Kelenner a écrit : 29 mars 2020 11:28
Ma femme est infirmière, donc je me sens concerné par le sujet depuis longtemps, et même au-delà de mon cas personnel. Applaudir à la fenêtre, dans un contexte de cas critique, je n'y vois pas de mal, mais bien sûr c'est loin d'être suffisant.
Il y a un mot qu'on entend beaucoup et qui m'exaspère au plus haut point, c'est le "dévouement". C'est le mot utilisé depuis des décennies pour masquer toutes les carences, toutes les coupes budgétaires, les fermetures de lit, qu'on espère compenser en comptant sur la bonne volonté des soignants. Or ces gens sont des PROFESSIONNELS, qui exercent un métier difficile et qui ont le droit d'EXIGER de le faire dans les meilleures conditions. Ca fait bien longtemps qu'ils ont tiré la sonnette d'alarme, je pourrais raconter mille anecdotes à ce sujet, et il est lamentable d'attendre de se retrouver dans cette situation pour enfin ouvrir les yeux.
Qu'on arrête de demander aux soignants d'être dévoués (on ne demande jamais cela à un banquier, un boulanger ou un vendeur de chemises), c'est méprisant, insultant, c'est leur refuser ce qu'ils réclament à juste titre. Maintenant faut arrêter les conneries et mettre sur la table le pognon nécessaire pour maintenir un système de soins digne de ce nom, sans compter.
D'accord.
ET je rappelle aux interlocuteurs de Kelenner, que le sujet ne les a guère passionnés AVANT la pandémie, en novembre par exemple.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"
Kelenner a écrit : 29 mars 2020 11:28
Ma femme est infirmière, donc je me sens concerné par le sujet depuis longtemps, et même au-delà de mon cas personnel. Applaudir à la fenêtre, dans un contexte de cas critique, je n'y vois pas de mal, mais bien sûr c'est loin d'être suffisant.
Il y a un mot qu'on entend beaucoup et qui m'exaspère au plus haut point, c'est le "dévouement". C'est le mot utilisé depuis des décennies pour masquer toutes les carences, toutes les coupes budgétaires, les fermetures de lit, qu'on espère compenser en comptant sur la bonne volonté des soignants. Or ces gens sont des PROFESSIONNELS, qui exercent un métier difficile et qui ont le droit d'EXIGER de le faire dans les meilleures conditions. Ca fait bien longtemps qu'ils ont tiré la sonnette d'alarme, je pourrais raconter mille anecdotes à ce sujet, et il est lamentable d'attendre de se retrouver dans cette situation pour enfin ouvrir les yeux.
Qu'on arrête de demander aux soignants d'être dévoués (on ne demande jamais cela à un banquier, un boulanger ou un vendeur de chemises), c'est méprisant, insultant, c'est leur refuser ce qu'ils réclament à juste titre. Maintenant faut arrêter les conneries et mettre sur la table le pognon nécessaire pour maintenir un système de soins digne de ce nom, sans compter.
Mon épouse est aussi infirmière. Et le dévouement fait partie de ce genre de métiers.
Si on n'aime pas les gens, si on ne veut pas soigner les gens, on choisit un autre métier.
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
Victor a écrit : 29 mars 2020 20:12
Mon épouse est aussi infirmière. Et le dévouement fait partie de ce genre de métiers.
Si on n'aime pas les gens, si on ne veut pas soigner les gens, on choisit un autre métier.
Bien sur, mais que l'Etat se serve de cela pour ne pas revaloriser les métiers de la santé, c'est vraiment mesquin...
Kelenner a écrit : 29 mars 2020 11:28
Ma femme est infirmière, donc je me sens concerné par le sujet depuis longtemps, et même au-delà de mon cas personnel. Applaudir à la fenêtre, dans un contexte de cas critique, je n'y vois pas de mal, mais bien sûr c'est loin d'être suffisant.
Il y a un mot qu'on entend beaucoup et qui m'exaspère au plus haut point, c'est le "dévouement". C'est le mot utilisé depuis des décennies pour masquer toutes les carences, toutes les coupes budgétaires, les fermetures de lit, qu'on espère compenser en comptant sur la bonne volonté des soignants. Or ces gens sont des PROFESSIONNELS, qui exercent un métier difficile et qui ont le droit d'EXIGER de le faire dans les meilleures conditions. Ca fait bien longtemps qu'ils ont tiré la sonnette d'alarme, je pourrais raconter mille anecdotes à ce sujet, et il est lamentable d'attendre de se retrouver dans cette situation pour enfin ouvrir les yeux.
Qu'on arrête de demander aux soignants d'être dévoués (on ne demande jamais cela à un banquier, un boulanger ou un vendeur de chemises), c'est méprisant, insultant, c'est leur refuser ce qu'ils réclament à juste titre. Maintenant faut arrêter les conneries et mettre sur la table le pognon nécessaire pour maintenir un système de soins digne de ce nom, sans compter.
Mon épouse est aussi infirmière. Et le dévouement fait partie de ce genre de métiers. Si on n'aime pas les gens, si on ne veut pas soigner les gens, on choisit un autre métier.
Tu as bien fait de choisir un autre métier, du coup!
Kelenner a écrit : 29 mars 2020 11:28
Ma femme est infirmière, donc je me sens concerné par le sujet depuis longtemps, et même au-delà de mon cas personnel. Applaudir à la fenêtre, dans un contexte de cas critique, je n'y vois pas de mal, mais bien sûr c'est loin d'être suffisant.
Il y a un mot qu'on entend beaucoup et qui m'exaspère au plus haut point, c'est le "dévouement". C'est le mot utilisé depuis des décennies pour masquer toutes les carences, toutes les coupes budgétaires, les fermetures de lit, qu'on espère compenser en comptant sur la bonne volonté des soignants. Or ces gens sont des PROFESSIONNELS, qui exercent un métier difficile et qui ont le droit d'EXIGER de le faire dans les meilleures conditions. Ca fait bien longtemps qu'ils ont tiré la sonnette d'alarme, je pourrais raconter mille anecdotes à ce sujet, et il est lamentable d'attendre de se retrouver dans cette situation pour enfin ouvrir les yeux.
Qu'on arrête de demander aux soignants d'être dévoués (on ne demande jamais cela à un banquier, un boulanger ou un vendeur de chemises), c'est méprisant, insultant, c'est leur refuser ce qu'ils réclament à juste titre. Maintenant faut arrêter les conneries et mettre sur la table le pognon nécessaire pour maintenir un système de soins digne de ce nom, sans compter.
D'accord.
ET je rappelle aux interlocuteurs de Kelenner, que le sujet ne les a guère passionnés AVANT la pandémie, en novembre par exemple.
tant que je te tiens
pour mettre un accent a E pour message signalé en Majuscule tu fais les raccourci clavier Alt et tu tapes 144 : É
si je ne m'abuse, dans la langue française, on ne met pas d’accents sur les lettres en majuscule.
enfin je dis ça .. je dis rien ...
le chômage n'augmente pas, il y a un manque d'emploi.
Muriel Penicaud ministre du travail. France-Inter le 30/07/2018.
"y a pas que les bonbons qui font tomber les dents" célèbre citation de la BAC nantaise.
Kelenner a écrit : 29 mars 2020 11:28
Ma femme est infirmière, donc je me sens concerné par le sujet depuis longtemps, et même au-delà de mon cas personnel. Applaudir à la fenêtre, dans un contexte de cas critique, je n'y vois pas de mal, mais bien sûr c'est loin d'être suffisant.
Il y a un mot qu'on entend beaucoup et qui m'exaspère au plus haut point, c'est le "dévouement". C'est le mot utilisé depuis des décennies pour masquer toutes les carences, toutes les coupes budgétaires, les fermetures de lit, qu'on espère compenser en comptant sur la bonne volonté des soignants. Or ces gens sont des PROFESSIONNELS, qui exercent un métier difficile et qui ont le droit d'EXIGER de le faire dans les meilleures conditions. Ca fait bien longtemps qu'ils ont tiré la sonnette d'alarme, je pourrais raconter mille anecdotes à ce sujet, et il est lamentable d'attendre de se retrouver dans cette situation pour enfin ouvrir les yeux.
Qu'on arrête de demander aux soignants d'être dévoués (on ne demande jamais cela à un banquier, un boulanger ou un vendeur de chemises), c'est méprisant, insultant, c'est leur refuser ce qu'ils réclament à juste titre. Maintenant faut arrêter les conneries et mettre sur la table le pognon nécessaire pour maintenir un système de soins digne de ce nom, sans compter.
Mon épouse est aussi infirmière. Et le dévouement fait partie de ce genre de métiers.
Si on n'aime pas les gens, si on ne veut pas soigner les gens, on choisit un autre métier.
Ma tata est infirmière.
Mon papa est infirmier.
Tout le monde est infirmierE
Allez, tous en choeur: MERCCCCCCIIIIIIIIIII, Bravooooooooo!
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
le chanteur Christophe est en réa, il est contaminé, il a 74 ans , mes chansons préférées sont les mots bleus et Aline, j'espère qu'il va s'en sortir !!!
La reconnaissance des français s'exprime par des applaudissements, des chansonnettes, des messages de soutiens mais il ne faut pas oublier que certains individus n'ont pas hésité à s'en prendre à des infirmières parce qu'elles habitaient dans leur voisinage.
Elles ont trouvé des messages leur enjoignant d'aller s'installer ailleurs, à partir du moment ou 'elles représentaient un danger.
Je me méfie des grandes déclarations d'amour fou dans les médias, c'est un peu trop facile.
Victor a écrit : 29 mars 2020 20:12
Mon épouse est aussi infirmière. Et le dévouement fait partie de ce genre de métiers. Si on n'aime pas les gens, si on ne veut pas soigner les gens, on choisit un autre métier.
Tu as bien fait de choisir un autre métier, du coup!
coincetabulle a écrit : 29 mars 2020 22:48
si je ne m'abuse, dans la langue française, on ne met pas d’accents sur les lettres en majuscule.
enfin je dis ça .. je dis rien ...
C'est ce qui me semblait aussi, mais je suis tombé là-dessus:
Personnellement, j'assume de faire ces fautes et je trouve que taper sur cinq touches pour faire une seule lettre est trop long, donc je ne pense pas m'y mettre, mais qui sait... A voir.
Crapulax a écrit : 30 mars 2020 04:57
Au passage je remercie les éboueurs...
Tout à fait. Je pense leur mettre un mot de remerciement et d'encouragement.
Et ils auront droits à des super étrennes !
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
Victor a écrit : 30 mars 2020 11:41
Tout à fait. Je pense leur mettre un mot de remerciement et d'encouragement.
Et ils auront droits à des super étrennes !
D'ailleurs en plus de ton chômage technique, tu pourrais aller leur donner un coup de main.
Pas de chômage technique pour Victor, il y a des années qu'il est à la retraite.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!