Procès RN en appel
- Fonck1
- Administrateur

- Messages : 150690
- Enregistré le : 02 mai 2006 16:22
- A Liké : 2 fois
- A été liké : 3 fois
Re: Procès RN en appel
la nounou, le garde du corps, le majordome, des assistants qui ne connaissent pas leur député 4 mois après avoir été recrutés, wallerand de saint just qui prévient marine le pen que ce sont des emplois fictifs dans un mail, on a quand même le summum du détournement d'argent public et d'abus de position dominante.
faut aps croire que elle va s'en sortir, les preuves sont accablantes.
faut aps croire que elle va s'en sortir, les preuves sont accablantes.
Le nationalisme c'est la guerre !
-
vivarais
- Rang Tisiphonesque

- Messages : 47267
- Enregistré le : 04 avril 2018 16:39
Re: Procès RN en appel
%
Le pire qui puisse arrivé pour le RN c'est qu'elle soit éligible car c'est elle qui serait candidate avec moins d'intention de vote que BARDELLA
Elle contrairement à lui a le préjudice du Nom de LE PEN qui dissuade certains de voter RN
C'est comme pour reconquête Marion maréchal le Pen par rapport par à Sarra Knafo
Marion maréchal en est conscient et n'affiche plus le nom de Le Pen associé
Mais moi ce procès m'indiffère car je sais que malgré cela ; le taus de probabilité que de RN cette fois dépasse les 99 % e t que j'ai pris par anticipation mes dispositions (dont une boite postale dans les Combrailles)
L'expérience m'a appris de ne pas me lâcher d'une main sans le tenir de l'autre
C'est dérangeant de laisser les juges décider que certains veuillent le faire absolument à leur placeFonck1 a écrit : 15 janvier 2026 07:00 la nounou, le garde du corps, le majordome, des assistants qui ne connaissent pas leur député 4 mois après avoir été recrutés, wallerand de saint just qui prévient marine le pen que ce sont des emplois fictifs dans un mail, on a quand même le summum du détournement d'argent public et d'abus de position dominante.
faut aps croire que elle va s'en sortir, les preuves sont accablantes.
Le pire qui puisse arrivé pour le RN c'est qu'elle soit éligible car c'est elle qui serait candidate avec moins d'intention de vote que BARDELLA
Elle contrairement à lui a le préjudice du Nom de LE PEN qui dissuade certains de voter RN
C'est comme pour reconquête Marion maréchal le Pen par rapport par à Sarra Knafo
Marion maréchal en est conscient et n'affiche plus le nom de Le Pen associé
Mais moi ce procès m'indiffère car je sais que malgré cela ; le taus de probabilité que de RN cette fois dépasse les 99 % e t que j'ai pris par anticipation mes dispositions (dont une boite postale dans les Combrailles)
L'expérience m'a appris de ne pas me lâcher d'une main sans le tenir de l'autre
- Fonck1
- Administrateur

- Messages : 150690
- Enregistré le : 02 mai 2006 16:22
- A Liké : 2 fois
- A été liké : 3 fois
Re: Procès RN en appel
vivarais a écrit : 15 janvier 2026 07:21 %C'est dérangeant de laisser les juges décider que certains veuillent le faire absolument à leur placeFonck1 a écrit : 15 janvier 2026 07:00 la nounou, le garde du corps, le majordome, des assistants qui ne connaissent pas leur député 4 mois après avoir été recrutés, wallerand de saint just qui prévient marine le pen que ce sont des emplois fictifs dans un mail, on a quand même le summum du détournement d'argent public et d'abus de position dominante.
faut aps croire que elle va s'en sortir, les preuves sont accablantes.
Le pire qui puisse arrivé pour le RN c'est qu'elle soit éligible car c'est elle qui serait candidate avec moins d'intention de vote que BARDELLA
quand à Bardella, ça arrive ne vous inquiétez pas.
Le nationalisme c'est la guerre !
- Mesoke
- Posteur DIVIN

- Messages : 16766
- Enregistré le : 03 juillet 2020 09:59
Re: Procès RN en appel
Tout juge et tout jugement est politique, parce que dès qu'on fait dans l'humain on est dans la politique. Demander aux juges de ne pas être politique est une arnaque puisque c'est impossible.gare au gorille a écrit : 15 janvier 2026 00:25 Les jugements ne sont justes et équitables que dans la mesure ou les juges ne font pas de politique, n'appellent pas l'ensemble de la magistrature à barrer la route à un parti politique, ne nous explique pas que ça leur ferait trop mal au ventre de devoir prononcer une relaxe pour un membre du RN. Bref les juges sont des hommes et des femmes et le fait que pour une même affaire le même prévenu puisse se prendre dix dans une juridiction et une année seulement dans une autre, simplement en changeant de tribunal, devrait nous inciter à nous poser un peu plus de question que de grandes certitudes.
Mais les juges sont formés pour ne pas faire passer leurs opinions politiques avant l'équité du jugement. Dans le doute d'un jugement "mauvais" c'est pour ça qu'il y a des cours d'appel ou de cassation.
Pourquoi relaxer le RN puisqu'on a les preuves d'une fraude massive, d'enrichissement personnel, de graves délits ? C'est toi qui fais dans la politique là ! Tu ne veux pas qu'on condamne tes idoles délinquantes parce que ça t'embête. Tu ne parles pas de justice, juste de politique.
Quant à ton histoire de juges qui appelleraient toute la "magistrature à barrer la route à un parti politique" il faut arrêter avec cette ânerie, on a expliquée 50 fois à quel point ça n'avait aucun rapport avec le sujet. On parle d'un syndicat minoritaire qui a appelé ses collègues à ne pas voter pour le RN parce que la politique judiciaire prônée par le RN serait néfaste à leur métier. C'est tout à fait leur rôle de syndicat que de protéger leur métier, et ils se sont contentés de donner des arguments liés à leur métier. Le tout pour informer des juges, soit des gens sans doute déjà politisés avec des opinions claires.
Concernant Juppé pareil, il faut arrêter avec cet exemple foireux. Juppé a reçu deux condamnations différentes parce qu'il y a eu une interprétation des faits de culpabilité différente de la part des juges, pas parce qu'ils ont mis des niveaux de condamnation différents au pifomètre. Surtout que la cueillette de cerises a une grosse limite : à force de ne savoir sortir qu'un seul exemple qui va dans ton sens bah on comprend bien que les autres dizaines d'affaires de politiciens jugées en appel n'ont pas vu de grosse différence, et que, donc, les cours d'appel sont en général d'accord avec les jugements en première instance.
-
Patchouli38
- Posteur DIVIN

- Messages : 11785
- Enregistré le : 01 avril 2022 08:03
Re: Procès RN en appel
Bonjour Mesoke,Mesoke a écrit : 15 janvier 2026 08:21Tout juge et tout jugement est politique, parce que dès qu'on fait dans l'humain on est dans la politique. Demander aux juges de ne pas être politique est une arnaque puisque c'est impossible.gare au gorille a écrit : 15 janvier 2026 00:25 Les jugements ne sont justes et équitables que dans la mesure ou les juges ne font pas de politique, n'appellent pas l'ensemble de la magistrature à barrer la route à un parti politique, ne nous explique pas que ça leur ferait trop mal au ventre de devoir prononcer une relaxe pour un membre du RN. Bref les juges sont des hommes et des femmes et le fait que pour une même affaire le même prévenu puisse se prendre dix dans une juridiction et une année seulement dans une autre, simplement en changeant de tribunal, devrait nous inciter à nous poser un peu plus de question que de grandes certitudes.
Mais les juges sont formés pour ne pas faire passer leurs opinions politiques avant l'équité du jugement. Dans le doute d'un jugement "mauvais" c'est pour ça qu'il y a des cours d'appel ou de cassation.
Pourquoi relaxer le RN puisqu'on a les preuves d'une fraude massive, d'enrichissement personnel, de graves délits ? C'est toi qui fais dans la politique là ! Tu ne veux pas qu'on condamne tes idoles délinquantes parce que ça t'embête. Tu ne parles pas de justice, juste de politique.
Quant à ton histoire de juges qui appelleraient toute la "magistrature à barrer la route à un parti politique" il faut arrêter avec cette ânerie, on a expliquée 50 fois à quel point ça n'avait aucun rapport avec le sujet. On parle d'un syndicat minoritaire qui a appelé ses collègues à ne pas voter pour le RN parce que la politique judiciaire prônée par le RN serait néfaste à leur métier. C'est tout à fait leur rôle de syndicat que de protéger leur métier, et ils se sont contentés de donner des arguments liés à leur métier. Le tout pour informer des juges, soit des gens sans doute déjà politisés avec des opinions claires.
Concernant Juppé pareil, il faut arrêter avec cet exemple foireux. Juppé a reçu deux condamnations différentes parce qu'il y a eu une interprétation des faits de culpabilité différente de la part des juges, pas parce qu'ils ont mis des niveaux de condamnation différents au pifomètre. Surtout que la cueillette de cerises a une grosse limite : à force de ne savoir sortir qu'un seul exemple qui va dans ton sens bah on comprend bien que les autres dizaines d'affaires de politiciens jugées en appel n'ont pas vu de grosse différence, et que, donc, les cours d'appel sont en général d'accord avec les jugements en première instance.
Les avocats de Marine Le Pen évitent de défendre le fond des dossiers car il n'y a rien à défendre tant les preuves sont accablantes. Non, leur but est de renverser les rôles : s'i y a eu fraude, c'est uniquement à cause du Parlement européen car ce dernier n'a rien dit. Or, tout dépend du contenu de ces lesdits dossiers, possiblement que tout a été fait pour masquer la fraude en présentant des "faux".
Forcément, et logiquement, l'hémicycle se serait rendu compte qu'il y a eu embauche d'une nounou, d'un majordome, or cela n'aurait pas été le cas ? Le dossier était donc forcément frauduleux.
Etrangement, c'est une dénonciation anonyme suivi d'un dépôt de plainte qui a mis fin à la fraude. Et cet arrêt ne peut être que l'œuvre du RN, ce qui démontre une parfaite conscience des malversations.
Marine Le Pen peut sourire, elle n'est qu'au début de son procès. La grimace viendra plus tard quand la partie civile prendra la parole et mettra à mal la défense des avocats de l'accusée.
"La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une sœur"
Sœur Emmanuelle
"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
Sœur Emmanuelle
"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
-
Once
- Posteur Titanesque

- Messages : 9157
- Enregistré le : 02 novembre 2020 08:46
- A été liké : 3 fois
Re: Procès RN en appel
En tout cas, elle ne la ramène plus et change totalement de stratégie en affichant un profil bas, désormais.
De toute façon et même si elle demeure éligible, elle est fichue : c'est Bardella que les partisans du RN veulent désormais. Les sondages sont clairs.
Autre problème (et il y avait un article de fond sur Le monde l'autre jour) : "le Rassemblement national et ses idées continuent de progresser dans l’opinion, particulièrement à droite"
https://www.lemonde.fr/politique/articl ... 23448.html
Attention : certaines de ses idées sont même approuvées par la gauche mainstream genre PS (ex : contre le regroupement familial)
De toute façon et même si elle demeure éligible, elle est fichue : c'est Bardella que les partisans du RN veulent désormais. Les sondages sont clairs.
Autre problème (et il y avait un article de fond sur Le monde l'autre jour) : "le Rassemblement national et ses idées continuent de progresser dans l’opinion, particulièrement à droite"
https://www.lemonde.fr/politique/articl ... 23448.html
Attention : certaines de ses idées sont même approuvées par la gauche mainstream genre PS (ex : contre le regroupement familial)
- Corvo
- Rang Tisiphonesque

- Messages : 30993
- Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
Re: Procès RN en appel
Et encore quoi ?...
Le camouflet infligé par la cour d’appel à Louis Aliot au procès des assistants européens
Condamné en première instance, le maire de Perpignan avait demandé à être jugé après les élections municipales. C’est non.
Mauvaise nouvelle pour Louis Aliot. Ce jeudi 15 janvier, la cour d’appel devait se prononcer sur la demande de disjonction formulée par le maire RN de Perpignan, qui souhaitait un renvoi de son procès en appel après les élections municipales, qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026.
Argument invoqué par la défense : le candidat à sa réélection ne peut pas, en même temps, être à Paris pour être jugé et en campagne dans la préfecture des Pyrénées-Orientales. Une demande que le parquet avait balayée d’un revers de main, estimant que celle-ci était « dépourvue de sérieux, juridiquement non fondée, et contraire à une bonne administration de la justice », selon le compte rendu d’audience fait par Marianne.
Et comme l’ont indiqué sur X plusieurs journalistes présents à l’audience ce jeudi, la cour d’appel a suivi l’avocat général, en refusant d’accorder un report à Louis Aliot qui, selon le déroulé prévu par l’institution, sera auditionné ce jeudi.
Dans ce dossier, le maire RN de Perpignan avait été condamné le 31 mars à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme et une inéligibilité de trois ans. En raison de son mandat en cours, il avait échappé à l’exécution provisoire, qui aurait conduit à sa démission. À noter que si la cour d’appel confirme sa peine en l’assortissant d’une exécution provisoire, Louis Aliot sera contraint de céder sa place de maire et de candidat en mars, le recours en cassation n’étant pas suspensif.
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 59232.html
Le camouflet infligé par la cour d’appel à Louis Aliot au procès des assistants européens
Condamné en première instance, le maire de Perpignan avait demandé à être jugé après les élections municipales. C’est non.
Mauvaise nouvelle pour Louis Aliot. Ce jeudi 15 janvier, la cour d’appel devait se prononcer sur la demande de disjonction formulée par le maire RN de Perpignan, qui souhaitait un renvoi de son procès en appel après les élections municipales, qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026.
Argument invoqué par la défense : le candidat à sa réélection ne peut pas, en même temps, être à Paris pour être jugé et en campagne dans la préfecture des Pyrénées-Orientales. Une demande que le parquet avait balayée d’un revers de main, estimant que celle-ci était « dépourvue de sérieux, juridiquement non fondée, et contraire à une bonne administration de la justice », selon le compte rendu d’audience fait par Marianne.
Et comme l’ont indiqué sur X plusieurs journalistes présents à l’audience ce jeudi, la cour d’appel a suivi l’avocat général, en refusant d’accorder un report à Louis Aliot qui, selon le déroulé prévu par l’institution, sera auditionné ce jeudi.
Dans ce dossier, le maire RN de Perpignan avait été condamné le 31 mars à dix-huit mois de prison, dont six mois ferme et une inéligibilité de trois ans. En raison de son mandat en cours, il avait échappé à l’exécution provisoire, qui aurait conduit à sa démission. À noter que si la cour d’appel confirme sa peine en l’assortissant d’une exécution provisoire, Louis Aliot sera contraint de céder sa place de maire et de candidat en mars, le recours en cassation n’étant pas suspensif.
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 59232.html
- Fonck1
- Administrateur

- Messages : 150690
- Enregistré le : 02 mai 2006 16:22
- A Liké : 2 fois
- A été liké : 3 fois
Re: Procès RN en appel
ils ne doutent de rien eux....comme si la justice était à leur disposition.
Le nationalisme c'est la guerre !
-
papibilou
- Posteur DIVIN

- Messages : 19792
- Enregistré le : 25 août 2020 20:42
- Fonck1
- Administrateur

- Messages : 150690
- Enregistré le : 02 mai 2006 16:22
- A Liké : 2 fois
- A été liké : 3 fois
Re: Procès RN en appel
il n'empêche que ça va faire sortir les évidences pendant la campagne, et surtout ce qu'ils ont fait, c'est de la mauvaise pub pour eux, je comprends qu'ils veuillent cacher ça à leurs électeurs, mais du coup, ça manque de probité, les gens ont le droit de savoir.papibilou a écrit : 15 janvier 2026 10:50 Le jugement doit intervenir en juin 2026 donc après les municipales.
Le nationalisme c'est la guerre !
- Corvo
- Rang Tisiphonesque

- Messages : 30993
- Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
Re: Procès RN en appel
papibilou a écrit : 15 janvier 2026 10:50 Le jugement doit intervenir en juin 2026 donc après les municipales.
le maire de Perpignan avait demandé à être jugé après les élections municipales.
-
papibilou
- Posteur DIVIN

- Messages : 19792
- Enregistré le : 25 août 2020 20:42
Re: Procès RN en appel
le procès sera antérieur aux municipales et le jugement sera postérieur. Donc, la logique voudrait que:
- Alliot devra consacrer du temps à se défendre et ne pourra faire campagne comme il le souhaite,
- mais sera déjà élu s'il gagne à Perpignan, lors du jugement. Donc son inéligibilité s'il y en a une, lui permettra s'il a été élu, de rester maire pendant les 5 ans à venir.
Vous n'êtes pas d'accord avec mon interprétation ?
- Corvo
- Rang Tisiphonesque

- Messages : 30993
- Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
Re: Procès RN en appel
Sauf que ça n'est pas Louis Alliot qui "mène le bal" mais la justice.papibilou a écrit : 15 janvier 2026 12:18le procès sera antérieur aux municipales et le jugement sera postérieur. Donc, la logique voudrait que:Corvo a écrit : 15 janvier 2026 11:16
le maire de Perpignan avait demandé à être jugé après les élections municipales.
- Alliot devra consacrer du temps à se défendre et ne pourra faire campagne comme il le souhaite,
- mais sera déjà élu s'il gagne à Perpignan, lors du jugement. Donc son inéligibilité s'il y en a une, lui permettra s'il a été élu, de rester maire pendant les 5 ans à venir.
Vous n'êtes pas d'accord avec mon interprétation ?
Modifié en dernier par Corvo le 15 janvier 2026 12:39, modifié 2 fois.
- Mesoke
- Posteur DIVIN

- Messages : 16766
- Enregistré le : 03 juillet 2020 09:59
Re: Procès RN en appel
Perso je suis d'accord. Et d'accord aussi si la justice ne lui accorde pas le report du procès, vu que ce procès et la campagne électorale sont des sujets qui n'ont rien à voir.papibilou a écrit : 15 janvier 2026 12:18 le procès sera antérieur aux municipales et le jugement sera postérieur. Donc, la logique voudrait que:
- Alliot devra consacrer du temps à se défendre et ne pourra faire campagne comme il le souhaite,
- mais sera déjà élu s'il gagne à Perpignan, lors du jugement. Donc son inéligibilité s'il y en a une, lui permettra s'il a été élu, de rester maire pendant les 5 ans à venir.
Vous n'êtes pas d'accord avec mon interprétation ?
- Corvo
- Rang Tisiphonesque

- Messages : 30993
- Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
Re: Procès RN en appel
Marine Le Pen fait un (petit) changement de pied à son procès, ce que ça cache
Pour la première fois, la cheffe de file du Rassemblement national a reconnu la plausibilité d’une faute. Un discours qui tranche avec ses démentis en première instance.
Une défense revisitée pour le match retour. Le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, s’est ouvert mardi 13 janvier avec un premier rebondissement : la cheffe de file du Rassemblement national a décidé d’infléchir sa ligne.
En mars dernier, le tribunal correctionnel de Paris, peu convaincu par ses arguments et autres démentis tranchants, l’avait déclaré coupable de détournement de fonds publics. Avec à la clé, une condamnation à quatre ans d’emprisonnement et une peine d’inéligibilité immédiate, qui avaient fait l’effet d’un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle.
Pour son va-tout, dix mois plus tard, Marine Le Pen semble donc encline à modifier son discours. Elle a effectivement pris la parole, au premier jour du procès, pour expliquer qu’elle n’a jamais eu « le sentiment d’avoir commis le moindre délit », en insistant sur son absence d’intentionnalité « si tant est qu’une faute ait été commise ». Deux tirades qui n’ont rien d’anodin.
« Si un délit a été commis… »
Avec cette formule inédite dans sa bouche, Marine Le Pen reconnaît pour la première fois la plausibilité d’une faute, en l’occurrence d’un délit. Ce qu’elle avait toujours refusé jusqu’à présent, optant plutôt pour une défense dite de « rupture » faite de dénégations et d’attaques contre la justice ou l’Union européenne. Loin des enjeux de fond.
« Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre, a-t-elle ainsi insisté dans un retournement de situation attendu. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants. »
Pour comprendre cet ajustement stratégique, il faut donc remonter au mois de mars dernier et se pencher sur les motivations du tribunal correctionnel pour infliger une lourde peine à la cheffe de file de l’extrême droite française, et la grande majorité de ses co-prévenus. Pour justifier son inéligibilité immédiate (et donc l’impossibilité de concourir à une nouvelle présidentielle), les magistrats se sont notamment appuyés sur un « risque de récidive objectivement avéré. »
Pour cause : les accusés ont donné l’impression de ne pas comprendre, avant ou après l’audience, l’existence d’impairs ou de délits liés à leurs pratiques. Impossible, dans ces conditions, d’éviter une réitération de ce type de faits.
Éviter le spectre de la récidive
Ils « n’ont exprimé aucune prise de conscience de leur violation de la loi et de l’importance de la probité », même dix ans après, niant les faits « parfois jusqu’à l’évidence », avaient ainsi détaillé les juges dans leur jugement de plus de 150 pages. Un « logiciel » de défense d’autant plus problématique, estimaient-ils, de la part de personnes ayant « une formation de juriste ou d’avocat. »
Pour Marine Le Pen, on comprend donc aisément l’objectif de ce changement de pied : reconnaître l’existence d’un éventuel délit, puisque « tout le monde semble dire qu’il a été commis », selon ses nouveaux mots, pour mieux écarter le risque de récidive et donc la peine d’inéligibilité immédiate qui lui a été accolée en première instance. Le tout, en rejetant la faute sur le Parlement européen.
Selon les nouveaux éléments de cette défense, les frontistes accusent effectivement leur bête noire de ne pas avoir « joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats ». « Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés », a encore argué Marine Le Pen. Coupable peut-être, mais à son corps défendant, selon elle.
De quoi convaincre les juges, cette fois-ci ? Le risque de cette défense : faire passer le Parlement européen, partie civile et donc victime dans cette histoire, comme le fautif. Il lui faudra aussi convaincre qu’une alerte de cette institution qu’elle abhorre, qui plus est portant sur la façon dont elle devait gérer son propre parti, l’aurait conduit à rectifier le tir. Pas simple.
Quoi qu’il en soit, une nouvelle déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle. À condition, toutefois, que la peine d’inéligibilité qui pourra l’accompagner soit inférieure à deux ans, ou sans exécution provisoire. Voilà l’enjeu, qui méritait bien une défense musclée pour éviter de nouvelles déconvenues.
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... e=20260115
Pour la première fois, la cheffe de file du Rassemblement national a reconnu la plausibilité d’une faute. Un discours qui tranche avec ses démentis en première instance.
Une défense revisitée pour le match retour. Le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, s’est ouvert mardi 13 janvier avec un premier rebondissement : la cheffe de file du Rassemblement national a décidé d’infléchir sa ligne.
En mars dernier, le tribunal correctionnel de Paris, peu convaincu par ses arguments et autres démentis tranchants, l’avait déclaré coupable de détournement de fonds publics. Avec à la clé, une condamnation à quatre ans d’emprisonnement et une peine d’inéligibilité immédiate, qui avaient fait l’effet d’un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle.
Pour son va-tout, dix mois plus tard, Marine Le Pen semble donc encline à modifier son discours. Elle a effectivement pris la parole, au premier jour du procès, pour expliquer qu’elle n’a jamais eu « le sentiment d’avoir commis le moindre délit », en insistant sur son absence d’intentionnalité « si tant est qu’une faute ait été commise ». Deux tirades qui n’ont rien d’anodin.
« Si un délit a été commis… »
Avec cette formule inédite dans sa bouche, Marine Le Pen reconnaît pour la première fois la plausibilité d’une faute, en l’occurrence d’un délit. Ce qu’elle avait toujours refusé jusqu’à présent, optant plutôt pour une défense dite de « rupture » faite de dénégations et d’attaques contre la justice ou l’Union européenne. Loin des enjeux de fond.
« Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre, a-t-elle ainsi insisté dans un retournement de situation attendu. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants. »
Pour comprendre cet ajustement stratégique, il faut donc remonter au mois de mars dernier et se pencher sur les motivations du tribunal correctionnel pour infliger une lourde peine à la cheffe de file de l’extrême droite française, et la grande majorité de ses co-prévenus. Pour justifier son inéligibilité immédiate (et donc l’impossibilité de concourir à une nouvelle présidentielle), les magistrats se sont notamment appuyés sur un « risque de récidive objectivement avéré. »
Pour cause : les accusés ont donné l’impression de ne pas comprendre, avant ou après l’audience, l’existence d’impairs ou de délits liés à leurs pratiques. Impossible, dans ces conditions, d’éviter une réitération de ce type de faits.
Éviter le spectre de la récidive
Ils « n’ont exprimé aucune prise de conscience de leur violation de la loi et de l’importance de la probité », même dix ans après, niant les faits « parfois jusqu’à l’évidence », avaient ainsi détaillé les juges dans leur jugement de plus de 150 pages. Un « logiciel » de défense d’autant plus problématique, estimaient-ils, de la part de personnes ayant « une formation de juriste ou d’avocat. »
Pour Marine Le Pen, on comprend donc aisément l’objectif de ce changement de pied : reconnaître l’existence d’un éventuel délit, puisque « tout le monde semble dire qu’il a été commis », selon ses nouveaux mots, pour mieux écarter le risque de récidive et donc la peine d’inéligibilité immédiate qui lui a été accolée en première instance. Le tout, en rejetant la faute sur le Parlement européen.
Selon les nouveaux éléments de cette défense, les frontistes accusent effectivement leur bête noire de ne pas avoir « joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats ». « Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés », a encore argué Marine Le Pen. Coupable peut-être, mais à son corps défendant, selon elle.
De quoi convaincre les juges, cette fois-ci ? Le risque de cette défense : faire passer le Parlement européen, partie civile et donc victime dans cette histoire, comme le fautif. Il lui faudra aussi convaincre qu’une alerte de cette institution qu’elle abhorre, qui plus est portant sur la façon dont elle devait gérer son propre parti, l’aurait conduit à rectifier le tir. Pas simple.
Quoi qu’il en soit, une nouvelle déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle. À condition, toutefois, que la peine d’inéligibilité qui pourra l’accompagner soit inférieure à deux ans, ou sans exécution provisoire. Voilà l’enjeu, qui méritait bien une défense musclée pour éviter de nouvelles déconvenues.
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... e=20260115