Message
par sacamalix »
J'ai l'habitude de penser que soit on a le courage de ses actes, soit on se la ferme. Un tract anonyme pour dénoncer un voisin, désolé de l'expression, mais ça pue... Rien avoir avec de la pédophilie ou du lancer de nain, c'était une remarque sur la forme.
Concernant ensuite le débat de fond, faut-il rendre publics les situations et antécédents judiciaires de chacun ? Je pense que non. En effet, on me parlera de récidive, de risque pour la société... Mais pour la personne concernée ? Tout comme chacun a droit à la présomption d'innocence (plus ou moins bien respectée en effet, mais c'est une autre histoire...), chacun a droit à une réinsertion digne une fois la peine effectuée. Et ceci est impossible si de telles informations sont divulguées.
Toutefois, il appartient à la justice de mettre des limites à cette réinsertion. On peut par exemple imaginer interdire à un pédophile d'exercer certains métiers (liés aux enfants), ou ne pas avoir le droit de fréquenter certains lieux. Ces limitations, de fait, sont des traces du passé criminel de la personne, mais doivent rester uniquement connues des personnes chargées d'effectuer cette surveillance.
Bien sûr, il faut pour cela une justice dotée des moyens nécessaires, des peines adaptées en amont, et des risques élevés en aval en cas de récidive. Toute autre solution, donnant un rôle à jouer à la population, ouvre la porte à des systèmes de milice et d'auto-justice qui seraient dangereux.
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.