Les départs en retraite à 50/55 ans sous conditions ne concernaient que les régimes spéciaux, SNCF, EDF, entreprises nationales etc et ca dépendait du métier, c'était salutaire sur des métiers pénibles et les bénéficiaires versaient des pourcentages de cotisations plus importantesCépajuste a écrit : 12 janvier 2026 10:46Je ne suis absolument pas d'accord avec vous.sofasurfer a écrit : 12 janvier 2026 09:10 Au PS Rocard était bien meilleur technicien que lui. malheureusement il l'a mis au placard médiatique .
Mitterand, c''était un grand opportuniste, soutien de Vichy puis passé a gauche à la SFIO. Il a fondé le PS pour mieux trahir le PC, puis a mené une politique de droite dès 1983.
Il est aussi l'artisan de la déliquescence du système de retraite par répartition, il a refusé de prendre en compte la pénibilité du travail et la durée minimale de cotisation, mettant des personnes a la retraite à taux plein a 60 ans dès 35 ans de cotisation alors qu'ils n'ont pas eu de métier pénible ni de longues durées de cotisation , tout ca pour gagner en popularité.
Mitterrand a détruit ce qui faisaient les valeurs de la gauche de Jaurès, celle des ouvriers, des classes laborieuses pour privilégier les classes bourgeoises de la rive gauche...
Tout d'abord, vous regrettez la mise à l'écart de Rocard puis vous reprochez à Mitterrand d'avoir mené une politique de droite dès 1983. Ce n'est pas très cohérent pour deux raisons : la première, c'est que Rocard a été Premier ministre de Mitterrand en 1988 (donc après 1983). La seconde, c'est que Rocard incarnait la deuxième gauche qui était plus libérale et plus à droite que la gauche mitterrandienne.
Vous dites qu'en matière de retraite, Mitterrand a refusé la pénibilité. C'est faux, car le problème à l'époque ne se posait pas. On pouvait partir à la retraite à 60 ans, et même plus tôt grâce aux préretraites. Les salariés qui avaient des métiers pénibles pouvaient partir à 55 ans, ce qui est impossible aujourd'hui. Le sujet de la pénibilité n'est apparu qu'en 2010 lorsqu'on a reculé l'âge de la retraite et supprimé les préretraites.
Vous dites que Mitterrand est l'artisan de la déliquescence du système par répartition, c'est encore faux, car à l'époque, les régimes des retraites n'étaient pas déficitaires, la France avait une croissance plus forte qu'aujourd'hui, une démographie plus dynamique, moins de chômage, il n'y avait pas autant d'exonérations de charges, et le COR (conseil d'orientation des retraites) n'existait pas. On pouvait raisonnablement espérer en 1981 que la retraite à 60 ans pourrait être financée sur le long terme.
Or il n'était pas rare de voir des ouvriers d'usine et de BTP s'user au boulot jusqu'à 65 ans , sur des 50 heures semaine, si bien qu'à l'époque ces gens étaient détruits arrivés le jour de la retraite. Mitterrand a bien fait de passer la retraite a 60 ans pour eux, sachant que la plupart avaient des carrières longues et a 60ans au moins 40 ans de cotisation.
Or a l'époque les métiers du tertiaire étaient en pleine expansion, et il a accordé aux employés de bureau les mêmes conditions avec 35 ans de cotisation, dans l'objectif de récupérer cet électorat plutot de droite. Ca a fonctionné dans l'objectif de 88, mais cela a dérèglé l'équilibre car évidemment en cotisant moins et en ayant plus d'années de retraite, c'est l'effet logique qui survient. Les préretraites c'était pour les bénéficiaires qui avaient cotisé 40 annuités, donc rien à critiquer de ce coté la.
Il fallait mettre une condition de 40 annuités avec le seuil de 60 ans, sinon il était évident que ce n'était pas possible d'équilibrer sur deux générations. Sinon l'étudiant qui commence a bosser vers 24 25 ans et qui part a 60ans,après une carrière de travail dans un bureau climatisé, il ne cotise que 35 annuités et il décède a 85 ans contrairement a l'ouvrier BTP, qui aura coté 44 annuités et qui décède a 70.
Voila comment on met en péril un système par répartition dans une optique purement clientéliste...
