Yaroslav a écrit : 05 juin 2026 10:13
Kabé a écrit : 04 juin 2026 11:46Je suis d'accord avec tout ce que vous écrivez ici, mais ça ne contredit en rien la prémisse (qui n'est pas une hypothèse, mais un simple fait). Déjà, dire que "Fedorova est une agente de Moscou" ou "porte voix de Poutine" implique qu'il ne s'agit pas de la même personne. C'est logique et factuel.
Pour le dire autrement : l'un a des couilles, l'autre pas. Bon, j'avoue que je n'ai pas vérifié, mais c'est difficile dans ce cas de maintenir qu'il s'agit de la même personne, non ?
On ne comprend pas où vous voulez en venir avec cette "même personne".
Et celui qui pilote les drones qui vont bombarder des civils ukrainiens, c'est pas non plus la "même personne" que Poutine. Donc quoi ?
Poutine est le commanditaire de la guerre, OK, mais tous ceux qui travaillent à son service à cette sinistre fin ont aussi leur part de responsabilité, comme pour n'importe quelle autre action criminelle où il y a un commanditaire et des exécutants en fait.
Non, j'ai bien compris que vous ne compren(i)ez pas cette phrase que Fedorova et Poutine ne sont pas la même personne. Je pense qu'on est/était sur une autre fréquence. Donc, j'essaie de l'expliquer encore une fois (après, je ne vais plus revenir là-dessus) :
- J'espère que vous soyez d'accord de dire que, physiquement, Fedorova et Poutine (comme les pilotes de drones) ne sont pas la même personne. C'était le seul sens de ma phrase, là ou vous avez voulu lire là dedans plein d'autres choses, mais qui n'étaient que le résultat d'extrapolations et surinterprétations.
- Nous sommes en tout cas d'accord de dire que la première fait de la propagande pour le premier.
- Le sujet de ce fil concerne elle et ce qu'elle fait ici en France : de la propagande pour les actes de Poutine (mais elle-même n'est pas auteur de ces actes).
Là où nos points de vue divergent, concerne la question comment on peut ou devrait agir contre cette propagande.
Et là, il faut différencier les deux hypothèses que j'ai mis en avant
auparavant :
1 : Si, et tant que, Fedorova ne fait qu'exprimer des opinions, notre réglementation ne permet pas de la sanctionner.
2 : Si, par contre, elle est dans le mensonge et la désinformation, elle - et/ou la chaîne - doit être sanctionné.
Des journalistes respectables, dont Marie Jego du Monde comme constaté
ici, disent qu'il n'y a jamais de faits, mais que des opinions.
Si ceci est vraiment le cas,
et je dis bien SI, notre cadre légal ne permet pas de censurer cette personne. Et là où nous divergeons, c'est que moi je pense qu'on peut agir contre cette propagande d'autre façons que d'imposer une censure, là où vous, me semble-t-il, appelez à une censure.
Si elle est pourtant dans la désinformation et le mensonge, notre cadre légal permet d'agir en fonction. Peut-être pas à la hauteur qui vous convient, mais nos autorités peuvent imposer des sanctions à la chaîne.
Reste éventuellement la question (à laquelle je n'ai pas de réponse parce que je ne connais pas les lois sur ce point), d'un retrait possible de son permis de séjour/visa. Je serais entièrement pour si c'était légalement possible.
Aussi, une petite remarque à côté : certains font une confusion entre "propagande" et "désinformation", mais ces deux mots ont bien un sens différent, non seulement dans nos dictionnaires, mais aussi dans nos lois. Bien sûr, il peut y avoir de la propagande qui se base sur de la désinformation, mais ce n'est pas
par définition.
Petite conclusion peut-être, pour résumer (et élaborer ?) :
Personnellement, je pense que notre démocratie (nos lois, les autres médias, nous ici...) est suffisamment forte pour agir contre ces types de propagande indésirables (et je dis bien "indésirables" et non pas "interdits").*
Et moi, je suis beaucoup moins préoccupé par la propagande véhiculée par cette petite Xenia Fedorova que par le millardaire français qui lui donne une plateforme (à elle et à d'autres) ! Comment agir contre lui ? Cela me semble une question éminemment plus importante.
* Il y a à ce sujet un article intéressant d'une journaliste slovaque dans The Guardian, aujourd'hui que je recommande à lire :
Orbán’s media slop spread poison beyond Hungary. Luckily, fearless, fact-based reporting endures.