normande abritait dans ses entrepôts plusieurs tonnes de produits appartenant à Lubrizol, dont elle avait été incapable de fournir la quantité exacte aux autorités. Ils ont aussi brûlé le 26 septembre.

A ce stade de l’information judiciaire, les investigations n’ont toujours pas permis de déterminer les causes de l’incendie ni de localiser son origine. Depuis le sinistre, les deux sociétés se renvoient la responsabilité du départ du feu.

« La différence de statut entre Lubrizol et Normandie Logistique interpelle », a réagi Lubrizol France dans un communiqué. Le groupe estime néanmoins que celui de « mis en examen » lui permettra de « démontrer que la société a pleinement respecté ses obligations d’exploitant d’une installation classée et que ses installations et dispositifs de lutte contre l’incendie répondent aux exigences fixées par la réglementation en vigueur ». Normandie Logistique n’a pas fait de commentaire.
Source:Le Monde.
https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html
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